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	<title>Demandez Le Programme</title>
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	<description>Demandezleprogramme est un agenda culturel et interactif en ligne, qui permet la rencontre entre les lieux culturels, les internautes et les artistes.</description>
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		<title>Demandez Le Programme</title>
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		<title>Le roi se meurt, vive le roi !</title>
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		<dc:creator> Thomas Dechamps </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La compagnie Biloxi 48 s'empare du classique de Ionesco d'une mani&#232;re &#224; la fois tr&#232;s &#233;pur&#233;e et tr&#232;s visuelle. De toutes les pi&#232;ces du ma&#238;tre de l'absurde &#171; Le roi se meurt &#187; est sans doute la plus s&#233;rieuse, l'interpr&#233;tation qu'en fait la compagnie souligne son c&#244;t&#233; tragique mais parvient aussi &#224; nous faire rire &#224; plusieurs reprises. Magnifique m&#233;ditation sur la mort, la pi&#232;ce nous invite &#224; nous pr&#233;parer &#224; notre fin avant qu'il ne soit trop tard. &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;gnant depuis un nombre incalculable d'ann&#233;es, le roi B&#233;renger 1er (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La compagnie Biloxi 48 s'empare du classique de Ionesco d'une mani&#232;re &#224; la fois tr&#232;s &#233;pur&#233;e et tr&#232;s visuelle. De toutes les pi&#232;ces du ma&#238;tre de l'absurde &#171; Le roi se meurt &#187; est sans doute la plus s&#233;rieuse, l'interpr&#233;tation qu'en fait la compagnie souligne son c&#244;t&#233; tragique mais parvient aussi &#224; nous faire rire &#224; plusieurs reprises. Magnifique m&#233;ditation sur la mort, la pi&#232;ce nous invite &#224; nous pr&#233;parer &#224; notre fin avant qu'il ne soit trop tard.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;gnant depuis un nombre incalculable d'ann&#233;es, le roi B&#233;renger 1er se voit annoncer sa fin prochaine par son m&#233;decin, parfaitement impuissant. Pour le souverain, la chose est tout simplement impossible. Et pour cause, lui qui a tout pouvoir sur tout et tout le monde n'a pas d&#233;cid&#233; qu'il souhaitait mourir. Ce grand amateur des plaisirs terrestres a m&#234;me encore tr&#232;s envie de vivre. Il lui semblait d'ailleurs avoir trouv&#233; une seconde jeunesse dans les bras de sa deuxi&#232;me &#233;pouse, Marie, qui, comme lui, aime tellement les bals, les d&#238;ners, les c&#233;r&#233;monies et tout ce qui permet de profiter de la vie. Il va cependant devoir se rendre &#224; l'&#233;vidence, il est mourant et ne peut plus rien y changer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lui qui, au temps de sa gloire, commandait m&#234;me aux astres et &#224; la nature ne r&#232;gne plus que sur un royaume d&#233;vast&#233; et r&#233;duit &#224; son palais et ses environs. Trop occup&#233; &#224; jouir des bienfaits de l'existence royale, B&#233;renger 1er a laiss&#233; son royaume p&#233;ricliter et ne s'est pas pr&#233;par&#233; &#224; l'in&#233;vitable fin. A pr&#233;sent il est trop tard et sa premi&#232;re &#233;pouse, la reine Marguerite, lui annonce solennellement : &#171; &lt;i&gt;tu mourras &#224; la fin de la pi&#232;ce&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais B&#233;renger refuse de se voir mourir et tente de se r&#233;volter contre la fatalit&#233;. Passant du d&#233;ni &#224; la col&#232;re puis au d&#233;sespoir, il finira par abandonner ses derni&#232;res illusions et accepter, enfin, l'id&#233;e de sa propre mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ionesco &#233;crit Le roi se meurt en 1962, apr&#232;s s'&#234;tre senti approch&#233; par la mort. Il entame alors une r&#233;flexion qui va accoucher de cette &#171; farce tragique &#187;, au carrefour de son humour grin&#231;ant, son go&#251;t pour l'absurde et la pure trag&#233;die classique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des trois, la mise en sc&#232;ne de &lt;strong&gt;Christine Delmotte&lt;/strong&gt; et surtout la performance de l'acteur principal, &lt;strong&gt;Pietro Pizzuti&lt;/strong&gt;, privil&#233;gient la trag&#233;die. La sc&#232;ne et les costumes sont d&#233;nu&#233;s de tout faste royal, comme pour bien montrer que ce roi l&#224; n'est d&#233;j&#224; plus rien et que cette cour est rest&#233;e coup&#233;e du monde depuis trop longtemps. D&#233;braill&#233; et un peu niais, le personnage du roi a perdu d&#232;s le d&#233;but de la pi&#232;ce toute sa dignit&#233; et va se d&#233;battre d'une mani&#232;re exag&#233;r&#233;ment d&#233;monstrative contre l'id&#233;e de sa mort qu'il ne peut admettre. Pietro Pizzuti parvient &#224; extraire la quintessence du personnage, c'est-&#224;-dire son c&#244;t&#233; path&#233;tique et infantile. Combin&#233; &#224; des effets de lumi&#232;re destin&#233;s &#224; mettre en &#233;vidence cette figure tragique, le r&#233;sultat se r&#233;v&#232;le impressionnant &#224; certains moments de la pi&#232;ce. Son portrait g&#233;ant, pendu au fond de la sc&#232;ne et dont l'image se d&#233;grade au fur et &#224; mesure est une autre belle trouvaille. On visualise directement la d&#233;gradation progressive de la sant&#233; du personnage et l'effet est saisissant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autres acteurs ne d&#233;m&#233;ritent pas : tous les personnages de la pi&#232;ce sonnent juste. Ils ne vont cependant jamais aussi loin dans les effets dramatiques, les personnages secondaires restant m&#234;me plus dans le burlesque. La pi&#232;ce &#224; beau &#234;tre une m&#233;ditation grave sur le th&#232;me de la mort, elle parvient tout de m&#234;me &#224; nous faire rire de temps &#224; autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On regrette toutefois un peu que ce &#171; roi qui meurt &#187; ait abandonn&#233; toute dignit&#233; royale. L'absence de d&#233;cors de palais ou de costume de roi permet de se concentrer sur l'essentiel : la r&#233;action d'un homme face &#224; sa mort. Mais cela nous emp&#234;che aussi d'assister vraiment &#224; la chute d'un monarque. D'autant que s'il joue tr&#232;s bien l'homme d&#233;sesp&#233;r&#233; face &#224; son destin, Pietro Pizzuti n'a pas vraiment l'air d'un mourant. Il bouge m&#234;me beaucoup pour un moribond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'&#224; cela ne tienne, &lt;i&gt;Le roi se meurt&lt;/i&gt; est une pi&#232;ce &#224; aller voir pour son texte essentiel qui nous apprend &#224; apprivoiser l'id&#233;e de notre mort et &#224; nous d&#233;tacher de nos illusions. Mention sp&#233;ciale &#224; la tr&#232;s belle mise en sc&#232;ne qu'a r&#233;alis&#233;e la compagnie Biloxi 48 pour le Th&#233;&#226;tre des martyrs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le grand soir.</title>
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		<dc:creator> Thomas Dechamps </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le directeur du TTO rejoue la lutte des classes au 21e si&#232;cle, sauf qu'ici capitalistes et prol&#233;taires r&#233;volt&#233;s sont les m&#234;mes personnes. Dans &#171; Trotsky Business &#187;, cet ancien de Solvay met en sc&#232;ne des professeurs de cette tr&#232;s respectable &#233;cole de commerce rattrap&#233;s par leur pass&#233;. Le r&#233;sultat est une pi&#232;ce qui ne r&#233;volutionne rien mais qui remplit honn&#234;tement son contrat : nous faire rire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Herv&#233; est directeur de la plus connue des &#233;coles de commerce du royaume. M&#233;galo et sans scrupule, il a une priorit&#233; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le directeur du TTO rejoue la lutte des classes au 21e si&#232;cle, sauf qu'ici capitalistes et prol&#233;taires r&#233;volt&#233;s sont les m&#234;mes personnes. Dans &#171; Trotsky Business &#187;, cet ancien de Solvay met en sc&#232;ne des professeurs de cette tr&#232;s respectable &#233;cole de commerce rattrap&#233;s par leur pass&#233;. Le r&#233;sultat est une pi&#232;ce qui ne r&#233;volutionne rien mais qui remplit honn&#234;tement son contrat : nous faire rire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Herv&#233; est directeur de la plus connue des &#233;coles de commerce du royaume. M&#233;galo et sans scrupule, il a une priorit&#233; absolue : &#234;tre r&#233;&#233;lu &#224; la t&#234;te de l'institution. Pour cela, il compte bien faire un coup d'&#233;clat lors de la c&#233;r&#233;monie d'inauguration d'un nouveau b&#226;timent qui doit pr&#233;c&#233;der de peu sa r&#233;&#233;lection. Et quoi de plus beau que d'annoncer la fusion de la Harvard Business School avec Solvay ? Surtout qu'il a sous la main un jeune &#233;tudiant dont le p&#232;re est capable de vaincre les r&#233;ticences de l'illustre institution concurrente. Il lui faut donc gagner les faveurs du fils pour atteindre le p&#232;re. Jacques, son vieil ami et professeur de philo d&#233;sabus&#233; &#224; Solvay est d&#233;sign&#233; volontaire pour cette dangereuse mission. Dangereuse car le pauvre &#233;tudiant mal aim&#233; n'est pas n'importe qui&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, ce plan r&#244;d&#233; comme un d&#233;fil&#233; stalinien sur la Place Rouge va se heurter &#224; un obstacle impr&#233;vu : la jeunesse des protagonistes. Les deux complices cachent un pass&#233; trouble qui va ressurgir au plus mauvais moment. Jacques aurait sans doute mieux fait de raconter ses souvenirs des ann&#233;es de plomb &#224; sa fille, car celle-ci est bien d&#233;cid&#233;e &#224; les exhumer... Or l'histoire familiale est comme une bombe sovi&#233;tique enterr&#233;e dans le sol : dissimul&#233;e depuis la fin de la guerre froide, elle est toujours pr&#234;te &#224; exploser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Albert Maizel&lt;/strong&gt; s'est manifestement beaucoup amus&#233; &#224; &#233;crire cette histoire de profs de Solvay rattrap&#233;s par leur pass&#233; de militants trotskystes. Son texte, bien &#233;crit mais sans fioritures, parvient &#224; nous tenir jusqu'au bout et &#224; renouveler les situations, de telle sorte que l'on ne s'ennuie jamais. Les personnages ont juste ce qu'il faut de profondeur pour &#233;viter la caricature tout en allant &#224; l'essentiel du spectacle, &#224; savoir nous faire rire de leurs malheurs. Les acteurs sont tous impeccables, avec une mention sp&#233;ciale pour &lt;strong&gt;Bruno Georis &lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Pierre Pigeolet&lt;/strong&gt; sur lesquels la pi&#232;ce repose ouvertement (il suffit de voir l'affiche du spectacle). Le rythme ne faiblit jamais, aid&#233; en cela par le fait qu'aucune sc&#232;ne ne d&#233;rive de la ligne stricte de la com&#233;die. Pas de drame ou de sc&#232;ne d'amour : l'objectif assum&#233; est l'humour, seulement l'humour. Point barre. Quelques vid&#233;os viendront habilement s'intercaler dans l'ensemble pour donner vie au pass&#233; n&#233;buleux des protagonistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Trotsky Business &#187; c&#232;de tout de m&#234;me &#224; quelques facilit&#233;s. Outre la r&#233;f&#233;rence &#224; Solvay, beaucoup de gags misent sur le c&#244;t&#233; belgo-belge pour emporter l'adh&#233;sion du spectateur. Les petites piques envoy&#233;es &#224; la RTBF ou au Roi en t&#233;moignent. La veine communiste est elle aussi exploit&#233;e de mani&#232;re parfois un peu grossi&#232;re. Entre les FARC, l'enl&#232;vement du baron Empain et le lexique r&#233;volutionnaire de base, tout y passe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais on pardonne facilement ces petits clich&#233;s. Apr&#232;s tout, on aurait &#233;t&#233; d&#233;&#231;u de ne pas entendre &#171; l'Internationale &#187; ou &#171; Revolution &#187; des Beatles dans un spectacle comme celui-l&#224;. Contrairement &#224; ses deux h&#233;ros, &#171; Trotsky Business &#187; ne cache pas sa vraie nature et assume sans pr&#233;tention d'&#234;tre une bonne com&#233;die qui ne cherche rien de plus qu'&#224; nous distraire le temps d'une soir&#233;e. Et cet objectif l&#224; est rempli haut la main. Que demande le peuple ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Mauvaise r&#233;colte</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Mauvaise-recolte</link>
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		<dc:date>2014-03-14T14:14:16Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Thomas Dechamps </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ludovic Barth et Mathylde Demarez, de la Clinic Orgasm Society, investissent le Varia avec une id&#233;e &#233;tonnante et novatrice. Cinq courageux inconnus se pr&#234;tent &#224; cette exp&#233;rience th&#233;&#226;trale qui interroge notre capacit&#233; &#224; ob&#233;ir. Entre pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre et art conceptuel, &#171; Bl&#233; &#187; est une cr&#233;ation intelligente et audacieuse mais ne tient malheureusement pas ses promesses. L'excitation d'assister &#224; cette performance unique retombe tr&#232;s vite et c'est finalement l'incompr&#233;hension, voire l'agacement, qui domine &#224; la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ludovic Barth et Mathylde Demarez, de la Clinic Orgasm Society, investissent le Varia avec une id&#233;e &#233;tonnante et novatrice. Cinq courageux inconnus se pr&#234;tent &#224; cette exp&#233;rience th&#233;&#226;trale qui interroge notre capacit&#233; &#224; ob&#233;ir. Entre pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre et art conceptuel, &#171; Bl&#233; &#187; est une cr&#233;ation intelligente et audacieuse mais ne tient malheureusement pas ses promesses. L'excitation d'assister &#224; cette performance unique retombe tr&#232;s vite et c'est finalement l'incompr&#233;hension, voire l'agacement, qui domine &#224; la sortie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur le papier, la proposition de &#171; Bl&#233; &#187; est plus qu'all&#233;chante : cinq inconnus sont catapult&#233;s dans une histoire qu'ils ne connaissent pas et re&#231;oivent leurs instructions de jeu en temps r&#233;el gr&#226;ce &#224; des casques audio. La trame de l'histoire se d&#233;ploie petit &#224; petit sans qu'ils puissent en comprendre les enjeux ni savoir o&#249; cela les m&#232;nera. Parviendront-ils &#224; sauver leurs personnages du terrible sort qui les attend ? D&#232;s lors que les acteurs changent tous les soirs, rien n'est assur&#233;. Du coup, on est curieux de voir jusqu'o&#249; peuvent aller les cinq innocents cobayes au sein de ce laboratoire th&#233;&#226;tral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une histoire de dimanche ordinaire en famille. La grand-m&#232;re arrive, on mange du g&#226;teau, on regarde la t&#233;l&#233;vision, on pr&#233;pare le repas du soir. Sauf que tout est faux : la famille est compos&#233;e de personnes qui ne se connaissent pas et la maison n'est qu'un d&#233;cor de studio. Un couple (les deux auteurs) a tout organis&#233; pour reconstituer la journ&#233;e qui a vu leur vie s'effondrer. Ils sont &#224; la fois les initiateurs et les spectateurs de cette exp&#233;rience. Tandis que leurs cobayes suivent &#224; l'aveugle les instructions, les auteurs analysent faits et gestes pour comprendre comment les &#233;v&#233;nements de cette journ&#233;e ont pu mener au drame qu'ils ont eux-m&#234;mes v&#233;cu. Des ph&#233;nom&#232;nes &#233;tranges vont vite appara&#238;tre et se faire de plus en plus inqui&#233;tants &#224; mesure qu'on se rapproche de l'heure fatidique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; pour la th&#233;orie. Malheureusement, le passage &#224; la pratique s'av&#232;re d&#233;cevant. Ce r&#233;cit d'une journ&#233;e tranquille qui tourne au cauchemar se r&#233;v&#232;le tr&#232;s pauvre et sans rebondissement. Les dialogues se limitent &#224; un &#233;change de banalit&#233;s dans lesquelles on a du mal &#224; d&#233;celer une intrigue. Certes, la pi&#232;ce poss&#232;de plusieurs niveaux. Certes, il y a ce myst&#232;re entourant cette journ&#233;e en apparence banale. Mais l'atmosph&#232;re d'&#171; inqui&#233;tante &#233;tranget&#233; &#187; que les deux auteurs cherchent &#224; installer semble tr&#232;s artificielle et ne prend pas non plus. Jusqu'au drame final, on attend en vain que quelque chose se passe. Quant aux pauvres volontaires, ils ont l'air compl&#232;tement perdus en recevant leurs instructions, si bien qu'il y a souvent un &#233;cart de vingt secondes entre chaque r&#233;plique. C'est amusant au d&#233;but mais cela devient tr&#232;s vite aga&#231;ant, voire difficilement supportable. La pi&#232;ce dure 1h10 et pourtant, on trouve le temps long.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque tout se finit, on se demande o&#249; &#233;tait la part d'impr&#233;visible dans ce qu'on a vu. L'histoire aurait-elle pu &#234;tre diff&#233;rente ? On voit mal comment. La repr&#233;sentation &#224; laquelle nous avons insist&#233; &#233;tait-elle juste une mauvaise pioche ? La seule fa&#231;on de le savoir serait &#233;videmment d'aller revoir la pi&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste que &#171; Bl&#233; &#187; constitue une excellente r&#233;flexion sur la normalit&#233;, l'ob&#233;issance aveugle et la possibilit&#233; de changer sa destin&#233;e. Les deux complices de la Clinic Orgasm Society sont des audacieux qui bouleversent les codes du th&#233;&#226;tre et proposent des nouvelles formes narratives. Mais un concept, aussi g&#233;nial, soit-il ne suffit pas toujours pour accrocher un public et surtout pour transmettre une &#233;motion. Cela ne suffit malheureusement pas ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thomas Dechamps&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'enfance du dragon</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/L-enfance-du-dragon</link>
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		<dc:date>2014-02-12T16:08:47Z</dc:date>
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		<dc:creator> Thomas Dechamps </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;David Strosberg, Alexandre Trocki et Thomas Gunzig s'associent pour cr&#233;er un seul en sc&#232;ne tendre et original. Et le r&#233;sultat est &#233;patant. La performance d'acteur de Trocki, incroyable de justesse, fait vivre jusqu'au bout le texte &#224; l'humour acerbe de Gunzig. Quant &#224; la mise en sc&#232;ne de Strosberg, tr&#232;s simple et inventive &#224; la fois, elle convient parfaitement &#224; son sujet. Apr&#232;s &#171; Et avec sa queue, il frappe &#187;, vous ne verrez plus jamais les films d'action de la m&#234;me mani&#232;re ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Bruce Lee s'avance lentement (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;David Strosberg, Alexandre Trocki et Thomas Gunzig s'associent pour cr&#233;er un seul en sc&#232;ne tendre et original. Et le r&#233;sultat est &#233;patant. La performance d'acteur de Trocki, incroyable de justesse, fait vivre jusqu'au bout le texte &#224; l'humour acerbe de Gunzig. Quant &#224; la mise en sc&#232;ne de Strosberg, tr&#232;s simple et inventive &#224; la fois, elle convient parfaitement &#224; son sujet. Apr&#232;s &#171; Et avec sa queue, il frappe &#187;, vous ne verrez plus jamais les films d'action de la m&#234;me mani&#232;re !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bruce Lee s'avance lentement vers son adversaire. Ce &#171; gros porc &#187; d'italien vient de mettre l'un de ses cousins &#224; terre. Pour Bruce, c'en est trop. Il le fixe de son regard d'acier. Avant que l'italien ait eu le temps de dire quoi que ce soit, il lui envoie un coup de pied circulaire dans la t&#234;te. Il dit alors d'une voix ferme mais calme : &#171; Quatri&#232;me kata. Le petit dragon approche sa proie. &#187; Un nouveau coup de pied surprend l'italien qui cette fois-ci s'effondre, inconscient. Bruce Lee conclut : &#171; Et avec sa queue, il frappe ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette sc&#232;ne de &#171; La fureur du dragon &#187;, un vieux film de kung-fu des ann&#233;es &#8216;70, a servi de base &#224; &lt;strong&gt;Thomas Gunzig&lt;/strong&gt; pour &#233;crire le texte de la pi&#232;ce. Fascin&#233; par les films d'arts martiaux, les films d'horreur, les &#171; survivals &#187; et autres &#171; slashers &#187; depuis l'&#233;cole primaire, Gunzig s'est appuy&#233; sur cette mati&#232;re tr&#232;s personnelle pour &#233;crire une histoire d'enfance universelle. On retrouve dans &#171; Et avec sa queue, il frappe &#187; l'histoire &#233;ternelle du gamin mal dans ses baskets qui se fait martyriser &#224; l'&#233;cole. Sauf qu'ici, son p&#232;re, qui a lui aussi v&#233;cu cette situation, entreprend de lui expliquer comment il a trouv&#233; son salut&#8230; dans les films d'action. Devant la grille de l'&#233;cole, il lui raconte sa propre enfance, &#224; la fois fantasm&#233;e et d&#233;peinte de fa&#231;on tr&#232;s honn&#234;te, et les sc&#232;nes des films qui l'ont aid&#233; &#224; grandir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part, il y a l'envie de &lt;strong&gt;David Strosberg&lt;/strong&gt; (directeur des &lt;i&gt;Tanneurs&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lestanneurs.be/&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://www.lestanneurs.be/&lt;/a&gt;) de travailler sur un seul en sc&#232;ne avec &lt;strong&gt;Alexandre Trocki&lt;/strong&gt;. Mais il manque un texte aux deux complices, qui d&#233;cident donc d'approcher Thomas Gunzig. L'association est une r&#233;ussite, le travail de chacun compl&#233;tant admirablement celui des deux autres. En quelques phrases, sans grande d&#233;monstration, Gunzig parvient &#224; poser le cadre de son histoire : un p&#232;re parle &#224; son fils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en sc&#232;ne nous plonge intelligemment dans ce r&#233;cit d'enfance &#233;maill&#233; de sc&#232;nes de cin&#233;ma populaire. Quelques lumi&#232;res suffisent &#224; passer de la r&#233;alit&#233; aux films d'action. Tout se passe sous un brumisateur qui distille une l&#233;g&#232;re bruine sur le pauvre Alexandre Trocki. On se demande si le com&#233;dien terminera la pi&#232;ce sans attraper un rhume mais l'effet est r&#233;ussi : cette fausse pluie colle bien aux souvenirs d'&#233;colier mal dans sa peau et nous rappelle en m&#234;me temps qu'il y l&#224; beaucoup de fantasmes et de sc&#232;nes de cin&#233;ma. Le tout est magnifi&#233; par la performance d'acteur de Trocki qui sonne aussi juste dans la tendresse que dans la com&#233;die.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi l&#224; que r&#233;side la seule faiblesse du texte de Gunzig. On rit beaucoup &#224; l'&#233;vocation des sc&#232;nes plus ou moins trash et des maladresses d'adolescent, au risque peut-&#234;tre de s'&#233;loigner trop vite de l'&#233;motion de d&#233;part... Le r&#233;cit en devient moins touchant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'&#224; cela ne tienne ! On ne boude pas son plaisir devant &#171; Et avec sa queue, il frappe &#187;. L'on sort de la salle avec une furieuse envie de prendre un abonnement au vieux vid&#233;o club du coin pour, nous aussi, apprendre &#224; avoir le regard d'acier de Bruce Lee.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La Belgique de papa.</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/La-Belgique-de-papa</link>
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		<dc:date>2013-12-04T12:57:31Z</dc:date>
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		<dc:creator> Thomas Dechamps </dc:creator>



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&lt;p&gt;Un homme se souvient et retrace son enfance dans la Wallonie profonde de l'apr&#232;s guerre. Cet homme c'est Jean-Marie Piemme, c&#233;l&#232;bre dramaturge et &#233;crivain belge. Dans son autobiographie, Spoutnik, il raconte avec humour sa jeunesse &#224; Seraing, entre l'usine, la famille, l'&#233;cole,&#8230; Mais c'est aussi Philippe Jeusette, qui (avec Virginie Thirion) a tir&#233; du livre une formidable adaptation th&#233;&#226;trale. &#201;patant sur sc&#232;ne, il parvient &#224; nous plonger litt&#233;ralement dans les souvenirs de Jean-Marie. Une astucieuse mise (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un homme se souvient et retrace son enfance dans la Wallonie profonde de l'apr&#232;s guerre. Cet homme c'est Jean-Marie Piemme, c&#233;l&#232;bre dramaturge et &#233;crivain belge. Dans son autobiographie, Spoutnik, il raconte avec humour sa jeunesse &#224; Seraing, entre l'usine, la famille, l'&#233;cole,&#8230; Mais c'est aussi Philippe Jeusette, qui (avec Virginie Thirion) a tir&#233; du livre une formidable adaptation th&#233;&#226;trale. &#201;patant sur sc&#232;ne, il parvient &#224; nous plonger litt&#233;ralement dans les souvenirs de Jean-Marie. Une astucieuse mise en sc&#232;ne ach&#232;ve de donner du rythme &#224; cette histoire de courage et tendresse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jean-Marie se souvient &#233;tonnamment bien de sa naissance. D'ailleurs, il nous la raconte lui-m&#234;me. C'&#233;tait en 1944 dans la cave de la maison familiale. Depuis ce jour jusqu'&#224; la mort de ses parents, il se rem&#233;more les moments importants de sa jeunesse : sa m&#232;re constamment aux fourneaux, son quartier, Saint-Nicolas, Elvis, les seins de Gina Lollobrigida,&#8230; La figure du p&#232;re, ouvrier bourru mais affectueux, hante particuli&#232;rement cette succession de souvenirs plus ou moins heureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire nous replonge aussi dans une &#233;poque, celle de la r&#233;gion li&#233;geoise des ann&#233;es soixante. C'est le temps des aci&#233;ries encore vaillantes et de la toute puissante soci&#233;t&#233; Cockerill, quand on tuait le cochon pour faire du boudin et que la conqu&#234;te spatiale faisait encore r&#234;ver. Le r&#233;cit ne sombre jamais pour autant dans la chronique d'un pass&#233; belgo-belge. &#192; travers cette tranche de vie au &#171; pays de l'usine &#187;, c'est avant tout une histoire universelle d'enfance qui nous est cont&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande r&#233;ussite de &lt;strong&gt;Philippe Jeusette&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;Virginie Thirion&lt;/strong&gt; c'est d'avoir su donner corps &#224; ce monologue en multipliant les personnages et les ambiances. La mise en sc&#232;ne tr&#232;s habile permet de passer facilement de la cuisine familiale &#224; la rue, en passant par le pavillon du Spoutnik lors de l'exposition universelle de Bruxelles. Le texte s'appuie sur des images, des vieilles photos et des vid&#233;os de famille, pour donner plus de consistance &#224; l'enfance de Jean-Marie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pi&#232;ce repose ouvertement sur la performance de Philippe Jeusette. Son interpr&#233;tation sensible et chaleureuse sonne toujours juste et rend chacun de ses personnages irr&#233;sistiblement attachant, &#224; tel point qu'on a le c&#339;ur serr&#233; chaque fois qu'il arrive malheur &#224; l'un d'entre eux. Les interventions de Virginie Thirion et &lt;strong&gt;Eric Ronsse&lt;/strong&gt;, plus discr&#232;tes, am&#232;nent des respirations et servent admirablement l'ensemble. Les talents de musicien d'Eric Ronsse contribuent d'ailleurs beaucoup &#224; l'atmosph&#232;re de certaines sc&#232;nes. Cette petite touche de musique &#171; live &#187; permet quelques interm&#232;des plus que bienvenus, que ce soit entre les sc&#232;nes ou lors des moments chant&#233;s par les com&#233;diens (il faut entendre Philippe Jeusette chanter du Elvis).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'habitais une maison sans gr&#226;ce&#8230; &#187; est un spectacle &#224; la fois dr&#244;le et poignant. Philippe Jeusette prend manifestement beaucoup de plaisir &#224; interpr&#233;ter l'histoire touchante de Jean-Marie Piemme. Et le plaisir est partag&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thomas Dechamps&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Mise en abyme</title>
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		<dc:creator> Thomas Dechamps </dc:creator>



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&lt;p&gt;Anne Thuot et son &#233;quipe se r&#233;approprient une pi&#232;ce contemporaine de Shakespeare sur base d'un concept original. Le travail de r&#233;&#233;criture est audacieux et donne un spectacle d&#233;tonnant. On regrette que certains passages tombent un peu dans le grotesque mais les cinq com&#233;diens (qui ont particip&#233; au processus de transformation de la pi&#232;ce) sont &#233;patants. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une pi&#232;ce qui parle d'une pi&#232;ce. &#192; la base, un vieux texte de 1606, &#171; The revenge's tragedy &#187;, que les critiques attribuent en fonction des &#233;poques &#224; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Anne Thuot et son &#233;quipe se r&#233;approprient une pi&#232;ce contemporaine de Shakespeare sur base d'un concept original. Le travail de r&#233;&#233;criture est audacieux et donne un spectacle d&#233;tonnant. On regrette que certains passages tombent un peu dans le grotesque mais les cinq com&#233;diens (qui ont particip&#233; au processus de transformation de la pi&#232;ce) sont &#233;patants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est une pi&#232;ce qui parle d'une pi&#232;ce. &#192; la base, un vieux texte de 1606, &#171; The revenge's tragedy &#187;, que les critiques attribuent en fonction des &#233;poques &#224; Cyril Tourneur ou Thomas Middleton, voire tout simplement &#224; un illustre inconnu. C'est une histoire de vengeance, celle de Vendice, dont la fianc&#233;e a &#233;t&#233; viol&#233;e et empoisonn&#233;e (dans quel ordre ?)par le Duc neuf ans plus t&#244;t. Un nouveau viol, cette fois-ci commis par le fils du Duc, va r&#233;veiller le d&#233;sir de revanche du pauvre Vendice et le faire sortir de sa m&#233;lancolie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur sc&#232;ne, cinq com&#233;diens sont l&#224; pour nous parler de ce drame &#233;lisab&#233;thain, mais aussi pour nous jouer quelques-unes de ses meilleures sc&#232;nes. C'est l&#224; que les choses vont commencer &#224; se brouiller. Tr&#232;s vite on ne sait plus trop qui est qui et les personnages historiques s'asseyent &#224; la m&#234;me table que les acteurs de notre &#233;poque. Plusieurs niveaux narratifs se t&#233;lescopent donc dans cette mise en abyme th&#233;&#226;trale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs (les com&#233;diens et Caroline Lamarche) ont gard&#233; l'intrigue principale de la pi&#232;ce du 17e si&#232;cle et l'ont retravaill&#233;e de mani&#232;re tr&#232;s libre. Les tirades &#171; shakespeariennes &#187; cohabitent avec le langage d'aujourd'hui. Le discours est souvent tr&#232;s cru et met en &#233;vidence les aspects les plus durs de l'histoire : le viol, la vengeance, l'obsession, la soumission de la femme. Pourtant la pi&#232;ce est aussi tr&#232;s dr&#244;le. On voit que les auteurs se sont beaucoup amus&#233;s autour de ce drame. Ils ont clairement l'intention de nous faire rire. Et &#231;a marche. On est impressionn&#233;s par l'aisance avec laquelle les acteurs passent d'un r&#244;le &#224; un autre. De tr&#232;s beaux effets visuels viennent compl&#233;ter le tableau et donnent &#224; certaines sc&#232;nes une ambiance d'&#233;pouvante r&#233;ussie. On songera notamment &#224; cette lumi&#232;re projetant les ombres gigantesques de deux pendus sur le mur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, &#224; force de vouloir nous faire rire, certains personnages de la pi&#232;ce sombrent parfois un peu dans le ridicule. Les acteurs assument leurs pitreries et cherchent sans doute &#224; d&#233;poussi&#233;rer l'histoire mais ils en font trop &#224; certains moments. De plus, le concept comporte tout de m&#234;me une faiblesse : puisque l'on ne suit jamais vraiment une histoire, on ne rentre jamais dedans. On ne peut pas oublier que ce que l'on voit est une pi&#232;ce et on reste spectateur, sans vibrer avec les personnages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On reste spectateur, mais spectateur heureux. L'humour des acteurs et l'audace de la pi&#232;ce valent le d&#233;tour, de m&#234;me que les ambiances et la mise en sc&#232;ne fort bien travaill&#233;es. Ce discours l&#224; ne nous met pas du tout les oreilles en feu, bien au contraire il leur fait m&#234;me plaisir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thomas Dechamps&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une com&#233;die du meilleur tonneau</title>
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		<dc:creator> Thomas Dechamps </dc:creator>



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&lt;p&gt;Deux acteurs p&#233;tillants nous invitent &#224; leur table pour assister &#224; leur cr&#233;ation originale. Apr&#232;s plus de cent repr&#233;sentations, cette pi&#232;ce parfaitement rod&#233;e se red&#233;couvre avec bonheur, malgr&#233; quelques longueurs. La pi&#232;ce ne parle presque que d'alcool, de plans de table et de grands crus mais demeure toujours fra&#238;che et l&#233;g&#232;re, sans jamais tomber dans le potache. On passe finalement une tr&#232;s bonne soir&#233;e en compagnie de ces deux com&#233;diens que le vin inspire. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Event&#233;, bouchonn&#233;, d&#233;licat, &#233;l&#233;gant, l&#233;ger, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Deux acteurs p&#233;tillants nous invitent &#224; leur table pour assister &#224; leur cr&#233;ation originale. Apr&#232;s plus de cent repr&#233;sentations, cette pi&#232;ce parfaitement rod&#233;e se red&#233;couvre avec bonheur, malgr&#233; quelques longueurs. La pi&#232;ce ne parle presque que d'alcool, de plans de table et de grands crus mais demeure toujours fra&#238;che et l&#233;g&#232;re, sans jamais tomber dans le potache. On passe finalement une tr&#232;s bonne soir&#233;e en compagnie de ces deux com&#233;diens que le vin inspire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Event&#233;, bouchonn&#233;, d&#233;licat, &#233;l&#233;gant, l&#233;ger, typ&#233;, bourru, charpent&#233;, parfait&#8230; &#187;, le duo Pascale Vander Zypen &amp; Christian Dalimier a du vocabulaire pour parler de pinard. Tellement qu'ils ont d&#233;cid&#233; d'en faire une pi&#232;ce pour r&#233;pondre avec humour &#224; quelques questions existentielles : comment r&#233;ussir un plan de table familial ? Quels vins choisir sur une carte selon les menus propos&#233;s ? Pourquoi ne se cantonner qu'au champagne pour c&#233;l&#233;brer un moment heureux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce spectacle enjou&#233; et bibitif est parfaitement rod&#233;. A la fois simple et inventive, la mise en sc&#232;ne se d&#233;roule sans aucun heurt. Les deux acteurs jouent avec aisance, changeant de personnage comme on passe d'une bouteille &#224; une autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Entre deux verres &#187; est con&#231;u comme une suite de sc&#233;nettes alternant r&#233;alisme et absurde. On regrette tout de m&#234;me un peu que le texte n'aille jamais plus loin que le comique et le d&#233;sinvolte, sans jamais donner de r&#233;elle profondeur &#224; ses personnages. Le th&#232;me de l'alcool pourrait aussi faire l'objet d'un traitement plus &#034;grave&#034;, traitement qui aurait peut-&#234;tre apport&#233; un peu d'&#233;motion &#224; l'ensemble. En r&#233;sultent quelques longueurs &#224; certains moments, mais les deux auteurs et acteurs arrivent &#224; nous faire rire, ce qui est d&#233;j&#224; beaucoup. Bonus appr&#233;ciable, chaque repr&#233;sentation est suivie d'une d&#233;gustation de vin...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me soir&#233;e d' &#034;Entre deux verres&#034; &#224; La V&#233;nerie a malheureusement d&#251; &#234;tre annul&#233;e faute de r&#233;servations suffisantes. C'est un bien mauvais coup pour cette com&#233;die guillerette et son duo d'acteurs attachants, sans doute encore insuffisamment connus &#224; Bruxelles. Ils remettent heureusement le couvert au &lt;a href=&#034;http://www.theatresaintmichel.be/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Th&#233;&#226;tre St-Michel&lt;/a&gt; (du 15 au 24 octobre et les 16, 21 et 23 novembre) et, on l'esp&#232;re, avec la m&#234;me soif d'humour et de grands crus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thomas Dechamps&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Moutons enrag&#233;s</title>
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		<dc:creator> Thomas Dechamps </dc:creator>



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&lt;p&gt;Un duo de moutons totalement d&#233;jant&#233;s s'installe dans le foyer de la Balsamine, compl&#232;tement repens&#233; pour eux. Dans ce spectacle d&#233;sar&#231;onnant, les deux quadrup&#232;des philosophent, font des rimes et des pirouettes, chantent, s'&#233;nervent&#8230; et partent un peu trop dans tous les sens. Mais les deux auteures r&#233;ussissent tout de m&#234;me leur coup. L'on est tellement intrigu&#233;s qu'on finit par adh&#233;rer &#224; la performance de ces actrices audacieuses et volubiles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Deux moutons, un blanc et un noir, d&#233;cident de quitter leur (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un duo de moutons totalement d&#233;jant&#233;s s'installe dans le foyer de la Balsamine, compl&#232;tement repens&#233; pour eux. Dans ce spectacle d&#233;sar&#231;onnant, les deux quadrup&#232;des philosophent, font des rimes et des pirouettes, chantent, s'&#233;nervent&#8230; et partent un peu trop dans tous les sens. Mais les deux auteures r&#233;ussissent tout de m&#234;me leur coup. L'on est tellement intrigu&#233;s qu'on finit par adh&#233;rer &#224; la performance de ces actrices audacieuses et volubiles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Deux moutons, un blanc et un noir, d&#233;cident de quitter leur troupeau pour partir &#224; la d&#233;couverte de ces &#234;tres qui les fascinent : les humains. Ces deux ruminants r&#234;vent de c&#244;toyer l'homme, cet animal si &#171; complexe &#187;, c'est-&#224;-dire &#171; intelligent, pervers, &#233;rotique, manipulateur, inventif, cruel, spirituel, lib&#233;r&#233; sexuellement et perp&#233;tuellement angoiss&#233; par la conscience de sa mort prochaine &#187;. Comme ils le disent si bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et nos deux &#171; moutonnes &#187;, Corinne et Corinne, de perdre leur innocence d&#233;bonnaire &#224; cause de cette passion pour l'humanit&#233;. Le mouton noir (&lt;strong&gt;Elena Perez&lt;/strong&gt;) devient cynique et c&#233;r&#233;bral, son comparse blanc (&lt;strong&gt;Lise Wittamer&lt;/strong&gt;) enthousiaste mais nymphomane.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'histoire absurde de ces deux animaux trop curieux donne lieu &#224; une r&#233;flexion sur la condition de l'homme, la sauvagerie, le sexe et la vulgarit&#233;. Les deux personnages doivent constamment se remettre en question. Bien qu'ils ne deviendront jamais r&#233;ellement humains, leur qu&#234;te les transformera profond&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est expos&#233;, le propos est malheureusement noy&#233; sous un d&#233;luge de blagues et de pitreries en tout genre. On rit beaucoup, quelques r&#233;pliques sont de v&#233;ritables perles, mais cela dessert les moments plus introspectifs o&#249; l'&#233;motion se d&#233;ploie. Du coup, on se retrouve parfois dubitatif face &#224; ce m&#233;lange d&#233;tonnant de passages loufoques et dramatiques. L'avantage, c'est que le spectacle est tellement impr&#233;visible qu'on se demande constamment ce que les deux actrices vont bien pouvoir inventer, au point que l'on reste scotch&#233; jusqu'au bout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cela, on appr&#233;ciera franchement l'originalit&#233; de la mise en sc&#232;ne. Mises en valeur par une configuration sp&#233;cifique du foyer, les deux actrices &#233;patent, jouent juste devant notre nez et n'h&#233;sitent pas &#224; apostropher leur public ou &#224; s'asseoir parmi les spectateurs. Cette proximit&#233; rend l'exp&#233;rience encore plus prenante et permet aux actrices d'imposer plus facilement leur univers d&#233;jant&#233;. Le plateau est juste &#224; nos pieds, rempli d'objets incongrus et de mat&#233;riaux qu'utilisent les personnages pour mettre le bordel sur sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Impossible de rester de marbre devant ces deux moutons barjots. On prend un malin plaisir &#224; les voir d&#233;chir&#233;s entre leur nature animale et humaine. L'on adore quand ils salissent le plateau ou se foutent de notre t&#234;te. Vous ne vous endormirez pas en comptant ces moutons-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thomas Dechamps&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Personne n'est tout blanc ou tout noir</title>
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		<dc:date>2013-09-11T13:36:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Thomas Dechamps </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le th&#233;&#226;tre Le Public ouvre la saison en beaut&#233; avec une pi&#232;ce en forme de thriller juridique, dont le rythme rapide et l'atmosph&#232;re tendue ne vous laisseront aucun r&#233;pit. Quatre acteurs fantastiques incarnent quatre personnages embarqu&#233;s dans une affaire sordide de crime racial, et qui se retrouveront confront&#233;s &#224; leurs propres pr&#233;jug&#233;s. Un sc&#233;nario ambigu qui ose le politiquement incorrect mais pose les bonnes questions et laisse mati&#232;re &#224; r&#233;flexion bien apr&#232;s la tomb&#233;e du rideau. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un homme blanc et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le th&#233;&#226;tre Le Public ouvre la saison en beaut&#233; avec une pi&#232;ce en forme de thriller juridique, dont le rythme rapide et l'atmosph&#232;re tendue ne vous laisseront aucun r&#233;pit. Quatre acteurs fantastiques incarnent quatre personnages embarqu&#233;s dans une affaire sordide de crime racial, et qui se retrouveront confront&#233;s &#224; leurs propres pr&#233;jug&#233;s. Un sc&#233;nario ambigu qui ose le politiquement incorrect mais pose les bonnes questions et laisse mati&#232;re &#224; r&#233;flexion bien apr&#232;s la tomb&#233;e du rideau.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un homme blanc et puissant est accus&#233; d'avoir viol&#233; une femme noire et pauvre. Cela vous rappelle quelque chose ? Vous avez tort, &#171; Race &#187; a &#233;t&#233; &#233;crit plus d'un an avant son &#034;remake&#034; au Sofitel de New-York. D'ailleurs, le fait divers n'est dans la pi&#232;ce qu'un pr&#233;texte pour une r&#233;flexion beaucoup plus large autour de la question raciale. Qui est discrimin&#233; ? Qui profite de qui ? Qu'est-ce qu'un acte raciste ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatre voix pour poser ces questions : deux avocats (un blanc et un noir), un client blanc (l'accus&#233;) et une stagiaire noire. Aucun d'entre eux ne s'estime raciste. Pourtant, l'enqu&#234;te et le sordide de l'affaire les am&#232;neront &#224; s'interroger sur leurs propres agissements. Pas de grandes d&#233;clarations bien-pensantes ici : juste des personnes diff&#233;rentes se d&#233;battant avec leurs propres histoires, leurs faiblesses et leurs mensonges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur &lt;strong&gt;David Mamet&lt;/strong&gt; est un dramaturge et sc&#233;nariste am&#233;ricain. Il a notamment &#233;crit le sc&#233;nario d'un des plus grands succ&#232;s du r&#233;alisateur Brian de Palma &#171; Les Incorruptibles &#187;, et ceux de plusieurs autres films &#224; suspense. Rien d'&#233;tonnant finalement &#224; ce que &#171; Race &#187; sonne comme un thriller et que les r&#233;pliques bien senties s'encha&#238;nent sans cesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les acteurs tiennent parfaitement ce rythme intense et les deux avocats (&lt;strong&gt;Alain Leempoel&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Emile Abossolo M'bo&lt;/strong&gt;) ont du bagout &#224; revendre. Cela donne parfois l'impression qu'ils surjouent un peu (n'a pas la classe am&#233;ricaine qui veut) mais qu'importe ! Cela convient finalement bien &#224; leurs personnages et ces deux-l&#224; tiennent clairement la vedette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Race &#187; met parfois mal &#224; l'aise mais sait aussi faire rire. La pi&#232;ce parvient parfaitement &#224; installer une atmosph&#232;re de suspense et de non-dits qui nous fait souvent retenir notre souffle en attendant le prochain rebondissement. Mais la vraie force du spectacle c'est d'utiliser ces atouts pour nous amener &#224; une r&#233;flexion concr&#232;te sur le racisme qui va au-del&#224; des lieux communs qui nous sont rab&#226;ch&#233;s habituellement. R&#233;flexion, suspense et rire : voil&#224; les trois ingr&#233;dients de ce spectacle intelligent et bien men&#233; auquel nous convie Le Public pour sa rentr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thomas Dechamps&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Des coups bas qui volent haut</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Des-coups-bas-qui-volent-haut</link>
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		<dc:date>2013-04-19T10:07:46Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Thomas Dechamps </dc:creator>



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&lt;p&gt;&#171; Quelle r&#233;jouissante vision de l'industrie moderne &#187; s'exclame un personnage en regardant vers le public. Il ne croit pas si bien dire : Sous la ceinture propose, dans un style &#224; la fois impitoyable et d&#233;tach&#233;, une brillante satire du monde du travail. Cette petite merveille d'humour noir encha&#238;ne &#224; un rythme acc&#233;l&#233;r&#233; des dialogues acerbes qui laissent le spectateur pantois mais qui font aussi beaucoup rire, port&#233;s par casting impeccable. Une fiction finalement piquante de v&#233;rit&#233; et un vrai r&#233;gal pour le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Quelle r&#233;jouissante vision de l'industrie moderne &#187; s'exclame un personnage en regardant vers le public. Il ne croit pas si bien dire : Sous la ceinture propose, dans un style &#224; la fois impitoyable et d&#233;tach&#233;, une brillante satire du monde du travail. Cette petite merveille d'humour noir encha&#238;ne &#224; un rythme acc&#233;l&#233;r&#233; des dialogues acerbes qui laissent le spectateur pantois mais qui font aussi beaucoup rire, port&#233;s par casting impeccable. Une fiction finalement piquante de v&#233;rit&#233; et un vrai r&#233;gal pour le spectateur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dobbitt vient d'&#234;tre mut&#233; dans une usine perdue au milieu du d&#233;sert. Ce grand optimiste y voit une promotion et vient prendre avec joie sa place de &#171; v&#233;rificateur &#187; au sein de son nouveau d&#233;partement. C'est sans compter sur Hanrahan, son coll&#232;gue et voisin de chambre, un misanthrope acari&#226;tre qui d&#233;cide imm&#233;diatement de lui pourrir la vie. Son sup&#233;rieur hi&#233;rarchique, Merkin, ne fera rien pour arranger la situation, bien au contraire il s'amuse &#224; souffler le chaud et le froid et &#224; jeter de temps en temps de l'huile sur le feu. Et pendant que l'usine produit chaque jour ses &#171; unit&#233;s &#187;, au dehors une myst&#233;rieuse pr&#233;sence se rapproche toujours un peu plus des palissades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'importe ce que font vraiment ces &#171; v&#233;rificateurs &#187;, tout comme ce qu'ils ont &#224; v&#233;rifier d'ailleurs, l'int&#233;r&#234;t du r&#233;cit est ailleurs : dans ses personnages, figures clownesques autant que tragiques et dans son univers, cruel et glac&#233;, qui malgr&#233; son c&#244;t&#233; absurde rappelle furieusement un certain monde de l'entreprise bien r&#233;el. Tout cela est port&#233; par l'&#233;criture talentueuse de Richard Dresser, auteur am&#233;ricain ici traduit pour la premi&#232;re fois en Fran&#231;ais. Son style marie parfaitement le drame &#224; la com&#233;die, l'inqui&#233;tant et le saugrenu, le ton caustique avec un certain accent loufoque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a l&#224; une belle mati&#232;re &#224; jeu dont les trois com&#233;diens de la pi&#232;ce ont su parfaitement s'emparer. Les deux v&#233;rificateurs, &lt;strong&gt;Fran&#231;ois Macherey&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Jean-Philippe Sal&#233;rio&lt;/strong&gt;, sont excellents, chacun dans leur style, en clowns tristes qui se d&#233;chirent tandis que leur sup&#233;rieur, &lt;strong&gt;Olivier Cruveiller&lt;/strong&gt;, est impeccable dans son r&#244;le de tyran bipolaire. Les acteurs &#233;voluent dans une mise en sc&#232;ne d&#233;pouill&#233;e mais au rythme acc&#233;l&#233;r&#233; qui convient &#224; merveille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On regrette un peu que ce rythme intense retombe &#224; certains moments et que la pi&#232;ce passe un peu plus dans le pathos sur la fin mais le propos reste toujours aussi vif et piquant. Et le plus beau dans ce huis-clos impitoyable c'est justement de nous faire aussi aimer ces personnages, malgr&#233; toutes leurs bassesses et leur d&#233;sesp&#233;rance. C'est avec regret qu'on doit les quitter lorsque la pi&#232;ce se termine, tellement on s'y &#233;tait attach&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:thom.dech@gmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Thomas Dechamps&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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