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	<title>Demandez Le Programme</title>
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	<description>Demandezleprogramme est un agenda culturel et interactif en ligne, qui permet la rencontre entre les lieux culturels, les internautes et les artistes.</description>
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		<title>Demandez Le Programme</title>
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		<title>Plateau miniature pour r&#233;cit d'envergure</title>
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		<dc:date>2015-01-19T11:10:55Z</dc:date>
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		<dc:creator> Blanche Tirtiaux </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Incroyable ce que peuvent raconter quelques objets lorsqu'ils sont manipul&#233;s avec humour et partition. Ressacs est un th&#233;&#226;tre d'objets dr&#244;le et d&#233;cal&#233; qui dit beaucoup avec tr&#232;s peu en transgressant la pesanteur d'un destin a priori tragique. Un spectacle tragico-comique de la Compagnie Gare Centrale ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Un couple on ne peut plus ordinaire : a beautiful house in a residential area, la voiture rouge, le cr&#233;dit. Et puis tout d'un coup, il n'y a plus rien, sauf le chien. Les deux acteurs en sc&#232;ne voient (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Incroyable ce que peuvent raconter quelques objets lorsqu'ils sont manipul&#233;s avec humour et partition. Ressacs est un th&#233;&#226;tre d'objets dr&#244;le et d&#233;cal&#233; qui dit beaucoup avec tr&#232;s peu en transgressant la pesanteur d'un destin a priori tragique. Un spectacle tragico-comique de la Compagnie Gare Centrale !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un couple on ne peut plus ordinaire : &lt;i&gt;a beautiful house in a residential area&lt;/i&gt;, la voiture rouge, le cr&#233;dit. Et puis tout d'un coup, il n'y a plus rien, sauf le chien. Les deux acteurs en sc&#232;ne voient progressivement leur faible capital s'envoler et les objets qui constituent leur vie dispara&#238;tre de la table qui est devant eux. &lt;i&gt;The beautiful house is lost&lt;/i&gt;, la chemise &#233;l&#233;gante qui va avec aussi. Les voil&#224; subitement &#224; moiti&#233; nus devant une mer de velours bleu, errant sur un rafiot de fortune, transposition po&#233;tique de leur &#233;tat de d&#233;tresse. Elle et lui, aux c&#244;t&#233;s du chien en plastique, poussent la chansonnette pour raconter leur histoire terrible accompagn&#233;s par un petit clavier au son m&#233;tallique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les deux acteurs, Agn&#232;s Limbo et Gr&#233;gory Houben, usent de la musique, du rythme et des all&#233;es et venues des objets sur leur plateau miniature pour faire &#233;voluer leur histoire. Ils pr&#233;sentent avec une implacable simplicit&#233; leur ruine et nous rions &#224; gorge d&#233;ploy&#233;e de cette ironie. Un humour d&#233;cal&#233; et zinneke entre flegme british et auto-d&#233;rision &#224; la belge rend le tout incisif tandis que les moyens utilis&#233;s demeurent &#233;conomes. Et puisque tout va si mal, et qu'il n'y a m&#234;me pas de whisky pour oublier &#8211;&lt;i&gt; no money, no whisky, nothing !&lt;/i&gt; &#8211; le bateau finit par s'&#233;chouer en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'anecdote tragique se transforme soudainement en une all&#233;gorie &#233;vocatrice. L'Afrique, terre de ressources, l'occasion ultime de refaire fortune ? &lt;i&gt;Dans la nuit, passent les caravelles des grandes conqu&#234;tes...&lt;/i&gt; Elle et lui refont surface, se travestissent et se m&#233;tamorphosent, ils entament un nouveau bout de leur vie et racontent avec elle un pan de l'Histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La singularit&#233; du spectacle tient probablement de l'alchimie entre les acteurs, musiciens interpr&#232;tes et manipulateurs d'objets. &lt;i&gt;Ressacs&lt;/i&gt; est en ce sens dans la lign&#233;e des formes d&#233;j&#224; exp&#233;riment&#233;es par le duo : un dialogue entre jeu et narration o&#249; les deux protagonistes jonglent d'un statut &#224; l'autre, o&#249; les registres et les langues se m&#233;langent dans un &#233;lan cr&#233;atif. L'atmosph&#232;re crisse, craque, grin&#231;ouille, r&#233;sonne A, E, I, O, U, fait pim, pam, &#171; &lt;i&gt;Darling&lt;/i&gt; ? &#187;, et nous emporte dans un ailleurs ludique et d&#233;jant&#233;. Au travers du destin un peu absurde des deux zigotos nous voil&#224; plong&#233;s dans la trag&#233;die coloniale, dans la course &#233;perdue au pouvoir et &#224; l'avoir. Bien envoy&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blanche Tirtiaux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Exploration sensuelle au bord de l'eau</title>
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		<dc:date>2014-12-14T09:29:03Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Blanche Tirtiaux </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s le succ&#232;s l'ann&#233;e derni&#232;re de &#171; La Vecchia Vacca &#187;, Salvatore Calcagno propose cette semaine aux Tanneurs &#171; Le gar&#231;on de la piscine &#187;, un hommage &#224; ceux qui passent leur journ&#233;e sur la place du village, &#224; &#233;gale distance entre la plage et la maison. Un spectacle dynamique qui interroge avec humour et d&#233;calage les barri&#232;res et les emp&#234;chements. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout le monde a d&#233;j&#224; rencontr&#233; une des ces bandes de &#171; gars de la piscine &#187; qui passent leur journ&#233;e &#224; zoner sur le banc de la place, &#224; mater les filles qui (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s le succ&#232;s l'ann&#233;e derni&#232;re de &#171; La Vecchia Vacca &#187;, Salvatore Calcagno propose cette semaine aux Tanneurs &#171; Le gar&#231;on de la piscine &#187;, un hommage &#224; ceux qui passent leur journ&#233;e sur la place du village, &#224; &#233;gale distance entre la plage et la maison. Un spectacle dynamique qui interroge avec humour et d&#233;calage les barri&#232;res et les emp&#234;chements.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout le monde a d&#233;j&#224; rencontr&#233; une des ces bandes de &#171; gars de la piscine &#187; qui passent leur journ&#233;e &#224; zoner sur le banc de la place, &#224; mater les filles qui passent et &#224; jouer aux ca&#239;ds. Partir de leur ennui et du vide de leur existence n'a &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; pas l'envergure d'&#234;tre le sujet central d'un spectacle. Et pourtant, Salvatore Calcagno propose un objet th&#233;&#226;tral d&#233;cal&#233; et intrigant qui transcende le quotidien de la th&#233;matique qu'il aborde par la sensualit&#233; qu'il d&#233;gage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vendeuse de glace est la premi&#232;re &#224; faire son apparition sur sc&#232;ne. Son corps rachitique se meut avec lenteur dans l'espace, d&#233;form&#233; par de hautes semelles compens&#233;es qui lui donnent un balancement hypnotique. Derri&#232;re son frigobox &#224; roulettes, la vendeuse &#224; la peau diaphane devient diva &#233;trange, cr&#233;ature fantasm&#233;e et fantasmatique, ac&#233;rant d&#232;s les premi&#232;res secondes du spectacle notre curiosit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes d&#233;barquent, quatre mecs et une fille, la clope au bec. Pas d'action, ou si peu. On se touche, s'effleure, se taquine, s'embrasse presque, se souffle dessus. Dans le dialogue qu'entreprennent les corps les uns avec les autres se tisse une mati&#232;re &#233;paisse, &#233;merge une consistance palpable o&#249; les jeux de mains, de fum&#233;e, les regards en disent long. &lt;br class='autobr' /&gt;
Des corps sans &#226;ge, na&#239;fs, jeunes dans leur fra&#238;cheur, se r&#233;pondent ; les conversations futiles, prennent sens par l'incarnation sinc&#232;re des acteurs, sont sublim&#233;es par un travail pr&#233;cis et juste de ch&#339;ur. Le spectateur est invit&#233; dans un monde sensoriel au go&#251;t d&#233;licieux de s&#233;duction, o&#249; le rythme de l'ordinaire et du presque rien s'installe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant &#171; le gar&#231;on de la piscine &#187; tient si peu du r&#233;el et de l'ordinaire. Salvatore Calcagno est un plasticien des corps, il utilise le mat&#233;riau humain avec cr&#233;ativit&#233; pour d&#233;caler et nourrir le banal et lui donner un statut d'exception. Des situations insignifiantes sont r&#233;cup&#233;r&#233;es et pass&#233;es &#224; la moulinette de la th&#233;&#226;tralit&#233; et se transforment en dr&#244;leries loufoques tout en demeurant identifiables. Une sc&#232;ne de classe devient sur les planches s&#233;ance de borborygmes sous l'&#233;gide d'une professeur-sorci&#232;re, entre clins d'&#339;il r&#233;alistes et v&#233;ritables inventions sc&#233;niques. En ce sens, le travail du metteur en sc&#232;ne est particuli&#232;rement convaincant et fait preuve d'une recherche esth&#233;tique et symbolique singuli&#232;re. On d&#233;plorera peut-&#234;tre le glissement de registre et quelques sc&#232;nes plus in&#233;gales en fin de spectacle qui entrent en rupture avec la magnifique sensualit&#233; qui est pr&#233;sente dans le reste de la pi&#232;ce. Un d&#233;tour par le discours d&#233;force un tantinet la ligne de conduite, l&#224; o&#249; &#224; d'autres moments les images et la pr&#233;sence des com&#233;diens &#8211; qui font preuve d'une performance &#224; tout moment ajust&#233;e &#8211; suffisaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En donnant &#224; sentir et &#224; vivre la d&#233;sillusion d'individus qui s'enracinent en bord de piscine, la pi&#232;ce propose un langage empreint de corporalit&#233; et traite mine de rien de questions fondamentales comme celle de l'errance, de l'emp&#234;chement, de l'omnipr&#233;sence de la sexualit&#233;. Un travail prometteur pour une &#233;quipe jeune et pleine d'&#233;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blanche Tirtiaux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Voil&#224; leur Allemagne</title>
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		<dc:date>2014-12-02T12:30:14Z</dc:date>
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		<dc:creator> Blanche Tirtiaux </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En 1947, Wolfgang Borchert &#233;crit &#171; Dehors devant la porte &#187; et lui donne le sous-titre de &#171; pi&#232;ce qu'aucun th&#233;&#226;tre ne veut jouer et qu'aucun public ne veut voir &#187;. H&#233;lo&#239;se Meire et C&#233;line Hupin &#224; l'origine de la compagnie What's up ?! ont d&#233;cid&#233; de relever le d&#233;fi audacieux de monter le texte sur les planches du National en lui redonnant une actualit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
La guerre est finie, un homme rentre en Allemagne. Trois ans se sont &#233;coul&#233;s depuis la fin des hostilit&#233;s mais Beckmann, jeune soldat de 25 ans, a &#233;t&#233; retenu (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 1947, Wolfgang Borchert &#233;crit &#171; Dehors devant la porte &#187; et lui donne le sous-titre de &#171; pi&#232;ce qu'aucun th&#233;&#226;tre ne veut jouer et qu'aucun public ne veut voir &#187;. H&#233;lo&#239;se Meire et C&#233;line Hupin &#224; l'origine de la compagnie What's up ?! ont d&#233;cid&#233; de relever le d&#233;fi audacieux de monter le texte sur les planches du National en lui redonnant une actualit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La guerre est finie, un homme rentre en Allemagne. Trois ans se sont &#233;coul&#233;s depuis la fin des hostilit&#233;s mais Beckmann, jeune soldat de 25 ans, a &#233;t&#233; retenu en Sib&#233;rie et revient de cette &#233;preuve perdu et &#233;puis&#233;. Il ne r&#234;ve que d'une chose : une porte &#224; passer pour retrouver un foyer, un chez lui. Cependant son absence a &#233;t&#233; longue et&lt;i&gt; il revient tout diff&#233;rent de celui qu'il &#233;tait en partant&lt;/i&gt;, pr&#233;cise la pr&#233;face de la pi&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Borchert livre un texte noir o&#249; il utilise le ton du conte pour rendre compte de l'&#233;tat d'errance d'entre vie et mort que conna&#238;t le h&#233;ros. H&#233;lo&#239;se Meire et C&#233;line Hupin ont choisi d'utiliser l'onirisme du texte pour proposer des ambiances contrast&#233;es o&#249; le macabre rencontre le fantastique. Le spectacle commence par une image fort, particuli&#232;rement embl&#233;matique du spectacle dans laquelle la mort masqu&#233;e &#233;merge lentement d'une mar&#233;e immense et organique &#233;voquant des lambeaux de chair, des visc&#232;res ou un amas de cadavres. L'enfer que vit le h&#233;ros se mat&#233;rialise au travers de diff&#233;rents tableaux en dialogue &#233;troit les uns avec les autres : derri&#232;re un voile en fond de sc&#232;ne des pans du r&#234;ve ou du cauchemar se d&#233;ploient &#224; demi-teinte ; sur l'avant-sc&#232;ne le soldat se confronte en clair-obscur avec le monde r&#233;el. L'ambigu&#239;t&#233; des registres accentue le d&#233;calage que vit Beckmann et nous fait entrer au c&#339;ur de son tourment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En filigrane appara&#238;t alors le propos de la pi&#232;ce, &#224; savoir celui de la responsabilit&#233; individuelle dans l'horreur, le choix ou non du d&#233;ni face &#224; l'inacceptable. La guerre est finie ? Pour Beckmann elle ne l'est pas. Par sa qu&#234;te &#233;perdue du sens, le protagoniste nous partage les barri&#232;res et les refus qu'il essuie, nous fait rencontrer ses d&#233;mons d'hier et d'aujourd'hui. L'Elbe personnifi&#233;e en figure mythologique refuse son suicide, le colonel de Beckmann dans son int&#233;rieur bourgeois le prend pour un fou.&lt;i&gt; Chaque jour, on assassine, chaque jour on est assassin&#233;&lt;/i&gt;... mais comment faire pour avancer sans oublier ses crimes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dispositif sc&#233;nique revisite le texte et fait ressortir par l'all&#233;gorie l'intemporalit&#233; des questions pos&#233;es. L'habile mise en abyme de la rencontre de Beckmann avec un directeur de th&#233;&#226;tre pose par exemple un regard auto-r&#233;flexif sur la pi&#232;ce et interroge le culte du divertissement face au d&#233;sastre. En ce sens, le spectacle fait preuve d'une ligne lisible et coh&#233;rente, un rien didactique peut-&#234;tre. Les sc&#232;nes s'encha&#238;nent avec cadence sur une bande-son rythm&#233;e et nous font p&#233;n&#233;trer par la mati&#232;re dans les nu&#233;es du h&#233;ros. On appr&#233;cie d'assister &#224; une recherche th&#233;&#226;trale enti&#232;re et foisonnante incluant des acteurs impliqu&#233;s et des personnages dynamiques, au risque peut-&#234;tre de regretter qu'il n' y ait davantage de sobri&#233;t&#233; et de suggestion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blanche Tirtiaux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Faites place aux rois vagabonds</title>
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		<dc:creator> Blanche Tirtiaux </dc:creator>



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&lt;p&gt;Les rois vagabonds pr&#233;sentent en duo un concerto extraordinaire m&#234;lant cirque et musique. Une belle clownette chante, danse et joue du violon pendant que son auguste partenaire fanfaronne aux cuivres entre deux chutes maladroites. Un v&#233;ritable bijou d&#233;gott&#233; par le th&#233;&#226;tre 140 &#224; Avignon pour nous en mettre plein la vue. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur sc&#232;ne un &#233;l&#233;gant lustre aux pendrillons de verre et une petite niche de velours rouge annoncent la couleur. L'espace sc&#233;nique est pr&#234;t &#224; recevoir nos deux rois et leur concerto de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les rois vagabonds pr&#233;sentent en duo un concerto extraordinaire m&#234;lant cirque et musique. Une belle clownette chante, danse et joue du violon pendant que son auguste partenaire fanfaronne aux cuivres entre deux chutes maladroites. Un v&#233;ritable bijou d&#233;gott&#233; par le th&#233;&#226;tre 140 &#224; Avignon pour nous en mettre plein la vue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur sc&#232;ne un &#233;l&#233;gant lustre aux pendrillons de verre et une petite niche de velours rouge annoncent la couleur. L'espace sc&#233;nique est pr&#234;t &#224; recevoir nos deux rois et leur concerto de haut vol. La reine fait son apparition tout de blanc v&#234;tue, une valisette &#224; la main, le pas l&#233;ger et la pirouette gracieuse, suivie par son acolyte vagabond. Avec sa grosse malle de fer et ses gestes patauds, le deuxi&#232;me tente co&#251;te que co&#251;te de suivre la diva dans ses grands airs. Madame sort le violon de la valisette et se met &#224; jouer avec virtuosit&#233;, Monsieur sort le tuba rafistol&#233; de la malle pleine de paille et crachotte quelques notes graves. La petite m&#233;canique est lanc&#233;e, la belle et le b&#234;te nous ravissent d&#233;j&#224; de leur duo d&#233;licieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le concerto n'est que pr&#233;texte, on pouvait s'en douter. Ces deux l&#224; ont plus d'un tour dans leur sac, et en plus d'&#234;tre dr&#244;les et terriblement bien assortis, ils nous &#233;poustouflent par leur technique musicale et acrobatique, tout en offrant &#224; nos mirettes une kyrielle d'images. De la niche rouge surgissent ponctuellement quelques trouvailles, une jupe gigantesque s'&#233;tire sur la musique endiabl&#233;e du violon pour faire appara&#238;tre successivement une imp&#233;ratrice, un g&#233;ant aux pieds d'argile, une cr&#233;ature sous-marine. De tableau en tableau, on sort d'un jeu pour en rejoindre un autre, slalomant entre musique de chambre, op&#233;ra, p&#233;riple sur les mers, galipettes ou chor&#233;graphie d&#233;jant&#233;e, surpris toujours par l'originalit&#233; des images qui s'impriment sur nos r&#233;tines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pendant ce grand voyage, Monsieur et Madame d&#233;ploient une relation complice, revisitant l'inconditionnel couple du clown blanc et de l'auguste avec une bonne dose d'humour, de surprise et de cr&#233;ativit&#233;. Le grand maladroit n'a pas dit son dernier mot et, fid&#232;le au canon du genre, r&#233;ussit le plus souvent &#224; sauver la mise par l'un ou l'autre clin d'&#339;il discret dont le public raffole. Car si le spectacle tient son cap de A &#224; Z ce n'est pas tant en raison de son rythme cadenc&#233;, que de la performance sans accrocs des acteurs qui ma&#238;trisent leurs arts avec une facilit&#233; d&#233;concertante et servent au public un spectacle rod&#233; au poil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des clowns au th&#233;&#226;tre &#231;a n'est pas courant, et &#231;a fait du bien ! Merci &#224; vous, Vos ch&#232;res Altesses royales ; princes du rire et de la sc&#232;ne, vous m&#233;ritez sans conteste vos lettres de noblesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blanche Tirtiaux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Envol th&#233;&#226;tral non identifi&#233;</title>
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		<dc:creator> Blanche Tirtiaux </dc:creator>



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&lt;p&gt;Jean Le Peltier pr&#233;sente &#224; l'atelier 210 &#034;Vieil&#034;, un objet th&#233;&#226;tral charmant et non identifi&#233;, qu'il qualifie de &#034;performance &#233;pique qui se dessine sur les murs&#034;. Ives, petit bonhomme seul en sc&#232;ne et faussement na&#239;f nous emm&#232;ne par le langage du conte, du dessin, et du jeu clownesque dans un pays &#233;trange et surr&#233;aliste. &lt;br class='autobr' /&gt;
Simple et d&#233;sarm&#233;, l'auteur, acteur et metteur en sc&#232;ne Jean Le Peltier nous offre le r&#233;cit d'Ives et son aventure avec Poney, la vieille dame qu'il aimait et avec qui il a tent&#233; de sauver (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jean Le Peltier pr&#233;sente &#224; l'atelier 210 &#034;Vieil&#034;, un objet th&#233;&#226;tral charmant et non identifi&#233;, qu'il qualifie de &#034;performance &#233;pique qui se dessine sur les murs&#034;. Ives, petit bonhomme seul en sc&#232;ne et faussement na&#239;f nous emm&#232;ne par le langage du conte, du dessin, et du jeu clownesque dans un pays &#233;trange et surr&#233;aliste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Simple et d&#233;sarm&#233;, l'auteur, acteur et metteur en sc&#232;ne Jean Le Peltier nous offre le r&#233;cit d'Ives et son aventure avec Poney, la vieille dame qu'il aimait et avec qui il a tent&#233; de sauver le g&#233;ant bless&#233; qu'ils trouv&#232;rent un matin &#233;tendu dans leur jardin au c&#339;ur de la for&#234;t. Sympathique et maladroit, le jeune homme raconte par les mots et par les images qu'il dessine au fusain sur les murs du plateau sa qu&#234;te du grand Ironiste, le seul &#224; pouvoir soigner ce dr&#244;le de g&#233;ant tatou&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'univers de &lt;i&gt;Vieil&lt;/i&gt; rappelle les contes pour enfants, les mondes fantastiques des livres d'images en travestissant le creux de notre clavicule en un petit lac, les foug&#232;res qui poussent dans le jardin en poils de g&#233;ant. Avec tendresse surgissent des images inattendues, qui r&#233;sonnent tant dans notre imaginaire que sur les feuilles blanches du fond de sc&#232;ne. Les chevaux papotent, le hibou grand Ironiste r&#226;le, le g&#233;ant est tout bleu &#224; l'int&#233;rieur et le loup pleure parce qu'il a perdu sa meute. &lt;i&gt;Cette histoire est pleine de fantaisie mais ce n'est pas non plus n'importe quoi&lt;/i&gt; confie sur sc&#232;ne l'artiste, qui dans sa fausse na&#239;vet&#233; digresse sur ces choses qui l'interrogent, et questionne le public au-del&#224; des m&#233;taphores qu'il utilise. Moins innocent qu'il en a l'air, Ives parvient au d&#233;tour de son r&#233;cit &#224; nous partager avec humour ses commentaires sur la nudit&#233; au th&#233;&#226;tre, les spectacles europ&#233;ens, voire m&#234;me le concept de d&#233;territorialisation de Gilles Deleuze.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est peut-&#234;tre l&#224; que le glissement du conte vers le one-man show s'op&#232;re. Tant sur le fond que par le jeu de l'acteur, on est dans un registre hybride, sur la br&#232;che entre ironie et &#233;motion. On sort par &#224;-coups du conte et de la qu&#234;te pour plonger dans des questions existentielles.... au risque de faire tomber la douce r&#234;verie qu'installe avec brio Ives au d&#233;but de la pi&#232;ce. L'imagination est un fil &#233;troit sur lequel on peut facilement perdre l'&#233;quilibre. Un peu &#233;tourdis par le rythme de l'acteur et par la fr&#233;n&#233;sie de ses paroles, on aspire &#224; retrouver un peu plus du calme de Poney, la vieille dame que Jean Le Peltier incarne &#224; tour de r&#244;le, ou de la po&#233;sie de leur maison &lt;i&gt;qui sent bon le sapin. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Vieil&lt;/i&gt; demeure cependant un spectacle cr&#233;atif et hors normes, un spectacle qui cherche, qui invente, qui propose et qui nous titille en nous donnant &#224; voir et &#224; sentir. La singularit&#233; du texte et de la mise en sc&#232;ne de Jean Le Peltier font de son spectacle un travail prometteur et entier dont on retiendra sans conteste l'univers d&#233;licieusement farfelu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blanche Tirtiaux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Money makes the world go round</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Money-makes-the-world-go-round</link>
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		<dc:date>2014-11-09T10:20:40Z</dc:date>
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		<dc:creator> Blanche Tirtiaux </dc:creator>



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&lt;p&gt;L'intelligence est sans objet face au go&#251;t du profit. Mais qui se cache derri&#232;re les m&#233;canismes opaques du grand m&#233;chant syst&#232;me &#233;conomique ? Le dernier spectacle de la compagnie Zoo Th&#233;&#226;tre, &#171; Money &#187;, r&#233;compens&#233; il y a quelques semaines par le prix de la critique, renverse et met &#224; plat les logiques absurdes qui r&#233;gissent le monde de la finance en interrogeant la responsabilit&#233; individuelle dans le d&#233;sastre &#233;conomique mondial. Et vous, qu'en est-il de votre plan &#233;pargne ? &lt;br class='autobr' /&gt;
La finance nous &#233;chappe, la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'intelligence est sans objet face au go&#251;t du profit. Mais qui se cache derri&#232;re les m&#233;canismes opaques du grand m&#233;chant syst&#232;me &#233;conomique ? Le dernier spectacle de la compagnie Zoo Th&#233;&#226;tre, &#171; Money &#187;, r&#233;compens&#233; il y a quelques semaines par le prix de la critique, renverse et met &#224; plat les logiques absurdes qui r&#233;gissent le monde de la finance en interrogeant la responsabilit&#233; individuelle dans le d&#233;sastre &#233;conomique mondial. Et vous, qu'en est-il de votre plan &#233;pargne ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La finance nous &#233;chappe, la sp&#233;culation nous d&#233;passe et les guerres mon&#233;taires nous d&#233;sesp&#232;rent. Fran&#231;oise Bloch et sa compagnie pousse cependant la chansonnette plus loin en proposant avec son dernier spectacle une tentative de lecture du paysage &#233;conomique actuel qui replace au centre du d&#233;bat la question de la responsabilit&#233;. Derri&#232;re les actions il y a des investisseurs, derri&#232;re les bureaux de banque il y a des employ&#233;s, en de&#231;&#224; de la complexit&#233; des chiffres, il y a des individus. Afin d'outrepasser la diabolisation d'un Syst&#232;me anonyme et d&#233;sarmant, Money d&#233;cortique le discours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatre com&#233;diens en costume trois pi&#232;ces derri&#232;re des bureaux se mouvent dans un espace sc&#233;nique d&#233;pouill&#233;, slalomant sur des chaises &#224; roulettes entre les cours de la bourse. Afin de nous introduire au b.a.-ba de la science &#233;conomique, ils deviennent alternativement banquiers &#224; la langue de bois, directeurs financiers ou clients na&#239;fs. On plonge ainsi dans l'univers des multinationales, berc&#233;s par le doux ronron de mots tels que SICAV, fond d'investissement, avenir, projet, avantage, et autres plans pension. Emport&#233;s par une m&#233;canique rod&#233;e et pleine d'all&#233;gresse, nos yeux &#233;carquill&#233;s rient devant la succession de tableaux vivants et chor&#233;graphi&#233;s qu'incarnent les com&#233;diens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car outre l'int&#233;r&#234;t &#233;norme du spectacle sur le plan du contenu &#8211; un travail convaincant et largement document&#233; &#8211; tout l'art de Money r&#233;side dans la force et l'&#233;nergie de sa mise en sc&#232;ne et de sa sc&#233;nographie. L'absurde des situations nous sauve de la crise de larmes et nous invite au questionnement, tandis qu'une utilisation de la vid&#233;o souvent r&#233;ussie permet quelques respirations au c&#339;ur du bilan affligeant que dresse la pi&#232;ce. Et pour jongler avec ce sujet audacieux, les acteurs maintiennent avec brio humour et cynisme. On retiendra particuli&#232;rement la performance de J&#233;r&#244;me de Valloise, salu&#233; pour ses qualit&#233;s de com&#233;dien par le prix de la critique lui aussi, ainsi que celle de Beno&#238;t Piret dont le monologue introductif nous invite avec une d&#233;licieuse ironie dans l'univers sp&#233;culatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec Money, le Zoo th&#233;&#226;tre r&#233;pond haut et fort par l'affirmative &#224; la question de la possibilit&#233; de cr&#233;er un th&#233;&#226;tre engag&#233; et &#233;ducatif sans ne devenir qu'un produit purement didactique d&#233;nu&#233; de sens artistique. Pour conclure, apr&#232;s la troublante po&#233;sie des derni&#232;res images, un prologue d&#233;routant et original s'installe...7 minutes 30 pour trouver une solution au probl&#232;me. De quoi vous donner l'eau &#224; la bouche, non ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blanche Tirtiaux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La folie, c'est la libert&#233; absolue</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/La-folie-c-est-la-liberte-absolue</link>
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		<dc:date>2014-10-15T14:10:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Blanche Tirtiaux </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Aux th&#233;&#226;tre des Tanneurs, David Strosberg propose une mise en sc&#232;ne dr&#244;le et d&#233;cal&#233;e du texte de l'auteur tch&#232;que Petr Zelenka. Dix acteurs se succ&#232;dent sur sc&#232;ne pour r&#233;v&#233;ler lubies et obsessions et nous renvoient une image tendre et d&#233;complexante de la douce folie ordinaire. Leur slogan ? La folie, c'est la libert&#233; absolue. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alcoolique d&#233;sillusionn&#233;, c&#233;libataire d&#233;sesp&#233;r&#233;, nymphomane ou n&#233;vros&#233; lambda sont les h&#233;ros de la pi&#232;ce. Sur base d'un texte &#224; la fois divertissant et incisif, David Strosberg propose (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aux th&#233;&#226;tre des Tanneurs, David Strosberg propose une mise en sc&#232;ne dr&#244;le et d&#233;cal&#233;e du texte de l'auteur tch&#232;que Petr Zelenka. Dix acteurs se succ&#232;dent sur sc&#232;ne pour r&#233;v&#233;ler lubies et obsessions et nous renvoient une image tendre et d&#233;complexante de la douce folie ordinaire. Leur slogan ? La folie, c'est la libert&#233; absolue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alcoolique d&#233;sillusionn&#233;, c&#233;libataire d&#233;sesp&#233;r&#233;, nymphomane ou n&#233;vros&#233; lambda sont les h&#233;ros de la pi&#232;ce. Sur base d'un texte &#224; la fois divertissant et incisif, David Strosberg propose une mise en sc&#232;ne qui fait d&#233;filer sous nos yeux une belle brochette d'obsessions quotidiennes aux accents brusseleer. Beaucoup de gens croient qu'ils sont fous, mais leur secret c'est qu'en v&#233;rit&#233;, ils sont normaux...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi on collectionne les coupures de journaux, on se demande comment faire pour entrer une ampoule dans sa bouche, on a des fantasmes, des crises de nerfs, des angoisses nocturnes, des tendance &#224; l'onanisme fatal ou la parano&#239;a juridique... mais au final, c'est &#231;a qui nous rend tellement humains, non ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pari de l'&#233;loge de la folie quotidienne fonctionne bien. Les com&#233;diens sont bons, tr&#232;s bons m&#234;me, et apportent sur le plateau un vent d'&#233;nergie &#224; l'image du texte rythm&#233; de Zelenka. On est transport&#233;s de l'un &#224; l'autre avec un r&#233;gal de curieux, traversant les chemins de vie et les petits grains des personnages avec beaucoup de plaisir. Sur sc&#232;ne, des brics et des brocs, un &#233;vier et des gros cailloux maintiennent des panneaux semi transparents qui donnent &#224; l'ensemble l'aspect d'un joyeux bordel. Derri&#232;re les panneaux apparaissent et disparaissent les acteurs, parfois transparaissent juste, comme une apparition entre r&#234;ve et r&#233;alit&#233; dans la nef des fous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un d&#233;part p&#233;tardant plein d'all&#233;gresse et d'humour, la pi&#232;ce va plus loin encore dans le parti du comique et pousse le tout vers une absurdit&#233; presque caricaturale. On arrive alors dans une franche com&#233;die aux accents parfois un peu graveleux, l&#224; o&#249; on aurait peut-&#234;tre esp&#233;r&#233; un changement de registre pour permettre au spectateur de respirer un peu dans cette mar&#233;e de zozos aux longues tirades. Mais m&#234;me si le r&#244;le central du texte engendre quelques longueurs, la performance excellente des acteurs, et le lot de surprises et d'inventions que nous r&#233;servent ces personnages hauts en couleur font de la pi&#232;ce un spectacle distrayant et somme toute tr&#232;s dr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; un ton que certains trouveront trop l&#233;ger, &#171; petites histoires de la folie ordinaire &#187; est men&#233; par une &#233;quipe p&#233;tillante dans un dispositif original et garde avec force le cap d'une d&#233;licieuse d&#233;rision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blanche Tirtiaux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entre le salon et la cuisine tr&#244;ne le dragon</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Entre-le-salon-et-la-cuisine-trone-le-dragon</link>
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		<dc:date>2014-04-25T07:02:06Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Blanche Tirtiaux </dc:creator>



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&lt;p&gt;Cinq com&#233;diens pour dix-sept r&#244;les, sept histoires qui s'entrem&#234;lent pour d&#233;peindre les d&#233;boires d'une soci&#233;t&#233; consum&#233;riste o&#249; le cuisinier chinois meure d'une rage de dents pendant que les couples moroses s'entretiennent au sujet de leurs derniers acquis electro-m&#233;nagers. Narration d&#233;lirante sur mise en espace dynamique, le dragon d'or apr&#232;s son passage au petit Varia est pr&#233;sent&#233; &#224; l'Atelier 210 jusqu'au 3 mai. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le dragon d'or c'est un petit conte d&#233;cal&#233; de Roland Schimmelpfennig &#8211; dramaturge allemand (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cinq com&#233;diens pour dix-sept r&#244;les, sept histoires qui s'entrem&#234;lent pour d&#233;peindre les d&#233;boires d'une soci&#233;t&#233; consum&#233;riste o&#249; le cuisinier chinois meure d'une rage de dents pendant que les couples moroses s'entretiennent au sujet de leurs derniers acquis electro-m&#233;nagers. Narration d&#233;lirante sur mise en espace dynamique, le dragon d'or apr&#232;s son passage au petit Varia est pr&#233;sent&#233; &#224; l'Atelier 210 jusqu'au 3 mai.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le dragon d'or c'est un petit conte d&#233;cal&#233; de Roland Schimmelpfennig &#8211; dramaturge allemand contemporain &#8211; une all&#233;gorie engag&#233;e &#224; l'humour cynique, aux personnages un peu barr&#233;s. Mis en sc&#232;ne par Sofia Betz, le r&#233;sultat est tr&#232;s tonique, ponctu&#233; par un d&#233;cor vivant fait de marches d'escalier, de trappes, portes, niches et espaces multiples qui s'ouvrent et se ferment, se montent et se descendent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinq petits chinois sans-papiers dans la cuisine minuscule d'un restaurant, l'un deux a terriblement mal aux dents...mais ne peut pas se payer le dentiste. C'est comme cela que &#231;a commence. Dans l'immeuble vivent une foule d'autres personnes, illustrant &#224; leur fa&#231;on les incoh&#233;rences d'une soci&#233;t&#233; consum&#233;riste en crise. Les histoires s'enchev&#234;trent, les com&#233;diens se travestissent, incarnant tour &#224; tour ce que physiquement ils ne sont pas : les hommes deviennent femmes, les femmes jouent les hommes, les vieux les jeunes, les occidentaux des asiatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On plonge dans une histoire un peu loufoque, qui prend par moments une tournure presque fantastique assez d&#233;licieuse. Sur un ton brechtien, entrecoup&#233;s par la pr&#233;sentation des ingr&#233;dients des diff&#233;rents plats du restaurant, les acteurs jouent et se meuvent dans l'espace avec une p&#234;che qui r&#233;jouit. Un rythme cadenc&#233; par un soin accru du d&#233;tail et des encha&#238;nements en font un spectacle tr&#232;s efficace. Un peu trop peut-&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car c'est peut-&#234;tre cette efficacit&#233; que l'on peut justement reprocher &#224; la pi&#232;ce, qui choisit d&#233;lib&#233;r&#233;ment de ne laisser aucune place &#224; l'&#233;motion sinc&#232;re. Le choix est d&#233;fendable, mais lorsque l'on s'attache &#224; s'inscrire dans un d&#233;bat de soci&#233;t&#233;, le risque de sonner superficiel est palpable. Et l&#224;, &#231;a coince. On a alors vite fait &#8211; m&#234;me si dans l'ensemble on reste dans un registre bon enfant &#8211; de verser par moments dans un &#034;trash&#034; un peu inutile pour rendre le tout plus percutant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et revient au galop la question si sensible du th&#233;&#226;tre politique, et de ses risques. Un &#233;quilibre fragile o&#249; humour ne doit pas faire oublier l'authenticit&#233;, sans tomber dans un mis&#233;rabilisme d&#233;monstratif, ni une d&#233;nonciation na&#239;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un beau challenge, que le dragon d'or rel&#232;ve au final assez bien, nous emmenant au c&#339;ur de questions essentielles par la voie d&#233;tourn&#233;e du rire et du divertissement sans &#234;tre gnangnan pour un sou. Quelle place reste-t-il au r&#234;ve et au plaisir dans un quotidien de survie, quelle est celle de la joie dans une vie confortable o&#249; tout est format&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que l'on accroche ou non &#224; la forme, ne soyons pas tatillon, Sophie Betz et son &#233;quipe de joyeux com&#233;diens nous emm&#232;nent dans un monde o&#249;, pendant que &#034;l'avoir&#034; remporte la victoire sur &#034;l'&#234;tre&#034;, nous, on ne s'ennuie pas, et on repart le regard &#233;veill&#233; sur des quotidiens que l'on longe sans jamais les croiser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:blanche.tirtiaux@gmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Blanche Tirtiaux&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cours, Ali, cours</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Cours-Ali-cours</link>
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		<dc:date>2014-02-20T11:10:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Blanche Tirtiaux </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Une danse-th&#233;&#226;tre aux allures circassiennes, un th&#233;&#226;tre dans&#233; peut-&#234;tre, &#171; Ali et nous sommes pareils &#224; ces crapauds qui dans l'aust&#232;re nuit des marais s'appellent et ne se voient pas, ployant &#224; leur cri d'amour toute la fatalit&#233; de l'univers &#187; est un petit bijou d'inventivit&#233; et de po&#233;sie. Un duo de deux pi&#232;ces en finesse, ind&#233;pendantes, mais interconnect&#233;es, nous emporte dans les m&#233;andres fantasmagoriques du corps et du c&#339;ur humains. De quoi en r&#233;concilier plus d'un avec le monde de la sc&#232;ne. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une danse-th&#233;&#226;tre aux allures circassiennes, un th&#233;&#226;tre dans&#233; peut-&#234;tre, &#171; Ali et nous sommes pareils &#224; ces crapauds qui dans l'aust&#232;re nuit des marais s'appellent et ne se voient pas, ployant &#224; leur cri d'amour toute la fatalit&#233; de l'univers &#187; est un petit bijou d'inventivit&#233; et de po&#233;sie. Un duo de deux pi&#232;ces en finesse, ind&#233;pendantes, mais interconnect&#233;es, nous emporte dans les m&#233;andres fantasmagoriques du corps et du c&#339;ur humains. De quoi en r&#233;concilier plus d'un avec le monde de la sc&#232;ne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Com&#233;diens-danseurs &#233;poustouflants, Marthurin Bolze, Hedi Thabet, et Artemis Stavridi incarnent les trois protagonistes du premier tableau, une variation libre sur la question de l'amour, du mariage. Terrain glissant... Mais le r&#233;sultat est sublime. Loin des propositions r&#233;chauff&#233;es, ce sont ici l'humour et la subtilit&#233; qui habitent chaque geste faisant de lui un oc&#233;an de possibles et d'&#233;vocations. C'est frais, c'est fin, c'est fou par petites touches. L'amant s'intercepte... Les corps s'imbriquent, se d&#233;bo&#238;tent, se r&#233;-assemblent, se recontruisent diff&#233;remment. Ils se r&#233;pondent, toujours. Marthurin Bolze danse de sa seule jambe, et l'on saisit toute l'ampleur de l'expression qui veut que &lt;i&gt;toute contrainte est cr&#233;ative&lt;/i&gt;. Les membres se m&#233;langent et mettent sans dessus-dessous les codes et les attentes, nous laissant surpris, amus&#233;s souvent de ce jeu fou de tricoti-tricota o&#249; l'on ne sait plus &#224; qui appartient le pied sous la robe de la mari&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat formel est parfait, sans failles, et pourtant charg&#233; d'incarnations sinc&#232;res, de v&#233;rit&#233;. Les danseurs performent avec gr&#226;ce et talent et portent en eux tout le spectacle, mais toujours avec justesse et humilit&#233;. Simplicit&#233; d'un d&#233;cor &#233;pur&#233; : une sc&#232;ne vide, une chaise, une lampe qui descend du plafond. Les atmosph&#232;res sont p&#233;n&#233;trantes, elles s'installent et prennent le temps de nous inviter par notes successives dans cet espace un peu magique. Atmosph&#232;re lumineuse aiguis&#233;e, environnement musical de reb&#233;tiko, quatre musiciens jouent sur sc&#232;ne une musique venue de Gr&#232;ce et de Turquie, ponctuant de sons chauds et p&#233;n&#233;trants le trio infernal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ali, deuxi&#232;me tableau : les deux hommes rivaux dans la sc&#232;ne pr&#233;c&#233;dente sont seuls en sc&#232;ne avec une chaise et quatre b&#233;quilles. Les r&#244;les s'interchangent, oscillent entre taquinerie, fraternit&#233; et franche tendresse. On rit de leur malice terriblement inventive et de ses effets visuels inattendus. Le montage est parfait, tant et si bien que l'on ne voit plus la technique &#8211; pourtant habilement ma&#238;tris&#233;e &#8211; et qu'on se laisse emporter par la po&#233;sie de l'instant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cet &#233;lan de mouvements &#233;vocateurs o&#249; se rencontrent s&#233;duction, tendresse, jalousie, entraide, c'est finalement le grand r&#233;cit de l'aventure humaine qui nous est cont&#233;. Incroyable tout de m&#234;me ce que peut raconter le geste... Il ne faudrait pas manquer cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:blanche.tirtiaux@gmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Blanche Tirtiaux&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Nostalgie(s) </title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Nostalgie-s</link>
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		<dc:date>2014-02-17T09:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Blanche Tirtiaux </dc:creator>



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&lt;p&gt;Dans le cadre du festival des reprises, le th&#233;&#226;tre Varia propose jusqu'au 1er mars La nostalgie de l'avenir, adaptation contemporaine de La Mouette d'Anton Tchekhov. Pour sa mise en sc&#232;ne, Myriam Saduis choisit, partant de la narration de la pi&#232;ce russe, d'approfondir la question de la famille et celle du processus de cr&#233;ation artistique, deux th&#232;mes auxquels elle donne un regard actuel et ce tant &#224; l'aide du texte original, que d'extraits d'autres auteurs, de la vid&#233;o, et de la sc&#233;nographie. &lt;br class='autobr' /&gt;
La (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre du festival des reprises, le th&#233;&#226;tre Varia propose jusqu'au 1er mars La nostalgie de l'avenir, adaptation contemporaine de La Mouette d'Anton Tchekhov. Pour sa mise en sc&#232;ne, Myriam Saduis choisit, partant de la narration de la pi&#232;ce russe, d'approfondir la question de la famille et celle du processus de cr&#233;ation artistique, deux th&#232;mes auxquels elle donne un regard actuel et ce tant &#224; l'aide du texte original, que d'extraits d'autres auteurs, de la vid&#233;o, et de la sc&#233;nographie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La question de l'adaptation contemporaine d'un texte classique, tel celui de Tchekhov, est toujours empreinte d'une multitude d'interrogations. Comment parvenir &#224; donner sens &#224; un texte lu et relu, vu et revu, mont&#233; d&#233;j&#224; maintes fois sur les planches ? Dans &lt;i&gt;La nostalgie de l'avenir&lt;/i&gt;, on appr&#233;cie les choix th&#233;matiques que porte la mise en sc&#232;ne sur le texte. Myriam Saduis pose son d&#233;volu sur les relations complexes qu'unissent les personnages, elle met en exergue les enjeux des liens familiaux et leurs interactions avec le processus de cr&#233;ation en choisissant d'appuyer le questionnement de Kostia, jeune auteur en recherche de quelque chose de nouveau. Kostia &#8211; Konstantin Treplev chez Tchekhov &#8211; cherche les possibilit&#233;s multiples d'acc&#233;der &#224; l'authentique, poursuit une qu&#234;te artistique tortur&#233;e, exacerb&#233;e par la relation difficile qu'il entretient avec sa m&#232;re, une actrice c&#233;l&#232;bre attach&#233;e &#224; une forme ancienne du th&#233;&#226;tre. Une m&#232;re qui refuse de vieillir &#8211; &lt;i&gt;suis-je toujours jeune ? &lt;/i&gt; questionne-t-elle sans cesse &#8211;, attach&#233;e &#224; une &#233;poque qu'elle refuse de voir partir, teintant les instants de cette terrible nostalgie, nostalgie de ce qui n'est &lt;i&gt;plus&lt;/i&gt;. C'est cette m&#234;me douleur qui anime le fils, nostalgie de ce qui n'est &lt;i&gt;pas&lt;/i&gt;, de ce qu'il voudrait voir advenir mais qui demeure absent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pistes lanc&#233;es &#233;taient prometteuses, la sc&#233;nographie est tr&#232;s pure, mais le r&#233;sultat formel rend mal compte de la qu&#234;te du jeune homme. On aurait aim&#233; mieux entrevoir cet espace fragile de la recherche cr&#233;ative, sentir davantage cette part d'humanit&#233; qu'il porte en lui. Mais l'ensemble &#233;choue &#224; livrer l'innovation tant convoit&#233;e par Konstantin et nous laisse un peu perplexes devant un jeu parfois format&#233; &#8211; mention toutefois &#224; la jeune Aline Mahaux dans le r&#244;le de Nina &#8211; et une dramaturgie certes habile, mais qui privil&#233;gie avant tout l'efficacit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'&#224; cela ne tienne, le th&#233;&#226;tre est affaire de subjectivit&#233; et de sensibilit&#233; individuelle, et l'on ne peut &#244;ter &#224; &lt;i&gt;La nostalgie de l'avenir&lt;/i&gt; le m&#233;rite d'&#234;tre un spectacle coh&#233;rent, rythm&#233;, esth&#233;tique parfois, ponctu&#233; de quelques belles id&#233;es, notamment dans le dialogue des diff&#233;rents media et dans les mises en abyme propres aux r&#233;flexions sur le processus de cr&#233;ation. Myriam Saduis rel&#232;ve ici avec une audace assum&#233;e le d&#233;fi de l'adaptation contemporaine d'un grand texte de l'histoire du th&#233;&#226;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:blanche.tirtiaux@gmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Blanche Tirtiaux&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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