<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Demandez Le Programme</title>
	<link>http://www.demandezleprogramme.be/</link>
	<description>Demandezleprogramme est un agenda culturel et interactif en ligne, qui permet la rencontre entre les lieux culturels, les internautes et les artistes.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/spip.php?id_auteur=67&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Demandez Le Programme</title>
		<url>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/local/cache-vignettes/L144xH109/siteon0-ab254.png?1698766008</url>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/</link>
		<height>109</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Une vie contre un sac de charbon : r&#233;cit de quatre mineurs italiens</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Une-vie-contre-un-sac-de-charbon-recit-de-quatre-mineurs-italiens</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Une-vie-contre-un-sac-de-charbon-recit-de-quatre-mineurs-italiens</guid>
		<dc:date>2016-11-25T10:07:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Christophe M&#233;nier </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un spectacle sobre et sinc&#232;re, qui met en sc&#232;ne le rapport de la communaut&#233; italienne de la deuxi&#232;me et troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration avec celle les primo-arrivants envoy&#233;s en Belgique par le gouvernement italien en &#233;change de quelques sacs de charbon. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les Fils de hasard, esp&#233;rance et bonne fortune est un spectacle cr&#233;&#233; en 1996 qui s'inspire du r&#233;cit de quatre mineurs italiens. S'il est aujourd'hui remis &#224; l'honneur, c'est, comme le note la metteuse en sc&#232;ne Martine de Michele, &#171; pour donner corps &#224; la fois &#224; ces (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un spectacle sobre et sinc&#232;re, qui met en sc&#232;ne le rapport de la communaut&#233; italienne de la deuxi&#232;me et troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration avec celle les primo-arrivants envoy&#233;s en Belgique par le gouvernement italien en &#233;change de quelques sacs de charbon.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les Fils de hasard, esp&#233;rance et bonne fortune&lt;/i&gt; est un spectacle cr&#233;&#233; en 1996 qui s'inspire du r&#233;cit de quatre mineurs italiens. S'il est aujourd'hui remis &#224; l'honneur, c'est, comme le note la metteuse en sc&#232;ne Martine de Michele, &#171; pour donner corps &#224; la fois &#224; ces t&#233;moins d'une &#233;poque mais aussi, par r&#233;sonance, aux migrants actuels ainsi qu'&#224; toutes les questions sensibles et fondamentales qui &#233;mergent de cette probl&#233;matique : l'exil, l'accueil, l'int&#233;gration, la solidarit&#233;, etc. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce devoir de m&#233;moire envers une partie importante de notre histoire am&#232;ne effectivement le spectateur &#224; le mettre en perspective avec les questions soulev&#233;es actuellement par les importants flux migratoires d'hommes, de femmes et d'enfants fuyant les conflits arm&#233;s pour sauver leur vie et vivre dans des conditions meilleures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, la mise en sc&#232;ne fait usage avec habilet&#233; du souvenir de chaque protagoniste d'une &#233;poque r&#233;volue : chaque mineur raconte son d&#233;part d'Italie repr&#233;sent&#233; sur sc&#232;ne comme une image d'&#201;pinal et son arriv&#233;e en Belgique, pays dont il ne connait ni la langue, ni les usages, ni la culture. Les r&#233;cits des quatre mineurs se croisent et se r&#233;pondent, et r&#233;v&#232;lent, comme plusieurs pi&#232;ces d'un puzzle, les conditions de vie des mineurs de l'&#233;poque. Durant leur r&#233;cit, ils se font face, assis &#224; c&#244;t&#233; du public, qui est divis&#233; en deux parties qui se font face dans un dispositif bi-frontal. Assis au bord de la sc&#232;ne, ils laissent se d&#233;ployer sous leurs yeux leurs souvenirs, s'amusent en les grevant de commentaires et de d&#233;tails savoureux, en italien et en fran&#231;ais, s'adressant directement au public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes acteurs qui tant&#244;t incarnent les diff&#233;rentes parties du r&#233;cit des quatre mineurs, tant&#244;t s'adressent eux-m&#234;mes au public pour &#233;voquer leurs origines italiennes, am&#232;nent une tonalit&#233; particuli&#232;re &#224; leurs histoires et rendent sinc&#232;rement compte de cette jeunesse pleine d'espoirs d&#233;&#231;us, de r&#234;ves incertains, et d'un retour au pays hypoth&#233;qu&#233; pour des raisons qu'ils d&#233;couvrent trop tard, au p&#233;ril de leur propre vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sc&#233;nographie est sobre et &#233;l&#233;gante : une ligne de rail traverse le plateau et trace la ligne s&#233;parant les deux parties du public se regardant en miroir. Le travail sur le son et la lumi&#232;re permet de nous plonger dans cette atmosph&#232;re irrespirable des mines et d'un peu mieux comprendre les conditions de travail dans les charbonnages, qui ont longtemps fait figure de fleuron de l'&#233;conomie belge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De quoi d&#233;mystifier cette p&#233;riode de notre histoire et se rappeler, &#224; bon escient, que ce qui se passait autrefois dans nos mines et qui nous est aujourd'hui insupportable se passe encore &#224; l'autre bout de monde. Car si nous pouvons continuer &#224; offrir des smartphones &#224; No&#235;l, c'est bien trop souvent au prix de ce sang noir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Nimis Groupe, ou l'&#233;migration en d&#233;bat</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Le-Nimis-Groupe-ou-l-emigration-en-debat</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Le-Nimis-Groupe-ou-l-emigration-en-debat</guid>
		<dc:date>2015-02-12T08:59:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Christophe M&#233;nier </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Hier soir fut pr&#233;sent&#233;e une premi&#232;re &#233;tape de travail du Nimis groupe, une cr&#233;ation interrogeant ces &#171; flux migratoires &#187; traversant la M&#233;diterran&#233;e depuis le continent africain vers le continent europ&#233;en. Un spectacle &#233;mouvant, entre th&#233;&#226;tre documentaire et r&#233;flexion politique intransigeante. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Festival de Li&#232;ge propose pour cette &#233;dition 2015 une r&#233;flexion autour de Lampedusa, cette &#238;le au large de la Sicile, symbole terrible de la &#171; forteresse Europe &#187;. Dans sa programmation, on retrouve trois cr&#233;ations (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Hier soir fut pr&#233;sent&#233;e une premi&#232;re &#233;tape de travail du Nimis groupe, une cr&#233;ation interrogeant ces &#171; flux migratoires &#187; traversant la M&#233;diterran&#233;e depuis le continent africain vers le continent europ&#233;en. Un spectacle &#233;mouvant, entre th&#233;&#226;tre documentaire et r&#233;flexion politique intransigeante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Festival de Li&#232;ge propose pour cette &#233;dition 2015 une r&#233;flexion autour de Lampedusa, cette &#238;le au large de la Sicile, symbole terrible de la &#171; forteresse Europe &#187;. Dans sa programmation, on retrouve trois cr&#233;ations th&#233;&#226;trales qui offrent des lectures singuli&#232;res de l'&#233;migration ; &#171; En attendant les barbares &#187; de Ali et H&#232;di Thabet, &#171; Going Home &#187; de Vincent Hennebicq ; &#171; Ceux que j'ai rencontr&#233;s ne m'ont peut-&#234;tre pas vu &#187; du Nimis Groupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles sont les raisons qui rendent la d&#233;marche du Nimis Groupe particuli&#232;rement int&#233;ressante ? La plus &#233;vidente c'est que leur cr&#233;ation (une &#233;tape de travail, rappelons-le) s'inspire d'&#233;l&#233;ments de la r&#233;alit&#233; que les acteurs/actrices ont &#233;prouv&#233; dans leur chair, et qu'une partie d'entre eux sont des personnes en cours de proc&#233;dure de r&#233;gularisation. On retrouve donc sur sc&#232;ne des acteurs/actrices qui d&#233;tiennent la citoyennet&#233; europ&#233;enne et d'autres qui ne la d&#233;tiennent pas. D'embl&#233;e, le spectateur est averti par une petite voix anglophone dont les paroles sont traduites sur un prompteur. En restant dans la salle assister au spectacle, il se rend complice d'une situation ill&#233;gale. En effet, le droit belge interdit aux demandeurs d'asile d'exercer une profession sur le sol belge (fut-ce celle d'acteur/actrice) tant que leur situation n'a pas &#233;t&#233; r&#233;gularis&#233;e. Le spectateur a donc un d&#233;lai de 40 secondes pour quitter la salle...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais est-ce &#224; dire que seules les interventions autobiographiques sont ce qui rend le spectacle singulier ? Non, car &#224; c&#244;t&#233; de ces r&#233;cits de vie &#224; la premi&#232;re personne, on retrouve des s&#233;quences plus th&#233;&#226;trales o&#249; l'effet de distanciation permet aux acteurs de questionner (finement) ce qu'ils sont en train de jouer sur sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A titre d'exemple, citons la reconstitution cin&#233;matographique film&#233;e en direct en champ/contrechamp et projet&#233;e sur un &#233;cran en arri&#232;re sc&#232;ne. La s&#233;quence reprend dans un style documentaire un entretien entre un fonctionnaire (jou&#233; par un acteur) et une demandeuse d'asile (qui joue son propre r&#244;le). Un tel dispositif permet plusieurs niveaux de jeu : l'acteur s'interrompt pour adresser &#171; face cam&#233;ra &#187; les &#233;tats d'&#226;me de son personnage. Il reprend ensuite le fil de la discussion puis s'interrompt une seconde fois pour demander &#224; sa partenaire s'il ne rend pas son personnage trop d&#233;testable. Elle lui r&#233;pond qu'au contraire le fonctionnaire r&#233;el &#233;tait bien plus toursiveux, bien moins aimable. On peut alors appr&#233;cier le changement de ton lorsque l'acteur int&#232;gre ces nouvelles donn&#233;es dans son jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, un autre pan du spectacle, tr&#232;s didactique, cherche &#224; apporter des cl&#233;s de lecture au spectateur pour lui permettre d'appr&#233;cier la politique europ&#233;enne en mati&#232;re d'&#233;migration, sans pour autant tomber dans les pi&#232;ges de la vulgarisation. En outre, un buzzeur rouge en avant sc&#232;ne donnait la possibilit&#233; &#224; n'importe quel spectateur d'intervenir pendant le spectacle pour poser une question sur un point n&#233;buleux. La vis&#233;e p&#233;dagogique de certaines parties du spectacle auraient pu alourdir le propos, mais les acteurs ont eu l'intelligence de se donner une dramaturgie &#233;troite comme base de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur enqu&#234;te repose sur un constat paradoxal : les &#233;migr&#233;s qui fuient la pauvret&#233; de leur pays d'origine deviennent sources de richesse pour l'Europe. En effet, leur arriv&#233;e massive aux fronti&#232;res europ&#233;ennes entra&#238;ne non seulement des investissements cons&#233;quents dans certains secteurs, comme les technologies de pointe (drones, radars, etc), mais aussi la cr&#233;ation de milliers d'emplois administratifs (l'agence Frontex par exemple). Sans compter qu'ils constituent aussi une r&#233;serve de main d'&#339;uvre bon march&#233;... Bref, une vraie industrie europ&#233;enne de l'&#233;migration, plut&#244;t juteuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le spectacle cherche donc &#224; savoir &#224; quel point ces &#233;migr&#233;s sont devenus un rouage &#233;conomique qui sert les int&#233;r&#234;ts de puissants lobbyings industriels, alors que la politique europ&#233;enne s'enfonce dans la d&#233;n&#233;gation de ces milliers de morts qui s'amoncellent chaque ann&#233;e davantage sur les c&#244;tes italiennes, espagnoles ou grecques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reprenons enfin un extrait du d&#233;bat avec toute l'&#233;quipe qui suivit la repr&#233;sentation. Un spectateur avis&#233; demanda par quels moyens pouvait-il aider, concr&#232;tement, les demandeurs d'asile ? En d'autres termes, quels outils les acteurs pourraient lui donner pour transmuer son sentiment d'impuissance en d&#233;marche positive ? Il faut bien admettre qu'&#224; ce stade, il serait difficile pour eux d'y r&#233;pondre, le spectacle voulant davantage sensibiliser qu'offrir de vrais pistes d'actions citoyennes. Mais on ne pourrait douter que cette premi&#232;re &#233;tape puisse ult&#233;rieurement d&#233;boucher sur un spectacle formidable, tant les acteurs sont port&#233;s par ce en quoi ils croient. On se r&#233;jouit d&#233;j&#224; des suites du projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C.M.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Ramdam fait le buzz au Festival de Li&#232;ge et au Th&#233;&#226;tre National</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Le-Ramdam-fait-le-buzz-au-Festival-de-Liege-et-au-Theatre-National</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Le-Ramdam-fait-le-buzz-au-Festival-de-Liege-et-au-Theatre-National</guid>
		<dc:date>2015-02-10T13:33:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Christophe M&#233;nier </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La semaine derni&#232;re, le festival de Li&#232;ge s'encanaillait avec un deuxi&#232;me spectacle en forme de conf&#233;rence performance se moquant frontalement du th&#233;&#226;tre contemporain. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ils sont trois acteurs, trois joyeux drilles outrageusement blink blink qui revisitent &#224; leur mani&#232;re l'histoire anthropologique du th&#233;&#226;tre europ&#233;en. L'air de dire, par exemple, que &#171; J&#233;sus a fait 2 milliards de fid&#232;les en 2000 ans, alors qu'il n'aura pas fallu un an au cor&#233;en du gangnam style pour r&#233;colter autant de vues sur youtube &#187;. Et (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La semaine derni&#232;re, le festival de Li&#232;ge s'encanaillait avec un deuxi&#232;me spectacle en forme de conf&#233;rence performance se moquant frontalement du th&#233;&#226;tre contemporain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils sont trois acteurs, trois joyeux drilles outrageusement blink blink qui revisitent &#224; leur mani&#232;re l'histoire anthropologique du th&#233;&#226;tre europ&#233;en. L'air de dire, par exemple, que &#171; J&#233;sus a fait 2 milliards de fid&#232;les en 2000 ans, alors qu'il n'aura pas fallu un an au cor&#233;en du gangnam style pour r&#233;colter autant de vues sur youtube &#187;. Et le th&#233;&#226;tre dans cette affaire ? &#171; Il s'emp&#234;tre soit dans des mises en sc&#232;ne revisit&#233;es de textes d'auteurs poussi&#233;reux, soit dans des cr&#233;ations sur les maux de notre monde comme la pauvret&#233;, le d&#233;sastre &#233;cologique ou les probl&#232;mes d'&#233;migration &#187;. Ils n'ont pas peur, nos trois lurons, des raccourcis et des g&#233;n&#233;ralit&#233;s. Au contraire, leurs fac&#233;ties ne cherchent rien d'autres qu'&#224; r&#233;pondre &#224; la demande du public : de l'amusement avant toute chose ; et, en effet, on appr&#233;cie de les voir tourner en d&#233;rision certains ministres ou se moquer de certains artistes au langage abscons et herm&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre que certains sp&#233;cialistes diront que c'est un peu faible comme positionnement id&#233;ologique ; ce n'est pas faux, l'inventivit&#233; formelle prenant le pas sur la dramaturgie. Mais on dira que le principal c'est qu'on rigole bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'aucuns diront &#233;galement que les s&#233;quences sont un peu longues, que le jeu est un peu f&#233;brile ; ce n'est pas faux, l'ensemble &#233;clat&#233; manquant un peu de coh&#233;rence. Mais on saluera surtout les prouesses techniques, ou encore le beau travail de sc&#233;nographie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres diront encore que le texte ne dit rien, que les situations dramatiques sont un peu creuses. Certes, et on pourrait aussi ajouter qu'ils font la promotion de la logique de youtube, faisant du th&#233;&#226;tre un produit marketing, sans analyse critique. Mais on choisira de retenir l'audace et l'imagination fertile de ces trois jeunes acteurs qui prennent de fameux risques sur sc&#232;ne et qui invitent le public &#224; devenir le complice actif de leurs singeries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A (re)voir au th&#233;&#226;tre National jusqu'au vendredi 13 f&#233;vrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C.M.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Premi&#232;re adaptation fran&#231;aise (r&#233;ussie) du best-seller am&#233;ricain</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Premiere-adaptation-francaise-reussie-du-best-seller-americain</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Premiere-adaptation-francaise-reussie-du-best-seller-americain</guid>
		<dc:date>2015-01-21T12:54:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Christophe M&#233;nier </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La pi&#232;ce Un &#233;t&#233; &#224; Osage County (titre original : August : Osage County) &#233;crite par l'auteur am&#233;ricain Tracy Letts en 2007, et pour laquelle il re&#231;oit le prix Pulitzer la m&#234;me ann&#233;e, a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; adapt&#233;e dans une dizaine de langues, sauf en fran&#231;ais. Dominique Pitoiset combla ce manque en proposant, la semaine derni&#232;re, une premi&#232;re adaptation de ce petit bijou de la litt&#233;rature anglo-saxone au th&#233;&#226;tre de Li&#232;ge. &lt;br class='autobr' /&gt;
En Oklahoma, dans les ann&#233;es 2000, Beverly Weston, ex-po&#232;te alcoolique &#224; la retraite, quitte son (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La pi&#232;ce Un &#233;t&#233; &#224; Osage County (titre original : August : Osage County) &#233;crite par l'auteur am&#233;ricain Tracy Letts en 2007, et pour laquelle il re&#231;oit le prix Pulitzer la m&#234;me ann&#233;e, a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; adapt&#233;e dans une dizaine de langues, sauf en fran&#231;ais. Dominique Pitoiset combla ce manque en proposant, la semaine derni&#232;re, une premi&#232;re adaptation de ce petit bijou de la litt&#233;rature anglo-saxone au th&#233;&#226;tre de Li&#232;ge.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En Oklahoma, dans les ann&#233;es 2000, Beverly Weston, ex-po&#232;te alcoolique &#224; la retraite, quitte son domicile sans donner aucun signe de vie. Ses trois filles se retrouvent alors chez leur m&#232;re, Violet, dans la villa familiale, accompagn&#233;es de leurs conjoints, enfants, amants. Le corps de Beverly est retrouv&#233; : il s'est visiblement suicid&#233;. Sa femme, Violet, qui souffre d'un cancer de la bouche et d'une accoutumance aux m&#233;dicaments, profite de la veill&#233;e fun&#232;bre pour n'&#233;pargner personne en mettant &#224; jours certains secrets enfouis, et en faisant &#233;clater de d&#233;rangeantes v&#233;rit&#233;s. Une domestique indienne &#8211; au sens de &#171; native am&#233;ricaine &#187; &#8211; se retrouve en retrait du drame familial et en m&#234;me temps en son c&#339;ur, sa pr&#233;sence discr&#232;te d' &#171; &#233;trang&#232;re &#187; mettant en relief tous les paradoxes de cette culture am&#233;ricaine en perte de vitesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le spectacle propos&#233; par la th&#233;&#226;tre de Li&#232;ge au d&#233;but de ce premier semestre 2015 est une agr&#233;able surprise. Il faut saluer l'incroyable performance d'Annie Mercier qui, le verbe m&#233;chant, tient son public avec virtuosit&#233; : chaque r&#233;plique fait mouche, et son interpr&#233;tation donne une tonalit&#233; bouleversante &#224; l'ensemble de la pi&#232;ce. Gr&#226;ce &#224; une violence souterraine ind&#233;l&#233;bile, le spectacle d&#233;passe le simple cadre de la r&#233;union de famille pour explorer les tr&#233;fonds de l'&#226;me humaine dans un terrible festival - adult&#232;re, &#233;ph&#233;bophilie, inceste, mais aussi la plus am&#232;re des solitudes. L'&#233;criture, pr&#233;cise sans &#234;tre vaniteuse, offre un &#233;crin formidable aux acteurs, tous tr&#232;s justes dans cette famille dysfonctionnante. L'atmosph&#232;re qui y r&#232;gne laisse songer &#224; Tennessee Williams dans Un tramway nomm&#233; d&#233;sir, ou encore &#224; American Beauty de Sam Mendes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en sc&#232;ne et la sc&#233;nographie, imposante, donne un cadre r&#233;aliste &#224; ce m&#233;lodrame, et la musique de Johnny Casch permet au spectateur de se plonger dans cette Am&#233;rique provinciale. Un spectacle &#224; ne pas manquer, en tourn&#233;e en France jusqu'au mois de mars. On esp&#232;re qu'il sera repris prochainement en Belgique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christophe Menier&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Furious Festival : premiers pas de la jeune cr&#233;ation (2)</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Le-Furious-Festival-premiers-pas-de-la-jeune-creation-2</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Le-Furious-Festival-premiers-pas-de-la-jeune-creation-2</guid>
		<dc:date>2014-12-11T10:23:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Christophe M&#233;nier </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pour cette deuxi&#232;me &#233;dition 2014, Le Furious Festival du th&#233;&#226;tre de poche propose une programmation de plusieurs jeunes artistes sortant d'&#233;coles sup&#233;rieures de th&#233;&#226;tre de la communaut&#233; fran&#231;aise (sauf peut-&#234;tre Olivier Coyette qui est - le public du poche le sait - un habitu&#233; de la maison...). La plupart des intervenants pr&#233;sentent des &#233;tapes de travail et non des spectacles aboutis (au moins les curieux seront avertis). &lt;br class='autobr' /&gt;
Jeudi 18 d&#233;cembre &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce jeudi 18 d&#233;cembre nous retrouvons deux nouveaux spectacles (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Focus-" rel="directory"&gt;FOCUS &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour cette deuxi&#232;me &#233;dition 2014, Le Furious Festival du th&#233;&#226;tre de poche propose une programmation de plusieurs jeunes artistes sortant d'&#233;coles sup&#233;rieures de th&#233;&#226;tre de la communaut&#233; fran&#231;aise (sauf peut-&#234;tre Olivier Coyette qui est - le public du poche le sait - un habitu&#233; de la maison...). La plupart des intervenants pr&#233;sentent des &#233;tapes de travail et non des spectacles aboutis (au moins les curieux seront avertis).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Jeudi 18 d&#233;cembre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce jeudi 18 d&#233;cembre nous retrouvons deux nouveaux spectacles : la lecture du bref roman de Laurent Mauvignier par l'acteur Grigory Collomb accompagn&#233; par la pianiste B&#233;atrice de Boc, suivi par le spectacle &#171; L&#224; (Shakespeare dit there) &#187; d'apr&#232;s le texte &lt;i&gt;Lettre au directeur de th&#233;&#226;tre&lt;/i&gt; de Denis Gu&#233;noun, mis en sc&#232;ne par Pauline d'Ollone et la Cie Les Etrangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier spectacle offrait &#224; entendre une trag&#233;die du quotidien librement inspir&#233;e d'un fait divers : suite au vol d'une canette de bi&#232;re dans un supermarch&#233;, un SDF est rou&#233; de coup par les vigiles jusqu'&#224; ce que mort s'en suive. La plume de l'auteur, transcendant les seuls faits, donne une lecture aigu&#235; et percutante de cet &#233;v&#233;nement en restituant le parcours d'un &#234;tre paum&#233; jusqu'&#224; son meurtre d&#233;nu&#233; de sens. L'acteur (formidable) porte ici le texte avec toute ses tripes, et se laisse guider au hasard des mots et des sons, et par l'&#233;motion naissant de leur rencontre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second spectacle, jou&#233; par trois acteurs, tentait de r&#233;pondre aux grandes questions qui animent le th&#233;&#226;tre depuis la nuit des temps. Qu'est-ce que le th&#233;&#226;tre ? Que montre-t-il ? Montre-t-il l'absence ? Se trouve-t-elle l&#224;, pr&#233;cis&#233;ment ? Qu'est ce que l'adresse ? Pour quel public jouer ? Etc. Certes, les r&#233;flexions sont brillantes, la mise en sc&#232;ne est efficace et les acteurs font preuve d'un grand savoir faire, d'&#233;coute et d'inventivit&#233;. Mais on ne peut s'emp&#234;cher de relever un paradoxe &#233;vident : un tel spectacle ne peut int&#233;resser que des gens de th&#233;&#226;tre : trop de citations savantes et d'ex&#233;g&#232;ses, trop de pr&#233;occupations th&#233;&#226;trales nombrilistes pour int&#233;resser le quidam qui, s'il ne rend jamais au th&#233;&#226;tre, fera mieux de passer son chemin.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mercredi 10 D&#233;cembre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce mercredi soir, nous avons pu d&#233;couvrir deux pi&#232;ces d'auteurs mises en sc&#232;ne et interpr&#233;t&#233;es par des acteurs sortis de l'ESACT de Li&#232;ge. La premi&#232;re, &#171; Voir clair &#187; de Marius von Mayenburg, relate l'histoire de deux personnages : Walter, qui vit seul chez lui et qui fait des allers-retours myst&#233;rieux entre son salon et sa chambre et Julia, une femme de m&#233;nage qui vient aider Walter dans la plupart des t&#226;ches m&#233;nag&#232;res. L'acc&#232;s de la chambre est formellement interdite &#224; Julia, qui y entend souvent Walter y parler, mais &#224; qui ? La langue de von Mayenburg est dure d'acc&#232;s et les acteurs peinent &#224; trouver le ton juste : corps fig&#233;s, peu d'inventivit&#233; dans le jeu, monotonie patibulaire des &#233;changes verbaux. On saluera quand m&#234;me l'effort d'amener le spectateur dans une atmosph&#232;re singuli&#232;rement obs&#233;dante. La seconde, &#171; Love and money &#187; de Dennis Kelly, mise en sc&#232;ne par Julien Rombeaux, dresse la mosa&#239;que d&#233;sastreuse d'&#234;tres &#233;gar&#233;s par la qu&#234;te toujours plus importante de fric, au point d'avoir oubli&#233; ce qu'est l'amour. En sept fragments, on d&#233;couvre &#224; rebours l'histoire de David et Jess, mais aussi la brutale explosion de leur couple suite &#224; la demande en mariage. Une langue volcanique &#224; l'humour ac&#233;r&#233; servie par une mise en sc&#232;ne sobre et intelligente, bien qu'un chou&#239;a trop &#233;tir&#233;e et accusant quelques probl&#232;mes de rythmes dans la derni&#232;re demi-heure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VOIR CLAIR - spectacle (&#233;tape de travail)&lt;br class='autobr' /&gt;
De Marius von Mayenburg - Cr&#233;ation collective de Gwendoline Gauthier, Amandine Laval, Julien Rombaux et Alexis Garcia (&#233;tape de travail)&lt;br class='autobr' /&gt;
10 et 11/12 &#224; 20h&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LOVE AND MONEY - spectacle&lt;br class='autobr' /&gt;
De Dennis Kelly &#8211; Mise en sc&#232;ne Julien Rombaux&lt;br class='autobr' /&gt;
10 et 11/12 &#224; 21h30&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christophe M&#233;nier&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand la nostalgie vous mord le coeur</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Quand-la-nostalgie-vous-mord-le-coeur</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Quand-la-nostalgie-vous-mord-le-coeur</guid>
		<dc:date>2014-11-26T10:49:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Christophe M&#233;nier </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il parait que ce sont dans les vieilles marmites qu'on fait les meilleures soupes. La pi&#232;ce La cerisaie de Tchekhov, mise en sc&#232;ne par Thibaut Wenger et pr&#233;sent&#233;e hier au Varia &#224; Bruxelles, &#233;tait l'occasion d'&#233;prouver ce vieil adage. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui est s&#251;r c'est qu'hier tout &#233;tait vieux : &#224; commencer par les acteurs. Dans ce cas, vieux ne veut pas dire d&#233;pass&#233;. On sent que ces v&#233;t&#233;rans ont de la bouteille derri&#232;re eux. De vieilles b&#234;tes de sc&#232;ne en somme. Francine Landrain est troublante dans le r&#244;le de Lioubov, la (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il parait que ce sont dans les vieilles marmites qu'on fait les meilleures soupes. La pi&#232;ce La cerisaie de Tchekhov, mise en sc&#232;ne par Thibaut Wenger et pr&#233;sent&#233;e hier au Varia &#224; Bruxelles, &#233;tait l'occasion d'&#233;prouver ce vieil adage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce qui est s&#251;r c'est qu'hier tout &#233;tait vieux : &#224; commencer par les acteurs. Dans ce cas, vieux ne veut pas dire d&#233;pass&#233;. On sent que ces v&#233;t&#233;rans ont de la bouteille derri&#232;re eux. De vieilles b&#234;tes de sc&#232;ne en somme. Francine Landrain est troublante dans le r&#244;le de Lioubov, la propri&#233;taire du somptueux domaine o&#249; se trouve la fameuse Cerisaie, et qui se voit contrainte de le mettre en vente publique pour &#233;ponger ses dettes dues &#224; l'indolence d'une vie d'aristocrate o&#249; l'argent n'a pas d'importance. Poursuivie par ses souvenirs d'enfance et le fant&#244;me de son fils mort par noyade quelques ann&#233;es plus t&#244;t, Lioubov est une femme tendre, amoureuse de la vie, profond&#233;ment nostalgique. L'actrice porte le texte de fa&#231;on &#224; la fois engag&#233;e et naturelle ; c'est une des principales forces de la pi&#232;ce. Un beau r&#244;le qui lui sied &#224; merveille. Quant au fr&#232;re de Lioubov, Ga&#239;ev, camp&#233; par Marcel Delval, il incarne un contre point &#224; la fois ridicule et comique &#224; la nostalgie de Lioubov. Personne ne le prend au s&#233;rieux, il parle trop. L'interpr&#233;tation de Lopakhine, autre personnage centrale, qui tente de convaincre Lioubov de rentabiliser la propri&#233;t&#233; en la louant en diff&#233;rentes parcelles, tombe malheureusement dans certains travers. Mathieu Besnard, qui repr&#233;sente ce self-made-man aux origines paysannes, donne une lecture un peu caricaturale du parvenu sans c&#339;ur port&#233; par une soif de revanche sur des aristocrates qui n'ont pas m&#233;rit&#233; leur fortune, n'ayant jamais travaill&#233; de leur vie. Quant au vieux domestique Firs, il est de loin le personnage le plus attachant de la pi&#232;ce. Laetitia Yalon porte le r&#244;le avec finesse et &#233;loquence et on se surprend &#224; &#233;couter attentivement ce vieillard radotant qui aurait pu rester un personnage secondaire. Pointons encore le r&#244;le du jeune Tropimov, l'&#233;ternel &#233;tudiant r&#233;volutionnaire qui se croit au dessus de l'amour et de l'argent, interpr&#233;t&#233; par Claude Schmit qui en propose une version tr&#232;s litt&#233;rale, parfois un peu gesticulante et trop fi&#233;vreuse, mais qui n'en fait pas moins comprendre les enjeux pr&#233;sents dans le texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en sc&#232;ne aussi &#233;tait vieille. Mais cette fois vieux dans le sens de poussi&#233;reux et &#233;cul&#233;. La sc&#233;nographie n'&#233;tait pas soign&#233;e, les costumes hasardeux, le d&#233;cors sorti d'un vieux grenier. On est loin de la propri&#233;t&#233; somptueuse de l'aristocratie russe de la fin du 19&#232; si&#232;cle. Le traitement des ponts musicaux dans les changements de sc&#232;ne est incompr&#233;hensible et les quelques effets de lumi&#232;re, fumig&#232;ne, tour de magie et autre l&#226;ch&#233; de tulle sont superflus. De plus, la lecture dramaturgique de la pi&#232;ce n'a rien d'originale et on peut l&#233;gitiment se demander ce qui a amen&#233; Thibaut Wenger &#224; monter cette pi&#232;ce comme on l'a d&#233;j&#224; vu mont&#233;e cent fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christophe M&#233;nier&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
