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	<title>Demandez Le Programme</title>
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	<description>Demandezleprogramme est un agenda culturel et interactif en ligne, qui permet la rencontre entre les lieux culturels, les internautes et les artistes.</description>
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		<title>Demandez Le Programme</title>
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		<title>Bruno Coppens &#034;contratraque&#034;</title>
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		<dc:creator> Emmanuelle Conte </dc:creator>



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&lt;p&gt;Pour cl&#244;turer la saison, le Centre Culturel d'Uccle a d&#233;cid&#233; de laisser place aux calembours et autres jeux de mots de l'humoriste belge Bruno Coppens. Seul en sc&#232;ne, il traque le trac au rythme de ses fantaisies langagi&#232;res, et entra&#238;ne le public dans un tourbillon de rires interminables. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le trac, g&#233;n&#233;ralement associ&#233; &#224; l'artiste sur sc&#232;ne, est pourtant omnipr&#233;sent &#224; tous les stades de la vie. C'est ce trac-l&#224; que Bruno Coppens a donc d&#233;cid&#233; de traquer dans son nouveau seul en sc&#232;ne. Le trac du commun des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour cl&#244;turer la saison, le Centre Culturel d'Uccle a d&#233;cid&#233; de laisser place aux calembours et autres jeux de mots de l'humoriste belge Bruno Coppens. Seul en sc&#232;ne, il traque le trac au rythme de ses fantaisies langagi&#232;res, et entra&#238;ne le public dans un tourbillon de rires interminables.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le trac, g&#233;n&#233;ralement associ&#233; &#224; l'artiste sur sc&#232;ne, est pourtant omnipr&#233;sent &#224; tous les stades de la vie. C'est ce trac-l&#224; que Bruno Coppens a donc d&#233;cid&#233; de traquer dans son nouveau seul en sc&#232;ne. Le trac du commun des mortels, celui des premi&#232;res fois : le premier rendez-vous, le premier baiser, et m&#234;me le premier homme sur terre. Mais aussi, et surtout, le trac du public, plong&#233; dans le noir, entour&#233; d'inconnus avec lesquels il doit partager un accoudoir minuscule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le corps cach&#233; derri&#232;re un paravent &#8211; celui de sa loge install&#233;e sur sc&#232;ne &#8211; le com&#233;dien nous offre ses conseils pour devenir &#171; d&#233;contraqu&#233;s &#187; en incarnant des personnages vari&#233;s dans des situations presque inimaginables tant elles sont hilarantes. Chaque sayn&#232;te s'encha&#238;ne &#224; un rythme effr&#233;n&#233;, sur fond de calembours toujours plus intelligents et originaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'originalit&#233; ne se trouve pas que dans le texte. Si la mise en sc&#232;ne d'Eric de Staercke est &#233;pur&#233;e, elle n'en est pas moins efficace et stimulante. Laissant le champ libre &#224; l'imagination, le simple paravent faisant office de d&#233;cor devient tour &#224; tour une montgolfi&#232;re, des ailes d'oiseau ou encore la tribune du Pape, au rythme des transformations de Coppens, qui semble s'amuser autant que le public. L'artiste poussera m&#234;me la chansonnette dans un slam enflamm&#233; que le public reprendra en choeur. Enfin, Coppens d&#233;montrera une fois de plus l'&#233;tendue de ses nombreux talents en s'engageant dans une improvisation impressionnante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le spectacle se transforme alors en une v&#233;ritable vitrine de ses capacit&#233;s artistiques. Dans Trac !, l'intelligence c&#244;toie l'humour avec une simplicit&#233; d&#233;routante. Les mots s'accordent, se transforment, se d&#233;saccordent dans l'unique but de faire rire. La recette fonctionne &#224; merveilles, si bien que le temps semble filer &#224; la m&#234;me allure que les rires fusent. La traque fonctionne donc tr&#232;s bien : le public en sort... d&#233;traqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:contemmanuelle@gmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Emmanuelle Conte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'enfer d'une bonne intention</title>
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		<dc:date>2014-02-22T15:59:11Z</dc:date>
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		<dc:creator> Emmanuelle Conte </dc:creator>



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&lt;p&gt;Adopter un enfant est la plus belle chose qu'on puisse lui offrir, un acte d'amour, de bravoure, de g&#233;n&#233;rosit&#233;, qui en dit long sur ses bonnes intentions. Adopter un enfant, c'est le sortir de la mis&#232;re... pour parfois lui en faire d&#233;couvrir une autre. Cathy Min Jung pousse sa propre exp&#233;rience &#224; son paroxysme et raconte, par le biais de la fiction, l'histoire d'une adoption qui tourne &#224; la trag&#233;die. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cathy Min Jung signe avec &#171; Les Bonnes Intentions &#187; son premier texte de th&#233;&#226;tre. Inspir&#233;e de sa propre (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Adopter un enfant est la plus belle chose qu'on puisse lui offrir, un acte d'amour, de bravoure, de g&#233;n&#233;rosit&#233;, qui en dit long sur ses bonnes intentions. Adopter un enfant, c'est le sortir de la mis&#232;re... pour parfois lui en faire d&#233;couvrir une autre. Cathy Min Jung pousse sa propre exp&#233;rience &#224; son paroxysme et raconte, par le biais de la fiction, l'histoire d'une adoption qui tourne &#224; la trag&#233;die.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cathy Min Jung signe avec &#171; Les Bonnes Intentions &#187; son premier texte de th&#233;&#226;tre. Inspir&#233;e de sa propre exp&#233;rience d'enfant adopt&#233;e, elle raconte l'envers du d&#233;cor, celui dont on ne parle jamais mais qui arrive pourtant parfois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela part toujours d'une bonne intention. Ici, deux jeunes Europ&#233;ens mari&#233;s qui d&#233;sirent accueillir chez eux un enfant abandonn&#233;, lui offrir une vie meilleure et tout l'amour qu'ils auraient donn&#233; &#224; leur propre prog&#233;niture, s'ils avaient pu en avoir. Mais ce parcours se transforme vite en champ de bataille, parce que l'amour ne s'ach&#232;te pas, et &#224; l'&#226;ge de 7 ans, la fillette ressemble plus &#224; une femme de m&#233;nage qu'&#224; un m&#244;me ch&#233;ri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La com&#233;dienne emploie un ton calme, enfantin, presque trop doux par rapport &#224; la souffrance qu'elle d&#233;crit. Puis, les horreurs se pr&#233;cisent, l'ambiance devient malsaine, la tension palpable. Cathy Min Jung laisse sortir la rage qu'elle semblait avoir enferm&#233; dans une vieille bo&#238;te &#224; jouets en bois. De vraies larmes coulent sur son visage, et l'on ne peut qu'applaudir l'intensit&#233; et la sinc&#233;rit&#233; de son jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en sc&#232;ne, sign&#233;e Rosario Marmol Perez, est pertinente : la com&#233;dienne va et vient dans un wagon de bois repr&#233;sentant &#224; la fois l'environnement de son enfance et cette bo&#238;te dans laquelle sont enferm&#233;s ses secrets. Les jeux de lumi&#232;res donnent une profondeur &#224; l'ambiance d&#233;concertante, et virent au rouge sang lorsque la narratrice commet l'acte fatal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cette pi&#232;ce, Cathy Min Jung met en lumi&#232;re les zones d'ombres d'une telle aventure, souvent pass&#233;e sous silence, et pose les questions taboues. Elle ouvre le d&#233;bat de l'adoption, du d&#233;racinement, de l'abandon, et remet en question le bien-fond&#233; d'une pratique per&#231;ue comme un v&#233;ritable acte de bont&#233;. On en sort boulevers&#233;, d&#233;contenanc&#233;, et si certaines questions restent sans r&#233;ponses, on finira par refermer la bo&#238;te &#224; souvenirs, pour tenter de ne plus y penser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:contemmanuelle@gmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Emmanuelle Conte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Moch&#233;lan s'&#233;poumone</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Mochelan-s-epoumone</link>
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		<dc:date>2014-02-22T15:51:49Z</dc:date>
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		<dc:creator> Emmanuelle Conte </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans le cadre du festival KICKS !, l'Eden de Charleroi met &#224; l'honneur Moch&#233;lan, jeune rappeur carolo d&#233;clamant son amour pour sa ville d'origine, son Pays Noir. Comment la crasse qui colle &#224; la peau d'une ville peut-elle influencer les espoirs des jeunes qui s'y construisent ? Cette question est le point de d&#233;part d'un spectacle aux allures de concert, une pi&#232;ce dr&#244;le, intelligente et criante de v&#233;rit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
A Charleroi ou ailleurs, Moch&#233;lan a d&#233;j&#224; fait ses preuves. Jeune artiste carolo, il a d&#233;j&#224; re&#231;u (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre du festival KICKS !, l'Eden de Charleroi met &#224; l'honneur Moch&#233;lan, jeune rappeur carolo d&#233;clamant son amour pour sa ville d'origine, son Pays Noir. Comment la crasse qui colle &#224; la peau d'une ville peut-elle influencer les espoirs des jeunes qui s'y construisent ? Cette question est le point de d&#233;part d'un spectacle aux allures de concert, une pi&#232;ce dr&#244;le, intelligente et criante de v&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A Charleroi ou ailleurs, Moch&#233;lan a d&#233;j&#224; fait ses preuves. Jeune artiste carolo, il a d&#233;j&#224; re&#231;u plusieurs prix (l'Envol des Cit&#233;s, Musique &#224; la Fran&#231;aise...) lorsqu'il entame la cr&#233;ation de ce qui deviendra plus tard le spectacle N&#233;s Poumon Noir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son point de d&#233;part ? Un contraste fort qui lui saute aux yeux, &#224; la vingtaine, lorsqu'on lui dit qu'il a l'avenir devant lui et qu'il peine pourtant &#224; se cr&#233;er un futur dans un environnement mort socialement, culturellement et &#233;conomiquement. Dans ses textes, il met alors des mots sur les soupirs de la jeunesse, sur ses esp&#233;rances, ses attitudes d&#233;sinvoltes... parce qu'une jeunesse qui s'en fout, &#231;a n'existe pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur sc&#232;ne, il raconte un parcours, la travers&#233;e d'un individu et ses premi&#232;res remises en question lorsqu'il est confront&#233; &#224; son environnement. Son d&#233;bit est rapide, &#233;tonnant, et ses mots ac&#233;r&#233;s sont pourtant emplis d'autod&#233;rision. Il dit avec humour ce que la jeunesse peine &#224; exprimer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses rimes sont accompagn&#233;es par la musique de R&#233;mon Jr., qui parvient &#224; faire r&#233;sonner les textes, &#224; les rendre plus vivants qu'ils ne le sont d&#233;j&#224;. Jeune ma&#238;tre dans l'art de &#171; taper tr&#232;s vite sur plein de petits boutons carr&#233;s pour faire de la musique en live &#187; - comme il le dit si bien &#8211; il sait &#233;galement donner une ambiance plus intimiste au spectacle, en y joignant quelques m&#233;lodies m&#233;lancoliques ou sulfureuses aux claviers ou &#224; l'harmonica.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur une mise en sc&#232;ne &#233;pur&#233;e de Jean-Michel van den Eeyden, et une mise en images du collectif Dirty Monitor, le duo &#233;change, partage, dans un univers excessivement enfum&#233; qui rappelle trop bien la ville industrielle qu'est Charleroi, ce poumon noir de la Belgique. Le spectacle est rythm&#233;, et bizarrement, ne s'essouffle pas. Moch&#233;lan encha&#238;ne entre rap et sayn&#232;tes criantes de v&#233;rit&#233; et pourtant toujours dr&#244;les. D'un geste m&#233;thodique, il invite m&#234;me le public &#224; pousser la chansonnette avec lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce m&#234;me public se l&#232;vera d'ailleurs, en fin de spectacle, pour une standing ovation br&#251;lante et m&#233;rit&#233;e. Gr&#226;ce &#224; ses mots, Moch&#233;lan r&#233;ussi &#224; partager les maux d'une jeunesse &#224; l'aube de l'&#226;ge adulte. Son parcours r&#233;sonne chez tout un chacun, et nous fait red&#233;couvrir Charleroi, nous faisant presque oublier son image peu reluisante. Au sortir de la salle, c'est tr&#232;s certainement un autre regard que l'on posera sur la ville... Et l'on y respire mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:contemmanuelle@gmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Emmanuelle Conte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La po&#233;sie &#224; travers villes</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/La-poesie-a-travers-villes</link>
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		<dc:date>2014-02-03T19:22:13Z</dc:date>
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		<dc:creator> Emmanuelle Conte </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pour ouvrir en grandes pompes la quatri&#232;me &#233;dition du festival KICKS !, l'Ancre met ses planches &#224; disposition d'une formation peu commune : un tr&#232;s bon acteur d&#233;clamant la po&#233;sie belge d'Emile Verhaeren, un quatuor &#224; cordes, de la musique &#233;lectronique et du mapping vid&#233;o. Une initiative originale et intelligente pour d&#233;cloisonner les arts... au moins pour les amateurs du genre. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1895, Emile Verhaeren signait un recueil de po&#232;mes, &#171; Les Villes tentaculaires &#187;, dans lequel il y exposait toute (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour ouvrir en grandes pompes la quatri&#232;me &#233;dition du festival &lt;i&gt;KICKS !&lt;/i&gt;, l'Ancre met ses planches &#224; disposition d'une formation peu commune : un tr&#232;s bon acteur d&#233;clamant la po&#233;sie belge d'Emile Verhaeren, un quatuor &#224; cordes, de la musique &#233;lectronique et du mapping vid&#233;o. Une initiative originale et intelligente pour d&#233;cloisonner les arts... au moins pour les amateurs du genre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1895, Emile Verhaeren signait un recueil de po&#232;mes, &#171; Les Villes tentaculaires &#187;, dans lequel il y exposait toute l'horreur et la beaut&#233; de la ville. Ce regard critique sur l'urbanisme grandissant de l'&#233;poque est aujourd'hui transpos&#233; de mani&#232;re originale dans un spectacle contemporain, &#224; la crois&#233;e du concert et de la repr&#233;sentation th&#233;&#226;trale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'initiative du projet, Nicolas Mispelaere et son envie de faire conna&#238;tre &#224; la jeunesse les po&#232;mes de Verhaeren (auteur malheureusement tr&#232;s peu &#233;tudi&#233; dans les &#233;coles secondaires). Son ambition : montrer l'actualit&#233; du propos et la beaut&#233; des mots par une mise en sc&#232;ne contemporaine (sign&#233;e Jean-Michel Van den Eeyden) m&#234;lant diff&#233;rentes formes artistiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les planches, quelques formes claires et obscures &#224; la fois, mises en lumi&#232;re et m&#233;tamorphos&#233;es par du mapping vid&#233;o, un art complexe qui consiste &#224; projeter des animations visuelles en relief sur des structures 3D. Ces images, toujours en accord avec le th&#232;me de la ville, font r&#233;sonner les mots du po&#232;te de mani&#232;re visuelle, comme un envo&#251;tement, une hypnose. Il est difficile de d&#233;tacher le regard de ces formes qui fondent, br&#251;lent et se reforment, se redressent comme autant de gratte-ciels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est difficile &#233;galement de se concentrer sur les mots d&#233;clam&#233;s par un Nicolas Mispelaere habit&#233; par son texte. &#201;patant, &#233;mouvant parfois, s'abandonnant corps et &#226;me &#224; des mots forts de sens et de sentiments, Mispelaere ne parvient pas toujours &#224; emmener le public avec lui. La po&#233;sie demande souvent quelques efforts de concentration &#224; celui qui l'&#233;coute, pour en comprendre toutes les subtilit&#233;s et en appr&#233;cier d'autant plus la beaut&#233;. Et bien que l'initiative soit originale et enrichissante, le m&#233;lange de tous ces arts est parfois brouillon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le son n'est qu'une distraction de plus : la musique &#233;lectronique rencontre la douceur d'un quatuor &#224; cordes. Le m&#233;lange est brillant, subtil, int&#233;ressant mais &#233;galement suffoquant, &#233;trange et parfois m&#234;me assourdissant, au d&#233;triment de ces mots cri&#233;s avec force par Mispelaere, que le public peine pourtant &#224; entendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ensemble n'est pas mauvais, loin de l&#224;. L'initiative est appr&#233;ciable, et fera m&#234;me certainement mouche aupr&#232;s des amateurs du genre. Le spectacle, jou&#233; &#224; l'Ancre jusqu'au 5 f&#233;vrier, affiche d'ailleurs complet. Il y sera reprogramm&#233; en juin. En attendant, le festival KICKS ! continue jusqu'au mois de mars, et le public pourra sans doute trouver son bonheur parmi les nombreuses activit&#233;s propos&#233;es &#224; Charleroi, telles des tentacules prenant possession de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:contemmanuelle@gmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Emmanuelle Conte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Souvenirs guerriers</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Souvenirs-guerriers</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Souvenirs-guerriers</guid>
		<dc:date>2013-02-25T10:42:36Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Emmanuelle Conte </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Koenraad Tinel avait six ans, en 1940. Il a v&#233;cu la guerre, oui, mais dans le &#171; mauvais camp &#187; : avec un p&#232;re flamingant et sympathisant nazi, et deux grands fr&#232;res concr&#232;tement collaborateurs, le d&#233;barquement de Normandie n'a pas &#233;t&#233; per&#231;u comme une bouff&#233;e d'espoir, mais comme le d&#233;but d'une &#233;pop&#233;e dangereuse, en fuite vers l'Allemagne. Il raconte ses souvenirs, heureux comme douloureux, avec une franchise &#233;tonnante et une certaine maladresse plut&#244;t attendrissante. &lt;br class='autobr' /&gt;
Koenraad Tinel est aujourd'hui artiste (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Koenraad Tinel avait six ans, en 1940. Il a v&#233;cu la guerre, oui, mais dans le &#171; mauvais camp &#187; : avec un p&#232;re flamingant et sympathisant nazi, et deux grands fr&#232;res concr&#232;tement collaborateurs, le d&#233;barquement de Normandie n'a pas &#233;t&#233; per&#231;u comme une bouff&#233;e d'espoir, mais comme le d&#233;but d'une &#233;pop&#233;e dangereuse, en fuite vers l'Allemagne. Il raconte ses souvenirs, heureux comme douloureux, avec une franchise &#233;tonnante et une certaine maladresse plut&#244;t attendrissante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Koenraad Tinel est aujourd'hui artiste plasticien. Ses &#339;uvres sculpturales &#233;voquent principalement des mondes mythiques (&#224; d&#233;couvrir sur son &lt;a href=&#034;http://www.koenraadtinel.be&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;site officiel&lt;/a&gt;). Mais ses dessins proposent une toute autre facette de l'artiste : ils sont une plong&#233;e dans son pass&#233; et donnent forme &#224; des souvenirs complexes. Apr&#232;s avoir termin&#233; le cycle &#171; Scheisseimer &#187; en 2006, compos&#233; de plus de 240 dessins au brou de noix et &#224; l'encre de Chine, Tinel a pu, gr&#226;ce &#224; la complicit&#233; de son ami et &#233;crivain David Van Reybrouck, mettre des mots sur ses &#339;uvres, dans un livre paru en n&#233;erlandais en 2009 et rapidement port&#233; &#224; la sc&#232;ne &#224; Anvers. C'est au th&#233;&#226;tre Les Tanneurs qu'il raconte de nouveau son histoire, en fran&#231;ais cette fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur sc&#232;ne, rien d'autre que des copies de ces centaines de dessins, un sublime piano &#224; queue, et Koenraad Tinel, l'homme qui a v&#233;cu la guerre alors qu'il n'&#233;tait encore qu'un enfant. En guise d'introduction, ses doigts noueux jouent une pi&#232;ce de Bach qu'il avait apprise avec sa professeur juive, Betty Galinsky, &#224; qui il d&#233;die ce spectacle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est avec des mots h&#233;sitants que Tinel parle. Il d&#233;bite ses id&#233;es, ses souvenirs &#224; une vitesse incroyable, comme si ses secrets &#233;taient rest&#233;s trop longtemps enfouis dans sa m&#233;moire, ne demandant qu'&#224; s'en &#233;chapper au plus vite. Rien n'est appris par c&#339;ur : il tente simplement de retranscrire avec des mots maladroits son histoire poignante et fascinante. Rien n'est jou&#233;, non plus : l'&#233;motion est r&#233;elle, et sa voix tremblante n'en est que plus touchante. Il ne juge pas, mais raconte l'innommable, la monstruosit&#233; de l'id&#233;ologie nazie, avec l'innocence de son &#226;ge d'alors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le rythme est un peu monotone, le public ne peut qu'applaudir l'audace de cet homme qui n'h&#233;site pas &#224; affronter ses propres &#233;motions et &#224; en livrer un r&#233;cit dont la sinc&#233;rit&#233; n'a d'&#233;gale que la culpabilit&#233; que Tinel ressent toujours, culpabilit&#233; d'un choix qu'il n'a pas fait, que d'autres ont fait pour lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le spectacle se terminera sur une note musicale de Bach, la m&#234;me que celle qui l'a introduit, faisant r&#233;sonner une derni&#232;re fois les souvenirs de l'Homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:contemmanuelle@gmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Emmanuelle Conte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Qui veut gagner... des milliards ?</title>
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		<dc:creator> Emmanuelle Conte </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pour sa toute premi&#232;re repr&#233;sentation en Belgique, et dans le cadre du festival de caf&#233;-th&#233;&#226;tre &#171; La Cerise du G&#226;teau &#187; du Centre Culturel d'Uccle, Audrey Vernon fait ses preuves dans une salle comble et combl&#233;e. Avec un humour d&#233;cal&#233; et d&#233;jant&#233;, elle donne vie au premier &#171; one-man-show &#233;conomique &#187; dans un style bien particulier et une autod&#233;rision exacerb&#233;e qui lui font parfois faux bond. &lt;br class='autobr' /&gt;
La com&#233;dienne est d&#233;j&#224; sur sc&#232;ne, post&#233;e sur un haut tabouret et cach&#233;e derri&#232;re un journal lorsque les spectateurs (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour sa toute premi&#232;re repr&#233;sentation en Belgique, et dans le cadre du festival de caf&#233;-th&#233;&#226;tre &#171; La Cerise du G&#226;teau &#187; du Centre Culturel d'Uccle, Audrey Vernon fait ses preuves dans une salle comble et combl&#233;e. Avec un humour d&#233;cal&#233; et d&#233;jant&#233;, elle donne vie au premier &#171; one-man-show &#233;conomique &#187; dans un style bien particulier et une autod&#233;rision exacerb&#233;e qui lui font parfois faux bond.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La com&#233;dienne est d&#233;j&#224; sur sc&#232;ne, post&#233;e sur un haut tabouret et cach&#233;e derri&#232;re un journal lorsque les spectateurs s'installent, instaurant automatiquement une ambiance intrigante dans la petite salle du Centre Culturel d'Uccle. Accompagn&#233;e de seulement quelques accessoires, elle tiendra l'audience en haleine pendant un peu plus d'une heure. La demoiselle a un charme fou, elle le sait et elle en joue souvent : pole-dance sensuelle sous un &#233;clairage tamis&#233;, changement de robe sous les yeux &#233;bahis des hommes et les rires jaunes des femmes, elle sait utiliser sa plastique parfaite pour rajouter un peu de piquant dans cette soir&#233;e d&#233;j&#224; bien &#233;pic&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais derri&#232;re ses airs de pin-up idiote, le talent comique d'Audrey Vernon est imparable : sa passion pour l'&#233;conomie lui permet d'&#234;tre tr&#232;s dr&#244;le tout en parlant de Marx, du CAC 40, du lib&#233;ralisme, ou encore de la liste de Forbes (qu'elle apprend par c&#339;ur chaque ann&#233;e !). En plus de faire rire, elle instruit : dans sa petite universit&#233; populaire, elle nous apprend, de mani&#232;re ludique, &#224; reconna&#238;tre un milliardaire et &#224; l'aborder afin d'atteindre le but ultime : l'&#233;pouser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, toutes ses blagues ne font pas mouche, et certaines d'entre elles ne re&#231;oivent que quelques sourires silencieux. N&#233;anmoins, la belle ne se laisse pas d&#233;stabiliser, et convainc par son autod&#233;rision &#224; toute &#233;preuve. Elle attendri ainsi son public, vers lequel elle lancera son bouquet de jeune mari&#233;e en fin de soir&#233;e, avant de se diriger vers un voyage de noces et un avenir plus que prometteurs. Une premi&#232;re sc&#232;ne belge appr&#233;ci&#233;e donc, mais certainement pas la derni&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ni blanc, ni noir</title>
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		<dc:creator> Emmanuelle Conte </dc:creator>



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&lt;p&gt;Kwaheri &#8211; &#171; Au revoir &#187;, en swahili &#8211; retrace l'histoire du m&#233;tissage &#224; travers une double ligne du temps : celle d'un t&#233;moignage criant de v&#233;rit&#233;, et celle de l'Histoire avec un grand &#171; H &#187;. Soutenue sur sc&#232;ne par deux musiciens talentueux, Estelle Marion nous conte sa qu&#234;te d'identit&#233;, de sa naissance &#224; aujourd'hui, dans un d&#233;cor &#233;pur&#233; et intimiste. Une histoire troublante, poignante. Une r&#233;flexion sur sa vie et sur le Monde. Un r&#233;cit qui prend aux tripes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Estelle Marion n'est ni blanche, ni noire. Elle est (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Kwaheri &#8211; &#171; Au revoir &#187;, en swahili &#8211; retrace l'histoire du m&#233;tissage &#224; travers une double ligne du temps : celle d'un t&#233;moignage criant de v&#233;rit&#233;, et celle de l'Histoire avec un grand &#171; H &#187;. Soutenue sur sc&#232;ne par deux musiciens talentueux, Estelle Marion nous conte sa qu&#234;te d'identit&#233;, de sa naissance &#224; aujourd'hui, dans un d&#233;cor &#233;pur&#233; et intimiste. Une histoire troublante, poignante. Une r&#233;flexion sur sa vie et sur le Monde. Un r&#233;cit qui prend aux tripes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Estelle Marion n'est ni blanche, ni noire. Elle est m&#233;tis, mais &#034;mul&#226;tresse&#034; est le mot qu'elle revendique pour se d&#233;finir, un peu par provocation. A l'&#233;poque des colonisations africaines, ce terme &#034;mul&#226;tre&#034; &#233;tait utilis&#233; pour d&#233;finir le fruit d'une liaison entre un homme blanc et une femme noire. N&#233;e en 1949 au Rwanda, lorsque les mariages mixtes &#233;taient encore interdits, Estelle Marion a connu la colonisation, l'ind&#233;pendance, mais aussi et surtout, le racisme. C'est cette histoire qu'elle conte sur la sc&#232;ne du Grand Varia. L'histoire d'un m&#233;tissage douloureux. L'histoire d'un d&#233;s&#233;quilibre entre son c&#244;t&#233; occidental, le blanc, et son c&#244;t&#233; africain, le noir. L'histoire d'une crise identitaire, car Estelle provient de deux cultures diff&#233;rentes, sans jamais trouver d'appartenance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Estelle Marion retranscrit donc le r&#233;cit de sa vie dans un texte qu'elle a &#233;crit et agr&#233;ment&#233; d'extraits percutants d'&#233;crivains africains et afro-am&#233;ricains. Pendant un peu plus d'une heure, ses mots voguent entre contexte politique et histoire personnelle. De temps &#224; autres, sa voix chantante s'&#233;l&#232;ve et Estelle reprend des chansons, rythmant la pi&#232;ce de mani&#232;re ponctuelle. Un index tr&#232;s complet du spectacle sera d'ailleurs distribu&#233; &#224; la sortie, reprenant en d&#233;tails ces mots qui ne sont pas d'elles, mais qui ont marqu&#233; son histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Estelle danse aussi, dans ce d&#233;cor &#233;pur&#233; et simpliste rappelant l'intime r&#233;cit qui y est cont&#233;. Sur sc&#232;ne, rien d'autre qu'elle, pieds nus, tentant de &#171; bouger dans son corps d'africaine &#187;. Derri&#232;re elle, un &#233;cran repr&#233;sente l'espace du mental, de l'imaginaire. Ce travail de Zeno Graton permet, &#224; l'aide d'extraits de films et de documentaires, de cr&#233;er un d&#233;cor vivant, englobant. Les nombreux jeux de contrastes lumineux font quant &#224; eux ressortir les conflits int&#233;rieurs de la com&#233;dienne, &#233;voluant sans cesse d'une ambiance chaude &#224; une atmosph&#232;re plus froide, enveloppant les spectateurs dans cette Histoire qui est aussi la leur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les prestations &#233;poustouflantes des deux musiciens qui l'accompagnent &#8211; un blanc et une noire, co&#239;ncidence ?- sont &#224; souligner. Les compositions de Marc H&#233;rouet (au piano), ponctuent le texte et interviennent en interaction constante avec les paroles. Quant &#224; Manou Gallo (percussions et basse), elle &#233;blouit par sa virtuosit&#233; et son talent hors normes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tout devient plus qu'un spectacle : c'est un bout de l'Histoire qui nous est cont&#233; &#224; travers le t&#233;moignage d'Estelle Marion, sans aucune intention de victimisation ou d'apitoiement. Une Histoire qui laisse une trace ind&#233;l&#233;bile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:contemmanuelle@gmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Emmanuelle Conte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un squatteur sachant squatter</title>
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		<dc:creator> Emmanuelle Conte </dc:creator>



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&lt;p&gt;Deux squatteurs dans un appartement du 16&#232;me arrondissement de Paris : voil&#224; un th&#232;me qui pourrait d&#233;j&#224;, si l'on trouve les bons mots, se transformer en une jolie com&#233;die. Choisissez deux protagonistes d'origine &#233;trang&#232;re &#8211; Samir et Natasha &#8211; et vous obtiendrez un spectacle dans l'air du temps, transmettant un message de tol&#233;rance et de solidarit&#233; empli d'amour&#8230; et d'humour. &lt;br class='autobr' /&gt;
S'appeler Samir, dans la soci&#233;t&#233; actuelle, n'est pas une sin&#233;cure. Travail, logement, toutes les portes se ferment plus facilement face (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Deux squatteurs dans un appartement du 16&#232;me arrondissement de Paris : voil&#224; un th&#232;me qui pourrait d&#233;j&#224;, si l'on trouve les bons mots, se transformer en une jolie com&#233;die. Choisissez deux protagonistes d'origine &#233;trang&#232;re &#8211; Samir et Natasha &#8211; et vous obtiendrez un spectacle dans l'air du temps, transmettant un message de tol&#233;rance et de solidarit&#233; empli d'amour&#8230; et d'humour.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'appeler Samir, dans la soci&#233;t&#233; actuelle, n'est pas une sin&#233;cure. Travail, logement, toutes les portes se ferment plus facilement face aux sonorit&#233;s &#233;trang&#232;res d'un simple pr&#233;nom. Le squat est un dernier recours pour le jeune alg&#233;rien qui, avec la complicit&#233; de son meilleur ami, va prendre ses quartiers dans un bel appartement du 16&#232;me arrondissement de Paris. Seules ombres au tableau, les deux s&#339;urs propri&#233;taires du logement d&#233;barquent sans crier gare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette cohabitation forc&#233;e d&#233;couleront plusieurs sentiments rythmant joyeusement la pi&#232;ce. L'indignation et les propos, clairement racistes mais hilarants, de Maryvonne font mouche. Le d&#233;terminisme de sa s&#339;ur Jeanne inspire le respect. Mais l'&#233;l&#233;ment d&#233;clencheur des rires du public est d&#233;finitivement l'affrontement des deux femmes aux caract&#232;res bien oppos&#233;s. Marion Game et Genevi&#232;ve Fontanel campent leurs r&#244;les &#224; la perfection, et l'on ne peut que saluer chaudement leurs excellentes prestations. Le jeune Selim Clayssen ne passe pas inaper&#231;u non plus : son r&#244;le lui va litt&#233;ralement comme un gant, offrant au spectacle encore plus de r&#233;alisme qu'il n'en poss&#233;dait d&#233;j&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur, Jean-Marie Chevret, a le sens des bons mots. Des mots dr&#244;les. Des mots choquants. Des mots touchants. Chaque r&#233;plique est calcul&#233;e, sens&#233;e. La mise en sc&#232;ne est rythm&#233;e, sans temps morts. Quelques bons sentiments invitent l'audience &#224; reprendre son souffle avant de reprendre la danse, &#224; cent &#224; l'heure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette com&#233;die traite avec brio de la question de l'immigration. Mais au-del&#224; d'un message antiraciste &#233;vident, les spectateurs assistent aussi &#224; la confrontation de deux g&#233;n&#233;rations, de deux exp&#233;riences de vie sur fond de drame social. Tout fonctionne &#224; merveille, et la pi&#232;ce aura probablement un impact sur la foule qui applaudit, debout, la r&#233;alit&#233; que le spectacle leur a offerte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:contemmanuelle@gmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Emmanuelle Conte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Rire pour l'&#233;galit&#233;</title>
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		<dc:creator> Emmanuelle Conte </dc:creator>



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&lt;p&gt;Un festival, deux soir&#233;es, 12 humoristes autour de l'&#233;galit&#233; femmes/hommes&#8230; Un cocktail explosif qui met l'eau &#224; la bouche ! Port&#233; par deux pr&#233;sentateurs &#224; forte personnalit&#233;, le spectacle fait mouche&#8230; puis s'essouffle. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;v&#232;nement est une initiative du ministre-pr&#233;sident du Coll&#232;ge de la Cocof et met en sc&#232;ne, lors de deux soir&#233;es &#224; guichets ferm&#233;s au th&#233;&#226;tre de la Toison d'Or, 12 humoristes belges &#8211; 6 femmes, 6 hommes &#8211; pr&#234;ts &#224; aborder avec humour et cynisme ce sujet in&#233;puisable : l'&#233;galit&#233; femmes/hommes dans (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un festival, deux soir&#233;es, 12 humoristes autour de l'&#233;galit&#233; femmes/hommes&#8230; Un cocktail explosif qui met l'eau &#224; la bouche ! Port&#233; par deux pr&#233;sentateurs &#224; forte personnalit&#233;, le spectacle fait mouche&#8230; puis s'essouffle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;v&#232;nement est une initiative du ministre-pr&#233;sident du Coll&#232;ge de la Cocof et met en sc&#232;ne, lors de deux soir&#233;es &#224; guichets ferm&#233;s au th&#233;&#226;tre de la Toison d'Or, 12 humoristes belges &#8211; 6 femmes, 6 hommes &#8211; pr&#234;ts &#224; aborder avec humour et cynisme ce sujet in&#233;puisable : l'&#233;galit&#233; femmes/hommes dans notre soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sentation est laiss&#233;e &#224; l'incroyable Maman, artiste transformiste et reine des nuits bruxelloises, et au franc-parler du caustique Greg Carette, campant l'un et l'autre, et ce tout au long du spectacle, des clich&#233;s et caricatures des sexes dits &#171; faible &#187; et &#171; fort &#187;. Les deux comp&#232;res introduisent de mani&#232;re un peu h&#233;sitante, mais malgr&#233; tout hilarante, les sketches des 12 artistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les nombreuses prestations, on retiendra notamment celle de Jean-Luc Fonck, dont la renomm&#233;e n'est plus &#224; faire (et qui &#233;tait d'ailleurs attendu par de nombreux spectateurs), mais aussi celle de Zidani : apr&#232;s un passage remarqu&#233; dans l'&#233;mission de Laurent Ruquier, &#171; On ne demande qu'&#224; en rire &#187;, la comique belge continue sur sa lanc&#233;e et nous offre un joli moment tout en humour et en chansons. Myriam Leroy, quant &#224; elle, ne convainc pas : ses chroniques, pourtant d&#233;capantes en radio, ne font malheureusement pas le m&#234;me effet sur sc&#232;ne. La belle d&#233;croche n&#233;anmoins quelques rires francs, et pour une premi&#232;re, ce n'est pas si mal.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si le concept est int&#233;ressant, on d&#233;plore l'absence d'engagement r&#233;el. La plupart des interventions, en effet, tourne principalement autour d'un th&#232;me presque trop facile &#8211; le sexe &#8211; et si cela fait rire au d&#233;but, le public s'en lasse malheureusement bien trop vite. L'absence de pr&#233;paration, aussi, g&#226;che un peu le plaisir : plusieurs com&#233;diens montent sur la sc&#232;ne notes &#224; la main, distrayant l'attention des spectateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la superbe mise en sc&#232;ne de Nathalie Uffner (qui s'illustre aussi sur les planches accompagn&#233;e de S&#233;bastien Ministru dans un sketch loufoque) ajoute une touche de comique incontournable : un &#233;cran d'ombres chinoises, repr&#233;sentant chacun des intervenants r&#233;agissant en direct &#224; ce qui se passe sur sc&#232;ne, remet l'ambiance quand le public semble s'&#233;teindre. C'est de nouveau Jean-Luc Fonck &#8211; ou plut&#244;t Sttellla &#8211; qui ravivera une derni&#232;re fois la flamme du rire lors d'une chanson tr&#232;s adapt&#233;e au th&#232;me de la soir&#233;e, et qui fera oublier en un clin d'&#339;il tous les petits d&#233;fauts du spectacle, pour une fin en apoth&#233;ose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:contemmanuelle@gmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Emmanuelle Conte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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