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	<title>Demandez Le Programme</title>
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	<description>Demandezleprogramme est un agenda culturel et interactif en ligne, qui permet la rencontre entre les lieux culturels, les internautes et les artistes.</description>
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		<title>Demandez Le Programme</title>
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		<title>La mer, miroir &#233;ternel de l'Histoire</title>
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		<dc:creator> Dominique-h&#233;l&#232;ne Lemaire </dc:creator>



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&lt;p&gt;&#034; La M&#233;diterran&#233;e est mille choses en m&#234;me temps. Pas seulement un paysage, mais d'innombrables paysages. Elle n'est pas juste une mer, mais une chaine de mers. Pas seulement une civilisation, mais plusieurs civilisations ... La M&#233;diterran&#233;e est un carrefour s&#233;culaire. Pendant des milliers d'ann&#233;es, tout a converg&#233; sur cette mer, troublant et enrichissant son histoire &#034;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lors de ce dialogue po&#233;tique entre le patrimoine culturel et la cr&#233;ation contemporaine sept th&#232;mes sont abord&#233;s et font voyager le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-IDLE-" rel="directory"&gt;IDLE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#034; La M&#233;diterran&#233;e est mille choses en m&#234;me temps. Pas seulement un paysage, mais d'innombrables paysages. Elle n'est pas juste une mer, mais une chaine de mers. Pas seulement une civilisation, mais plusieurs civilisations ... La M&#233;diterran&#233;e est un carrefour s&#233;culaire. Pendant des milliers d'ann&#233;es, tout a converg&#233; sur cette mer, troublant et enrichissant son histoire &#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lors de ce &lt;strong&gt;dialogue po&#233;tique entre le patrimoine culturel et la cr&#233;ation contemporaine&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;sept th&#232;mes &lt;/i&gt; sont abord&#233;s et font voyager le visiteur &#224; travers les si&#232;cles pour renouer avec la riche civilisation hell&#233;nique, berceau de notre civilisation europ&#233;enne. L'exposition illustre l'interaction entre la nature, la culture, l'identit&#233;, l'aventure, le commerce, l'immigration, la politique, la religion et la mobilit&#233; sous toutes ses formes. Elle comprend une petite centaine d'&#339;uvres et d'objets historiques (sculptures en bronze et en marbre, poteries&#8230;) provenant de 29 mus&#233;es grecs et datant de l'art cycladique (3 000 av. J.-C.) jusqu'&#224; l'&#233;poque gr&#233;co-romaine, en passant par les p&#233;riodes minoenne, myc&#233;nienne, archa&#239;que et classique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un voyage &#224; travers le temps&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On circule lentement dans cette exposition faite d'&#233;troits corridors comme si la sc&#233;nographie voulait rappeler &lt;i&gt;le labyrinthe l&#233;gendaire du roi Minos &lt;/i&gt; construit par l'architecte D&#233;dale. &#171; La recherche du Minotaure au fond du labyrinthe est une &#233;preuve initiatique visant &#224; d&#233;truire le monstre bestial qui se cache en chacun de nous ? &#187; Cette exposition va-t-elle d&#233;boucher sur une r&#233;flexion amenant tol&#233;rance, ouverture d'esprit et curiosit&#233; de la part des visiteurs ? On ressent en filigrane que la rencontre entre les peuples est indispensable et que l'unit&#233; europ&#233;enne trouve son fondement dans la diversit&#233;. On ressent aussi peut-&#234;tre chez tous ces jeunes artistes grecs la hantise d'un Minotaure n&#233;olib&#233;ral qui servirait &#034;l'abolition de l'&#201;tat, le d&#233;mant&#232;lement des structures sociales&#034;, tandis qu'ils essaient, chacun &#224; leur niveau, de tracer un nouveau chemin vers la reprise &#233;conomique et la reconstruction d'une soci&#233;t&#233; florissante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La premi&#232;re salle s'appelle &lt;strong&gt;&#171; Gen&#232;se &#187;&lt;/strong&gt; et comporte une subtile installation d'Aemilia Papafilippou qui met en sc&#232;ne un ut&#233;rus myst&#233;rieux repr&#233;sentant l'origine de la vie : &lt;i&gt;&#034;Sea Testament - Chess Continuum &#034;. &lt;/i&gt; La disposition singuli&#232;re de fils lumineux fait penser in&#233;vitablement au fil conducteur d'Ariane qui, &#224; travers la fluidit&#233; perp&#233;tuelle, serait comme un acte cr&#233;atif &#233;ternel&#8230;une cha&#238;ne chromosomique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, le th&#232;me de l'&#233;cologie est d&#233;taill&#233; et l'accent est mis sur l'interaction entre l'homme et l'environnement, illustr&#233;e par des &#339;uvres de l'&#233;poque cycladique et par celle de Katerina Kaloudi. Eprise de son pays, l'artiste voyage dans les &#206;les Cyclades et y photographie des d&#233;tails de rochers et de pierres. Ses agrandissements, qui font penser &#224; des for&#234;ts fossilis&#233;es, interrogent la relation complexe entre l'homme et la nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Une salle intitul&#233;e &lt;strong&gt;&#171; Routes maritimes &#187;&lt;/strong&gt; plonge le visiteur dans l'&#233;poque minoenne et myc&#233;nienne. La mobilit&#233; des populations, des produits et des id&#233;es gr&#226;ce aux routes maritimes y est centrale. C'est une probl&#233;matique dont Stratis Vogiatzis est tr&#232;s proche. Ces quatre derni&#232;res ann&#233;es, il a voyag&#233; en Gr&#232;ce et &#224; travers la M&#233;diterran&#233;e en photographiant le monde dans lequel vivent les p&#234;cheurs. Il y a d&#233;couvert un univers particulier, o&#249; les hommes tentent de dompter la mer et o&#249; &#171; les gens de la mer &#187;, comme disait Proust, tentent d'aller au-del&#224; de leurs faiblesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La p&#233;riode archa&#239;que est repr&#233;sent&#233;e par le mythe naval de l'Odyss&#233;e. La volont&#233; d'explorer les mers, de trouver un nouveau monde et de commencer une nouvelle vie est n&#233;e il y a des mill&#233;naires, mais les photos de Leonidas Toumpanos d&#233;montrent qu'elle est toujours d'actualit&#233;. Toumpanos a ainsi photographi&#233;, dans l'a&#233;roport d'Ath&#232;nes, des immigr&#233;s originaires du Pakistan, du Bangladesh et du Maroc r&#233;solus &#224; abandonner leur vie en Gr&#232;ce et &#224; s'envoler pour le retour au pays natal. La l&#233;gendaire Ath&#232;nes, source de pouvoir et de richesse, est confront&#233;e aux sculptures d'Alexandra Athanasiadis qui a travaill&#233; des morceaux de bois, r&#233;cup&#233;r&#233;s de naufrages et rong&#233;s par le sel, contrastant avec les torses en marbre de jadis. Ah les merveilleux chevaux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Apr&#232;s le th&#232;me de &lt;strong&gt;&#171; l'H&#233;g&#233;monie &#187;, &lt;/strong&gt; celui de l'int&#233;gration politique et culturelle, la salle &lt;strong&gt;&#171; Ecum&#232;ne &#187;, &lt;/strong&gt; est consacr&#233;e &#224; la Mac&#233;doine et Alexandre le Grand. L'une des &#339;uvres les plus frappantes est sans doute celle d' Eftichis Patsourakis. L'artiste recr&#233;e l'image du monde en juxtaposant des paysages marins de peintres anonymes et en constituant ainsi un seul horizon. Sa cr&#233;ation est une r&#233;flexion sur les concepts du collectivisme et du m&#233;lange interculturel. Dans l'Antiquit&#233;, les Grecs consid&#233;raient la M&#233;diterran&#233;e comme un pont entre les peuples qui vivent sur son pourtour. A chaque escale, les artistes contemporains de cette exposition viennent compl&#233;ter les perspectives historiques, jeter eux aussi un pont vers un pass&#233; commun que l'on tend de plus en plus &#224; ignorer. Les th&#232;mes tels que la mobilit&#233;, la migration, la communication et l'&#233;cologie sont omnipr&#233;sents. Nikos Markou braque son objectif sur le navire &#233;chou&#233; au large d'Eleusis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le visiteur retrouve toutes les p&#233;riodes confondues dans la salle d&#233;di&#233;e &#224; la religion, aux rites et aux mythologies maritimes. Marios Spiliopoulos donne une version moderne des croyances des marins de Syros qui &#233;crivaient des pri&#232;res et des v&#339;ux d&#233;di&#233;s au panth&#233;on maritime sur les rochers de l'&#238;le avant de monter &#224; bord. L'&#339;uvre de Spiliopoulos m&#233;lange des inscriptions antiques avec des inscriptions byzantines du 13&#232;me si&#232;cle reprenant diff&#233;rentes fa&#231;ons de nommer Dieu devant l'image de l'infinit&#233; de la mer lorsqu'il contemple &lt;i&gt;le Divin&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'heure &lt;i&gt;de l'asphyxie lente mais inexorable de la culture humaniste et gr&#233;co-romaine &lt;/i&gt; dans les &#233;coles de nos pays, il est fort utile d'aller se plonger dans cette exposition qui exalte ces p&#233;pites pr&#233;cieuses de notre civilisation par&#233;es d'un parfum d'&#233;ternit&#233; tandis que des artistes modernes courageux offrent leur sensibilit&#233; et jettent une lumi&#232;re &#224; la fois nostalgique et heureuse sur une culture qui a fait la n&#244;tre. L'h&#233;ritage gr&#233;co-romain est &lt;i&gt;la matrice de toutes les langues et litt&#233;ratures de nos contr&#233;es europ&#233;ennes. &lt;/i&gt; ...Retour &#224; la salle 1, nomm&#233;e &lt;strong&gt;&#171; Gen&#232;se &#187;.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href='https://www.demandezleprogramme.all2all.org/dhlemaire@yahoo;com'&gt;Dominique-H&#233;l&#232;ne Lemaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Concours Reine Elisabeth (Finale) R&#233;mi Geniet (France, 20 ans) &amp; Roope Gr&#246;ndahl (Finlande, 23 ans) </title>
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		<dc:creator> Dominique-h&#233;l&#232;ne Lemaire </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;R&#233;mi Geniet (France, 20 ans) Mardi 28 mai, 20h. Beethoven, sonate n&#176; 9 en mi majeur. Rachmaninov, concerto n&#176; 3 en r&#233; mineur &lt;br class='autobr' /&gt;
Roope Gr&#246;ndahl (Finlande, 23 ans) Mardi 28 mai, 21h45. Beethoven, sonate n&#176; 24 en fa di&#232;se majeur. Brahms, concerto n&#176; 1 en r&#233; mineur &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;mi Geniet (France, 20 ans) Commen&#231;ons par saluer son parcours hors du commun et sa filiation avec la tr&#232;s renomm&#233;e Brigitte Engerer, pianiste fran&#231;aise, 3e laur&#233;ate au concours Elisabeth en 1978. Le tout jeune Remi Geniet est d&#232;s la premi&#232;re (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-IDLE-" rel="directory"&gt;IDLE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;mi Geniet (France, 20 ans) Mardi 28 mai, 20h. Beethoven, sonate n&#176; 9 en mi majeur. Rachmaninov, concerto n&#176; 3 en r&#233; mineur&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Roope Gr&#246;ndahl (Finlande, 23 ans) Mardi 28 mai, 21h45. Beethoven, sonate n&#176; 24 en fa di&#232;se majeur. Brahms, concerto n&#176; 1 en r&#233; mineur&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;mi Geniet (France, 20 ans) &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Commen&#231;ons par saluer son parcours hors du commun et sa filiation avec la tr&#232;s renomm&#233;e &lt;strong&gt;Brigitte Engerer&lt;/strong&gt;, pianiste fran&#231;aise, 3e laur&#233;ate au concours Elisabeth en 1978. Le tout jeune Remi Geniet est d&#232;s la premi&#232;re &#233;preuve un favori du public. En 2010, R&#233;mi a &#233;t&#233; laur&#233;at des concours Adilia Alieva &#224; Gaillard pr&#232;s de Gen&#232;ve et du prestigieux concours Horowitz &#224; Kiev. Il y a en particulier re&#231;u le prix sp&#233;cial d'interpr&#233;tation Horowitz. Tout y est chez lui : le style, le phras&#233;, la sensibilit&#233; artistique. Il se d&#233;marque par la richesse de sa musique et une attitude r&#233;serv&#233;e. Serait-il joueur d'&#233;checs &#224; ses heures ? S'il lui en reste&#8230; car le mental et la concentration sont ses atouts majeurs. Il semble pousser tr&#232;s loin la math&#233;matique musicale, mettant naturellement en &#233;vidence toutes les articulations de l'&#339;uvre jou&#233;e. Pour preuve, le fait d'avoir choisi d&#233;lib&#233;r&#233;ment dans son r&#233;cital la &lt;i&gt;Partita n. 4 en r&#233; majeur BWV 828 (Johann Sebastian Bach). &lt;/i&gt; C'est cisel&#233;, les notes sont luisantes, le rythme pr&#233;cis, le phras&#233; a l'air intuitif alors que tout est ma&#238;tris&#233; par le virtuose. Il poss&#232;de une fa&#231;on lumineuse de galber les contours de la musique. Sa palette de colorations d&#233;cline tout en cama&#239;eux, le toucher est cristallin. &lt;i&gt;La Sonate n. 4 en ut mineur op. 29 (Sergey Prokofiev) &lt;/i&gt; le fera sculpter la polyphonie. Quelques allusions jazzy et le voil&#224; qui cr&#232;ve la toile, il joue comme un peintre passionn&#233;. Il est de ces variations &#224; peine perceptibles, des mouvements enflamm&#233;s, des &#233;lans chromatiques, de la danse macabre d&#233;guis&#233;e. Quant &#224; son interpr&#233;tation de &lt;i&gt;Dream (Frederic Rzewski)&lt;/i&gt; elle laisse songeur. Aura-t-il d&#233;crit un monde gel&#233; pris par la solitude et le vide effrayant, ses sonorit&#233;s semblent appartenir &#224; un univers de cauchemar glac&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans le &lt;i&gt; Concerto n. 20 en r&#233; mineur KV 466 (Wolfgang Amadeus Mozart)&lt;/i&gt; qu'il se r&#233;v&#232;le totalement le vendredi soir. Son magnifique toucher fait vibrer la musique. Il extrait des perles de son instrument, se passionne avec une volubilit&#233; moelleuse, affirme les basses avec vigueur. Sa musique a une source int&#233;rieure, c'est s&#251;r ! Son engagement total galvanise l'orchestre qu'il mange d'ailleurs des yeux. Dans le deuxi&#232;me mouvement sa puissance devient solaire. Il construit tout de fa&#231;on m&#233;ticuleuse, ne laissant rien au hasard. Il poss&#232;de une s&#232;ve musicale qui vient des racines m&#234;me de la musique. Son dernier duo avec les fl&#251;tes dans le Rondo final est passionnant : il renoue avec humour avec l'esprit de comp&#233;tition entre musiciens. Le voil&#224; soudain m&#233;ditant, les notes graves d&#233;clenchent une envol&#233;e de clart&#233; carillonnante, et le cor siffle d'admiration. Pour le public, c'est un triomphe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cmireb.be/cgi?usr=gm8m4ke4nm&amp;lg=en&amp;pag=1996&amp;..&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://www.cmireb.be/cgi?usr=gm8m4ke4nm&amp;lg=en&amp;pag=1996&amp;..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Roope Gr&#246;ndahl (Finlande, 23 ans)&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; Apr&#232;s avoir &#233;tudi&#233; &#224; l'Acad&#233;mie Sibelius d'Helsinki, ce jeune pianiste finlandais vit &#224; Londres, &#233;tudiant &#224; la Royal Academy of Music. Son r&#233;cital n'a peut-&#234;tre pas impressionn&#233; par sa clart&#233; mais les &#339;uvres choisies &#233;taient elle-m&#234;me tr&#232;s complexes : Brahms et Skryabin&#8230;. Il semble affectionner la musique moderne, ne m&#233;nageant pas ses coups de coude sur le piano dans &lt;i&gt; Dream (Frederic Rzewski)&lt;/i&gt;. Il donne une qualit&#233; surnaturelle aux sonorit&#233;s et ne donne pas l'impression d'une &#339;uvre o&#249; sont pourtant rassembl&#233;es toues les emb&#251;ches possibles pour un pianiste. Son ex&#233;cution semble d&#233;montrer que tout est possible, &#8230; dans le r&#234;ve.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans &lt;i&gt;les 8 Klavierst&#252;cke op. 76 (Johannes Brahms), &lt;/i&gt; une &#339;uvre touffue, l'introduction avec son d&#233;ferlement de doubles croches ascendantes s&#233;duit. Le pianiste lutine son clavier, son visage semble pris d'illumination c&#233;leste, infusant la r&#234;verie et les lignes chromatiques syncop&#233;es, variant les cadences. Une belle complainte populaire rassure&#8230; oui, mais, on aimerait plus de corps &#224; la musique. Un peu plus de tonus et nettet&#233;, peut-&#234;tre moins d'abstraction. cette partition convient sans doute tr&#232;s bien &#224; une personnalit&#233; complexe et int&#233;rioris&#233;e. Sa &lt;i&gt;Sonate n. 10 op. 70 (Aleksandr Skryabin) &lt;/i&gt; est plus fougueuse et enflamm&#233;e. Le pianiste m&#233;nage des sc&#232;nes mouvement&#233;es int&#233;ressantes et d&#233;gage quelques passages plut&#244;t moqueurs. N'emp&#234;che, une certaine froideur intellectuelle ressort encore. Parfois c'est comme si la musique parvenait d'une tour d'ivoire. Un public aime &#234;tre emmen&#233; quelque part dans l'imaginaire musical et ce musicien fait un peu peur avec cette blancheur de vibrations. Mais voici un bijou : Droit comme le i de inspir&#233;, son&lt;i&gt; Concerto n. 27 en si b&#233;mol majeur KV 595 (Wolfgang Amadeus Mozart)&lt;/i&gt; a une belle assise et des sonorit&#233;s claires et agr&#233;ables. Le musicien tourne presque le dos au public tant il aspire &#224; la communion avec l'orchestre. La musique semble lui tomber du ciel : &#034; demande et il te sera donn&#233; !&#034; . Le Larghetto est lent et profond, prenant tout son temps pour ciseler sa m&#233;lodie &#224; la mani&#232;re d'un conteur. Et l' Allegro final du concerto bouscule les c&#339;urs, tant la joie exulte !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cmireb.be/cgi?usr=jx88mdasc2&amp;lg=fr&amp;pag=1996&amp;..&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://www.cmireb.be/cgi?usr=jx88mdasc2&amp;lg=fr&amp;pag=1996&amp;..&lt;/a&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;mailto:dhlemaire@yahoo.com&#034; class='spip_mail'&gt;Dominique-H&#233;l&#232;ne Lemaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Concours Reine Elisabeth (Finale) Stanislav Khristenko (Russie, 28 ans) &amp; Boris Giltburg (Isra&#235;l, 28 ans) </title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Concours-Reine-Elisabeth-Finale-Stanislav-Khristenko-Russie-28-ans-Boris</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Dominique-h&#233;l&#232;ne Lemaire </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Stanislav Khristenko, Russie (29 ans) Mercredi 29 mai, 20h. Haydn, sonate en r&#233; majeur XVI : 42. Brahms, concerto n&#176; 1 en r&#233; mineur &lt;br class='autobr' /&gt;
Boris Giltburg, Russie (28 ans) Mercredi 29 mai, 21h45. Beethoven, sonate n&#176; 27 en mi mineur. Rachmaninov, concerto n&#176; 3 en r&#233; mineur &lt;br class='autobr' /&gt;
Stanislav Khristenko (Russie, 28 ans) Dipl&#244;m&#233; du Cleveland Institute en 2010, Stanislav Khristenko a commenc&#233; ses &#233;tudes au Conservatoire Tchaikovsky de Moscou. Deuxi&#232;me prix au Concours de Pretoria en 2012, il vient de remporter le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-IDLE-" rel="directory"&gt;IDLE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Stanislav Khristenko, Russie (29 ans) Mercredi 29 mai, 20h. Haydn, sonate en r&#233; majeur XVI : 42. Brahms, concerto n&#176; 1 en r&#233; mineur&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Boris Giltburg, Russie (28 ans) Mercredi 29 mai, 21h45. Beethoven, sonate n&#176; 27 en mi mineur. Rachmaninov, concerto n&#176; 3 en r&#233; mineur&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Stanislav Khristenko (Russie, 28 ans)&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dipl&#244;m&#233; du Cleveland Institute en 2010, Stanislav Khristenko a commenc&#233; ses &#233;tudes au Conservatoire Tchaikovsky de Moscou. Deuxi&#232;me prix au Concours de Pretoria en 2012, il vient de remporter le Concours International Maria Canals &#224; Barcelone. Ses concerts le m&#232;nent &#224; travers les cinq continents. D&#232;s le d&#233;but des &#233;preuves &#233;liminatoires il a &#233;tonn&#233; le public par sa stature hors du commun : un alliage &#233;tonnant de bienfaisant colosse et de po&#232;te fluet dont la patte est d'une efficacit&#233; extraordinaire. Un r&#233;gal d'&#233;coute ! Il n'est pas &#233;tonnant qu'il ait choisi &lt;i&gt;la Sonate n. 2 en r&#233; mineur op. 14 (Sergey Prokofiev) &lt;/i&gt; pour d&#233;buter son r&#233;cital. C'est tout lui : une attaque en force qui fait chanter l'instrument et d&#233;bouche sur de d&#233;licates pirouettes. Son jeu vivant et fascinant sonne viril et d&#233;cid&#233;, le phras&#233; est d'une clart&#233; exemplaire, la palette dynamique. Une grande vari&#233;t&#233; de styles anime son interpr&#233;tation. Hi&#233;ratique ou tremp&#233; de sueur par la transe musicale il agit en v&#233;ritable force de la Nature tout en maniant le rubato avec d&#233;lices. &lt;i&gt;Dream (Frederic Rzewski)&lt;/i&gt;, jou&#233; de m&#233;moire bien s&#251;r, lui permet des gestes brusques et des grands contrastes. Virtuosit&#233; dans les aigu&#235;s l&#226;ch&#233;es par poign&#233;es, il &#233;gr&#232;ne des cailloux charg&#233;s de myst&#232;re dans l'oreille de l'auditeur. C'est surr&#233;aliste et hallucinatoire. Sa &lt;i&gt;Rhapsodie espagnole (Franz Liszt) &lt;/i&gt; est un mythe vivant, un pot-pourri d'humeurs ib&#233;riques, parsem&#233; de poudre musicale ; le pianiste russe imaginatif ne boude nullement son plaisir de jouer et il n'abrite rien moins que la Musique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une Musique qu'il hume longtemps les yeux ferm&#233;s, avant de commencer son &lt;i&gt;Concerto n. 23 en la majeur KV 488 (Wolfgang Amadeus Mozar&lt;/i&gt;t). Le visage est entre la torture et la f&#233;licit&#233;. Le colosse d&#233;livre ses notes comme si elles &#233;taient un peuple de lilliputiens. Mais c'est aussi un g&#233;ant de la compassion lorsqu'il distille la musique, fondu avec l'orchestre. Apr&#232;s la majest&#233; musicale de l'Allegro, le sublime Adagio en fa di&#232;se mineur d&#233;pose des larmes sur le clavier dans un recueillement intense et le sens inn&#233; du drame. D&#233;concertant dans son troisi&#232;me mouvement tr&#232;s brillant, on croit entendre un jeu ludique et m&#234;me l&#233;g&#232;rement swingu&#233; ! Il est en finale le commandant d'une arm&#233;e de doigts qui r&#233;pondent &#8230;au doigt et &#224; l'&#339;il !&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.cmireb.be/cgi?usr=cp2agd8snf&amp;lg=fr&amp;pag=1996&amp;..&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://www.cmireb.be/cgi?usr=cp2agd8snf&amp;lg=fr&amp;pag=1996&amp;..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Boris Giltburg (Isra&#235;l, 28 ans)&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est attendu avec passion par les auditeurs qui ont d&#233;couvert chez lui une sensibilit&#233; extraordinaire. N&#233; dans une famille de pianistes, Boris Giltburg commence sa formation avec sa m&#232;re, puis il devient l'&#233;l&#232;ve d'Arie Vardi. Il est laur&#233;at de nombreux Concours Internationaux : de Santander (2002), de Lisbonne (1er Prix en 2003), et de Tel Aviv (Rubinstein, 2e Prix en 2011). Il joue r&#233;guli&#232;rement en Europe, en Am&#233;rique du Nord et du Sud, en Asie, et en Isra&#235;l. &lt;i&gt;Dream (Frederic Rzewski) &lt;/i&gt; d&#233;bute son r&#233;cital apr&#232;s le passage de Stanislav Khristenko. La lumi&#232;re se tamise progressivement et voici une musique nerveuse, s&#233;rieuse, fun&#232;bre presque. Ses trilles chantent &#224; l'infini et une note seule vaut mille tocsins en d&#233;pit des explosions macabres de la composition. Boris verse dans les quatre derni&#232;res mesures quatre gouttes de perfusion vitale. C'est magnifique. Dans &lt;i&gt;l'Etude-tableau in C minor op. 39/7 (Sergey Rachmaninov) &lt;/i&gt; le pianiste se ramasse sur lui-m&#234;me, cr&#233;e comme &#224; son habitude des sonorit&#233;s rares. Il poss&#232;de une technique fascinante et use d'une dynamique impressionnante. Sa Sonate in B minor (Franz Liszt) sera spectaculaire de romantisme. Il lib&#232;res ses doigts d'acier tremp&#233;s dans la passion, op&#232;re des crescendos magistraux, fait pleuvoir des &#233;toiles, donne de l'espace &#224; l'infinie petitesse et &#224; la solitude humaine. Nous avons l&#224; un hymne &#224; l'intelligence et &#224; la finesse. Ses d&#233;veloppements sont intimistes, des p&#233;tales de fleurs tournent &#224; la bourrasque. Non ! au bouillonnement int&#233;rieur &#8230; ma&#238;tris&#233;. Son introspection minutieuse fouille les tr&#233;fonds de l'&#226;me : fragilit&#233; et grandeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il est sur le point de jouer le &lt;i&gt;Concerto n. 15 en si b&#233;mol majeur KV 450 (Wolfgang Amadeus Mozart). &lt;/i&gt; Il entre en sc&#232;ne apr&#232;s qu' Arie Van Liesbeth, pr&#233;sident du jury, a rendu hommage &#224; l'Orchestre royal de chambre de Wallonie qui a, sous la baguette calibr&#233;e et nuanc&#233;e de Michael Hofstetter, soutenu avec passion les 24 finalistes. Le pianiste &#233;coule ses sonorit&#233;s splendides si particuli&#232;res, cela coule en vagues, cela sonne en carillons, cela explose en pastilles sonores. Le tout coiff&#233; de rideaux de perles musicales et de rythmes &#233;blouissants. C'est lui qui semble donner le tempo &#224; l'orchestre tant il est dans le jeu musical. Puis tout d'un coup, il s'&#233;gare, on en pleurerait !... et reprend avec une ma&#238;trise de soi inou&#239;e. Il joue maintenant suspendu aux mains de Michael Hofstetter, un quatre-mains &#233;mouvant ! Le pianiste de g&#233;nie a retrouv&#233; toute son &#233;nergie et ses timbres lumineux dans le troisi&#232;me mouvement, gracieux, &#233;l&#233;gant, assum&#233;, spirituel ! Le jury ne tiendra pas compte de ce passage hors du temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cmireb.be/cgi?usr=j4k4rzdma4&amp;lg=fr&amp;pag=1996&amp;..&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://www.cmireb.be/cgi?usr=j4k4rzdma4&amp;lg=fr&amp;pag=1996&amp;..&lt;/a&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;mailto:dhlemaire@yahoo.com&#034; class='spip_mail'&gt;Dominique-H&#233;l&#232;ne Lemaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Concours Reine Elisabeth (Finale) Yuntian Liu (Chine, 23 ans) &amp; Andrew Tyson (USA, 26 ans) </title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Concours-Reine-Elisabeth-Finale-Yuntian-Liu-Chine-23-ans-Andrew-Tyson-USA-26</link>
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		<dc:date>2013-05-30T07:16:53Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Dominique-h&#233;l&#232;ne Lemaire </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Yuntian Liu (Chine,23ans) Jeudi 30 mai, 20h. Beethoven sonate n&#176; 7 en r&#233; majeur. Tcha&#239;kovski, Concerto n&#176; 1 en si b&#233;mol mineur &lt;br class='autobr' /&gt;
Andrew Tyson (Etats-Unis,26 ans) Jeudi 30 mai, 21h45. Mozart, sonate n&#176; 15 en fa majeur. Rachmaninov, concerto n&#176; 2 en ut mineur &lt;br class='autobr' /&gt;
Yuntian Liu (Chine, 23 ans) Apr&#232;s avoir &#233;tudi&#233; au Conservatoire de Musique de Xinghai, Yuntian Liu poursuit sa formation aux &#201;tats-Unis. Il s'est produit dans plusieurs villes am&#233;ricaines, chinoises et europ&#233;ennes, en r&#233;cital ou en soliste. Premier (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-IDLE-" rel="directory"&gt;IDLE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Yuntian Liu (Chine,23ans)&lt;br class='autobr' /&gt;
Jeudi 30 mai, 20h. Beethoven sonate n&#176; 7 en r&#233; majeur. Tcha&#239;kovski, Concerto n&#176; 1 en si b&#233;mol mineur&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andrew Tyson (Etats-Unis,26 ans)&lt;br class='autobr' /&gt;
Jeudi 30 mai, 21h45. Mozart, sonate n&#176; 15 en fa majeur. Rachmaninov, concerto n&#176; 2 en ut mineur&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yuntian Liu (Chine, 23 ans)&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s avoir &#233;tudi&#233; au Conservatoire de Musique de Xinghai, Yuntian Liu poursuit sa formation aux &#201;tats-Unis. Il s'est produit dans plusieurs villes am&#233;ricaines, chinoises et europ&#233;ennes, en r&#233;cital ou en soliste. Premier laur&#233;at du Concours International de Wiesbaden, en 2004, il est &#233;galement laur&#233;at du Concours National Golden Bell, en Chine (M&#233;daille d'or, 2004) et du Concours International Horowitz pour jeunes pianistes, en Ukraine (2e Prix, 2007).&lt;br class='autobr' /&gt;
Le malicieux Yuntian Liu r&#233;v&#232;le une int&#233;riorit&#233; po&#233;tique marqu&#233;e d&#232;s son entr&#233;e dans les &lt;i&gt;Sonetto 123 del Petrarca (Franz Liszt). &lt;/i&gt; A la surprise de l'audience, il n'h&#233;site pas &#224; muser la m&#233;lodie et convoque sous ses doigts une douceur de sonorit&#233;s tr&#232;s color&#233;es. Il plonge dans le romantisme qu'il semble savourer avec bonheur. Moelleux, souplesse de la r&#234;verie musicale. On croit d&#232;s lors que toute l'ex&#233;cution de son r&#233;cital sera caract&#233;ris&#233;e par le raffinement des sonorit&#233;s et port&#233;e par une exaltation profonde.&lt;br class='autobr' /&gt; Il encha&#238;ne tout de suite son &lt;i&gt;Dream (Frederic Rzewski), &lt;/i&gt; connu par c&#339;ur, une perle d'ex&#233;cution pianistique. Il fabrique les trilles les plus imp&#233;rieuses de tous les candidats. Elles jettent l'auditeur dans les tensions intenses des diff&#233;rentes facettes du ying et du yang. Des forces sombres et claires s'opposent avec &#233;nergie au sein de l'immensit&#233; po&#233;tique. Devinez quelles seront ses 4 derni&#232;res notes suspendues &#224; mi-course du r&#234;ve et qui se brisent soudain sans pr&#233;venir ? Quatre d&#233;licates notes de yang, sans nul doute !&lt;br class='autobr' /&gt;
Crescendo dans l'audace et la construction de son programme, Liu laisse l&#224; la po&#233;sie pour t&#226;ter du chaos, de l'inqui&#233;tude et de la guerre. Sa &lt;i&gt;Sonate n. 6 en la majeur op. 82 (Sergey Prokofiev)&lt;/i&gt; explose de sensations fortes et fracassantes. De la mati&#232;re musicale velout&#233;e surnage ici et l&#224; dans les &#233;claircies lyriques, mais tr&#232;s vite les accents parfois jazzy se mutent en notes piqu&#233;es brutales, en accords abyssaux. La frappe de l'Orlando furioso chinois devient acharn&#233;e, les triolets rapides lancinants se culbutent avant d'aller sonner le glas &#224; la main gauche. Chevauch&#233;e ardente et d&#233;ferlements d'octaves envahissent le clavier, c'est incandescent, m&#233;phistoph&#233;lique et sarcastique. Yuntian Liu a le sens de la narration&#8230; Passent des pantins d&#233;sarticul&#233;s. Le pianiste fait des moulinets avec sa main droite avant de lancer les derniers cataclysmes. On ne peut s'emp&#234;cher de penser &#224; du Stockhausen !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Son &lt;i&gt;Concerto n. 17 en sol majeur KV 453 (Wolfgang Amadeus Mozart)&lt;/i&gt; d'une pr&#233;cision absolue, superbement charpent&#233; et m&#233;lodique pr&#233;sent&#233; le premier jour des demi-finales semble bien loin de ce r&#233;cital tr&#233;pidant. Tout le monde se souvient encore de sa tr&#232;s belle expressivit&#233; et de la beaut&#233; de ses timbres. Le jury sans doute aussi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.cmireb.be/cgi?usr=2q26nk7khv&amp;lg=fr&amp;pag=2427&amp;..&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://www.cmireb.be/cgi?usr=2q26nk7khv&amp;lg=fr&amp;pag=2427&amp;..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Andrew Tyson (USA, 26 ans)&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ses parents adorent la musique mais ne sont pas musiciens. Le jeune pianiste d&#233;bute sa carri&#232;re concertante &#224; 15 ans &#224; New York. El&#232;ve de Robert Mc Donald &#224; la Juilliard School, il remporte le cinqui&#232;me prix au Concours de Leeds en 2012. Il &#233;cume les plus prestigieuses salles de concert am&#233;ricaines mais donne aussi des concerts chez lui. Il voyage en Europe (Suisse, Portugal, Pologne), au Mexique ou en Nouvelle-Z&#233;lande, tant en soliste avec diff&#233;rents orchestres am&#233;ricains qu'en musicien de chambre, avec des partenaires comme R. D&#237;az, R. Kirshbaum, J. Silverstein, Ray Chen.&lt;br class='autobr' /&gt;
Son &lt;i&gt;Concerto n. 21 en ut majeur KV 467 (Wolfgang Amadeus Mozart), &lt;/i&gt; pr&#233;sent&#233; d&#232;s le premier soir de la demi-finale a s&#233;duit d'embl&#233;e, quelle classe ! De l'&#233;motion juv&#233;nile v&#233;ritable coupl&#233;e &#224; une virtuosit&#233; impeccable. Sa cadence tr&#232;s personnelle, intense et lumineuse, &#233;clair&#233;e par le sourire int&#233;rieur le place tout de suite au rang des pianistes que l'on r&#234;ve de suivre jusqu'au bout. Qu'&#224; cela ne tienne, puisqu'il nous emm&#232;ne avec tant d'intelligence et de go&#251;t. Il est &#224; l'&#233;coute de l'orchestre, jetant souvent des regards furtifs vers les violons alto et semble &#233;prouver du plaisir. Son r&#233;cital sera &#233;tincelant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Apr&#232;s un &lt;i&gt;Dream (Frederic Rzewski)&lt;/i&gt; hi&#233;ratique en hommage &#224; la musique contemporaine, il convoque avec autorit&#233; naturelle tout l'esprit du compositeur dans &lt;i&gt;La Partita n. 1 en si b&#233;mol majeur BWV 825 (Johann Sebastian Bach). &lt;/i&gt; ll &#233;gr&#232;ne de ses longs doigts des nuances g&#233;n&#233;reuses. La main gauche se prend pour un violoncelle et la main droite est a&#233;rienne. Mais voici &lt;i&gt;Le jeu des contraires (Henri Dutilleux)&lt;/i&gt; o&#249; il s'&#233;lance avec jouissance. Il cr&#233;e des sonorit&#233;s vibrantes, jouant par &#224;-coups d'inspiration lumineuse. Il nous plonge avec audace dans l'envers des choses, s'aventure dans des sentiers inconnus, &#233;miette des bulles de cristal, gronde des rages contre le monde, court-circuite les &#233;motions et captive l'audience par ses fulgurances.&lt;i&gt;La Sonate n. 3 en fa di&#232;se mineur op. 23 (Aleksandr Skryabin)&lt;/i&gt; fait preuve de dramaturgie puissante. Il cerne les soubresauts et les tortures de l'&#226;me avec conviction. Peu &#224; peu &#233;mergent des d&#233;bris de valse. On assiste &#224; une d&#233;bandade sonique, les doigts pirouettent dans les gerbes d'accords sombres. L'esquisse de bonheurs tranquilles affleure en fondus encha&#238;n&#233;s. Devant la fonte des sentiments et la fuite du temps, seule la musique sans doute est divine et consolatrice. Le pianiste s'en prend &#224; la r&#233;alit&#233; dure et rebelle, la saisit par les cheveux et lui fait courber la t&#234;te avant de se fondre dans les bras de la m&#233;lodie retrouv&#233;e. On reste p&#233;trifi&#233; devant tant de talent naturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cmireb.be/cgi?usr=2q26nk7khv&amp;lg=fr&amp;pag=1996&amp;..&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://www.cmireb.be/cgi?usr=2q26nk7khv&amp;lg=fr&amp;pag=1996&amp;..&lt;/a&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;mailto:dhlemaire@yahoo.com&#034; class='spip_mail'&gt;Dominique-H&#233;l&#232;ne Lemaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Concours Reine Elisabeth 2013 Rencontre avec le compositeur Michel Petrossian, Grand Prix International Reine Elisabeth de Composition 2012 </title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Concours-Reine-Elisabeth-2013-Rencontre-avec-le-compositeur-Michel-Petrossian</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Concours-Reine-Elisabeth-2013-Rencontre-avec-le-compositeur-Michel-Petrossian</guid>
		<dc:date>2013-05-28T19:42:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Dominique-h&#233;l&#232;ne Lemaire </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Bruxelles, 27 mai 2013. Michel Petrossian : on l'a reconnu &#224; son sourire, son foulard et ses lunettes de cin&#233;aste bien connu. Il quittait hier soir la salle du palais des Beaux-Arts o&#249; s'&#233;tait donn&#233;e la premi&#232;re mondiale publique de son &#339;uvre. &#171; In the wake of Ea &#187; venait d'&#234;tre interpr&#233;t&#233;e tour &#224; tour par les deux premi&#232;res finalistes du Concours Musical reine Elisabeth 2013 : la Russe Tatiana Chernichka et la Chinoise Zhang Zuo. &lt;br class='autobr' /&gt; On sait de lui qu'il a &#233;tudi&#233; la composition, le contrepoint et (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Bruxelles, 27 mai 2013. Michel Petrossian : on l'a reconnu &#224; son sourire, son foulard et ses lunettes de cin&#233;aste bien connu. Il quittait hier soir la salle du palais des Beaux-Arts o&#249; s'&#233;tait donn&#233;e la premi&#232;re mondiale publique de son &#339;uvre. &#171; In the wake of Ea &#187; venait d'&#234;tre interpr&#233;t&#233;e tour &#224; tour par les deux premi&#232;res finalistes du Concours Musical reine Elisabeth 2013 : la Russe Tatiana Chernichka et la Chinoise Zhang Zuo.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On sait de lui qu'il a &#233;tudi&#233; la composition, le contrepoint et l'harmonie apr&#232;s des &#233;tudes de violoncelle et de guitare. En 1997 il a suivi des cours d'analyse, d'orchestration, de musique et d'ethnomusicologie de l'Inde. Soucieux de faire conna&#238;tre la musique de son temps, il fonde en d&#233;cembre 1998, avec le compositeur J&#233;r&#244;me Combier, l'Ensemble Cairn. Du nom de ces petits amas de pierres que l'on trouve en montagne et qui servent de rep&#232;re aux autres promeneurs qui y ajoutent chaque fois une nouvelle contribution. Michel Petrossian, (dont la racine est le mot Pierre) est arm&#233;nien d'origine et s'est int&#233;ress&#233; passionn&#233;ment aux textes bibliques et aux langues anciennes, s&#233;mitiques en particulier - h&#233;breu, ougaritique, aram&#233;en et akkadien. Il a obtenu &#233;galement une licence de th&#233;ologie. Il enseigne &#224; l'Ecole des Langues et des Civilisations Anciennes et &#224; Paris IV La Sorbonne. Il entreprend actuellement une synth&#232;se &#224; partir de sa double comp&#233;tence philologique et musicale afin d'articuler une &#233;criture vocale qui renoue, &#171; &lt;i&gt; dans une d&#233;marche consciente de l'histoire, avec des traditions anciennes o&#249; le son et le sens sont articul&#233;s ensemble dans une relation inextricable avec le transcendant. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; La phrase &#233;crite en exergue du programme du concours par la reine Fabiola prend ici tout son sens : &lt;i&gt;&#171; La musique nous conduit vers une &#8216;commune union' de passionn&#233;s de toutes conditions, races, et cultures &#8211; ceux d'aujourd'hui et, esp&#233;rons-le aussi de demain. La musique touche le c&#339;ur par les sens. &#187;&lt;/i&gt; L'Essence ? &lt;i&gt;&#171; Elle traverse le temps sans jamais cesser de pointer vers ce qui la transcende et ce qui est au-del&#224; de l'espace et du temps. &#187;&lt;/i&gt; Si ces objectifs ont &#233;t&#233; inscrits dans le concerto qui vient d'&#234;tre prim&#233; par le &lt;strong&gt;Grand Prix International Reine Elisabeth de Composition 2012, &lt;/strong&gt; les candidats qui ont d&#251; s'y atteler pour le d&#233;couvrir, l'&#233;tudier et l'interpr&#233;ter en huit petits jours, isol&#233;s &#224; la Chapelle Musicale sans aide ni contact avec l'ext&#233;rieur, auront eu fort &#224; faire pour venir &#224; bout de cette &#339;uvre p&#233;rilleuse ! Non seulement les candidats doivent jouer une &#339;uvre dont le jury suit la partition des yeux pendant la performance, - et il ne s'agit point d'un anglicisme - mais leur appr&#233;hension profonde de la musique est elle-m&#234;me en jeu et sond&#233;e par le jury prestigieux. Il s'agit de comprendre une langue, celle de la musique, par ailleurs, universelle qui ouvre la porte sur l'essentiel. La porte est grande ouverte sur la cr&#233;ativit&#233;, certes, mais cette porte est &#224; la fois tr&#232;s &#233;troite, car il faut passer par la difficult&#233; extr&#234;me de la partition et ne pas sauter la moindre mesure. Seront &#171; gr&#226;ci&#233;s &#187; ceux qui en dehors d'une technique parfaite auront su acc&#233;der &#224; l'interpr&#233;tation profonde du texte. En parlant de &#171; gr&#226;ce &#187; &lt;strong&gt;Michel Petrossian &lt;/strong&gt; admet que c'en est une extraordinaire, que de se trouver jou&#233; 12 fois d'affil&#233;e par la jeunesse la plus talentueuse du monde, aux c&#244;t&#233;s de tout grands compositeurs comme &lt;strong&gt;Haydn, Beethoven et Tcha&#239;kovski &lt;/strong&gt; pour ne parler que des compositeurs de ce soir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La recherche et la complexit&#233; sonore de l'orchestre est &#233;vidente. Nous avons demand&#233; &#224; Michel Petrossian comment le r&#244;le de soliste pouvait &#234;tre appr&#233;hend&#233; dans ces conditions, puisque le piano doit vraiment se glisser dans de minces interstices laiss&#233;s par l'orchestre. Il y a bien deux petits solos, vers la fin de l'&#339;uvre, mais ce n'est pas cela l'important, r&#233;plique-t-il. L'important et le compliqu&#233; &#224; la fois est d'&#234;tre le lien et d'irradier vers les autres pour mettre les autres instruments en valeur, faire vivre ou revivre leur humanit&#233;. Construire l'&#233;ternit&#233; d'un dialogue incessant. Au c&#339;ur d'une bruissante tour de Babel ? Babel, la porte des dieux ? Vieux r&#234;ve ! Souvenirs aquatiques d'un croissant fertile &#224; la verte nature. Le piano qui d&#233;j&#224; est le roi des instruments par sa nature orchestrale doit avoir la gr&#226;ce de se glisser humblement dans l'ensemble, avec les autres et pas par-dessus les autres. Belle le&#231;on de vie et de solidarit&#233;. Le pianiste a pour fonction de faire na&#238;tre l'esprit musical entre les diff&#233;rents instruments gr&#226;ce &#224; un &#233;ventail de techniques pianistiques en renaissance constante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On retrouve dans cette pi&#232;ce une diversit&#233; &#233;tonnante d'instruments parmi les percussions et les cuivres. La harpe et les cordes assurent des pulsations vitales, ou bien est-ce le piano lui-m&#234;me qui par-del&#224; l'espace-temps, est devenu cette quatri&#232;me corde des temps babyloniens en prise directe avec la divinit&#233; ? Car c'est cette lyre babylonienne qui est &#224; la source de l'&#339;uvre : &lt;i&gt;&#171; Une lyre qui se d&#233;fait sous la pression du temps, et une corde au milieu qui veut maintenir la permanence, de par son lien &#224; Ea, divinit&#233; des eaux souterraines et cr&#233;ateur des arts. Elle est l'embl&#232;me de la musique babylonienne elle-m&#234;me, immat&#233;rielle et ineffable, mais v&#233;hicul&#233;e par des instruments p&#233;rissables et des voix qui se sont tues depuis longtemps. &#187; &lt;/i&gt; Cette tension entre permanence et impermanence est inspiratrice de l'&#339;uvre. Une &#339;uvre qui r&#233;jouit l'imaginaire. Ce qui se joue en grand et en proph&#233;tique ici, c'est le m&#234;me esprit po&#233;tique d'ouverture qui animait le morceau impos&#233; de la demi-finale : Dream de Frederic Rzewski. &lt;i&gt;&#171; Le piano, image de la quatri&#232;me corde, vit des histoires de renaissances multiples, au rythme d'un mouvement aquatique. Tel un proph&#232;te &#233;l&#233;gant qui se meut au travers de courants fluviaux, il lutte par deux moyens (une note r&#233;p&#233;t&#233;e et une phrase musicale tant&#244;t verticalis&#233;e tant&#244;t &#233;tal&#233;e) et en deux directions contraires &#224; l'&#233;gard de l'orchestre : en s'opposant, et en cherchant &#224; rallier. L'orchestre, lyre amplifi&#233;e, s'ab&#238;me dans la dispersion, mais en est emp&#234;ch&#233; par le piano, corde &#8216;faite par Ea', qui lui communique des &#233;lans renouvel&#233;s et maintient la volont&#233; de permanence. La forme g&#233;n&#233;rale de l'&#339;uvre proc&#232;de par d&#233;fragmentation, &#224; l'image d'une civilisation qui subjugua l'Orient et dont il ne reste que quelques &#233;clats de splendeurs d&#233;couverts au gr&#233; des fouilles, sur une terre toujours agit&#233;e. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:dhlemaire@yahoo.com&#034; class='spip_mail'&gt;Dominique-H&#233;l&#232;ne Lemaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Noire et lumineuse nostalgie</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Noire-et-lumineuse-nostalgie</link>
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		<dc:date>2012-01-13T11:27:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Cindya Izza </dc:creator>



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&lt;p&gt;&#201;crite en 1896, &#034;La Mouette&#034; est une des plus c&#233;l&#232;bres pi&#232;ces de Tchekhov. Au travers de ce drame de m&#339;urs, l'auteur aborde la question du statut de l'artiste et de l'art, th&#232;mes repris ici dans l'adaptation de Myriam Saduis. &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce que cr&#233;er ? Qu'est-ce que r&#233;ussir sa vie ? Est-ce que le prix &#224; payer pour une r&#233;ussite est d'&#233;chouer dans tout le reste ? Autant de questions que se pose cette galerie de personnages brillants et sombres, tourment&#233;s et &#224; c&#244;t&#233; de la plaque. D'embl&#233;e, on est emport&#233; par des (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#201;crite en 1896, &#034;La Mouette&#034; est une des plus c&#233;l&#232;bres pi&#232;ces de Tchekhov. Au travers de ce drame de m&#339;urs, l'auteur aborde la question du statut de l'artiste et de l'art, th&#232;mes repris ici dans l'adaptation de Myriam Saduis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'est-ce que cr&#233;er ? Qu'est-ce que r&#233;ussir sa vie ? Est-ce que le prix &#224; payer pour une r&#233;ussite est d'&#233;chouer dans tout le reste ? Autant de questions que se pose cette galerie de personnages brillants et sombres, tourment&#233;s et &#224; c&#244;t&#233; de la plaque. D'embl&#233;e, on est emport&#233; par des sc&#232;nes de famille emplies d'amours violentes et complexes, o&#249; chacun aime et torture selon ses peurs, ses obsessions et ses regrets : peur de vieillir, d'&#234;tre insignifiant, obsession de la gloire et de ce qui brille, regret d'&#234;tre seul. Pierre Verplancken livre un tr&#232;s beau Konstantin, enfant sombre et tourment&#233;, en qu&#234;te d'absolu, ou peut-&#234;tre juste de reconnaissance. L'action va et vient du pass&#233; au pr&#233;sent, sans cesse et sans heurts. Au fil des flash-backs se reconstitue la trame &#233;paisse et rugueuse de ce drame. Ici, la famille est une oeuvre d'art, et l'art une affaire de famille. Chacun essaie de s'emparer de ce troph&#233;e qu'est le dernier mot, et les egos d'artistes s'entred&#233;vorent. Florence Hebbelynck est parfaite en actrice tyrannique, &#224; la fois femme-fleur vieillissante et m&#232;re rong&#233;e de remords. Juste apr&#232;s la mort, les souvenirs affluent de partout, comme des fant&#244;mes, tir&#233;s de la m&#233;moire des personnages ou de celle de l'ordinateur portable du d&#233;funt. Le spectateur a l'impression qu'on lui a vid&#233; sur les genoux, en vrac, tout le contenu de l'album photo de la famille. Il regarde les clich&#233;s, dans le d&#233;sordre, capte &#231;a et l&#224; une allusion, une insinuation, sans avoir les cl&#233;s. Mais au final, un portrait se d&#233;gage, portrait qui, s'il n'est pas complet, a le m&#233;rite d'&#234;tre limpide. On peut regretter que la mise en sc&#232;ne, bien qu'efficace, c&#232;de aux gimmicks &#224; la mode cette saison : &#233;crans semi opaques dont on se joue pour faire des effets d'ombre ou de flou, carr&#233; de sciure au centre de la sc&#232;ne figurant un espace de jeu. Mais dans l'ensemble, et malgr&#233; quelques longueurs, on passe un tr&#232;s beau moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cindya Izzarelli&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>White-out</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/White-out</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.demandezleprogramme.all2all.org/White-out</guid>
		<dc:date>2010-03-11T13:52:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Le white-out envahit la sc&#232;ne et les spectateurs qui, pris dans cette atmosph&#232;re particuli&#232;re, se laissent emporter par l'&#233;criture habile et surprenante de Paul Pourveur. Entre humour et r&#233;flexion, entre amour et raison, la pi&#232;ce esquisse la rencontre singuli&#232;re de deux &#234;tre &#224; la d&#233;rive. &lt;br class='autobr' /&gt;
Difficile pour Pourveur de se faire concurrence &#224; lui-m&#234;me et &#224; ses pr&#233;c&#233;dents textes, l'excellent Shakespeare is dead, get over it ou l'&#233;nigmatique Ab&#233;c&#233;daire des temps modernes. Pourtant White-out d&#233;montre que l'auteur, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le white-out envahit la sc&#232;ne et les spectateurs qui, pris dans cette atmosph&#232;re particuli&#232;re, se laissent emporter par l'&#233;criture habile et surprenante de Paul Pourveur. Entre humour et r&#233;flexion, entre amour et raison, la pi&#232;ce esquisse la rencontre singuli&#232;re de deux &#234;tre &#224; la d&#233;rive.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Difficile pour Pourveur de se faire concurrence &#224; lui-m&#234;me et &#224; ses pr&#233;c&#233;dents textes, l'excellent &lt;i&gt;Shakespeare is dead, get over it&lt;/i&gt; ou l'&#233;nigmatique &lt;i&gt;Ab&#233;c&#233;daire des temps modernes&lt;/i&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant &lt;i&gt;White-out&lt;/i&gt; d&#233;montre que l'auteur, sacr&#233; Meilleur Auteur par les Prix de la Critique 2009, n'a pas fini d'explorer les ressorts de la langue et de l'imagination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son attention particuli&#232;re au langage et au processus d'&#233;criture permet &#224; Pourveur de d&#233;passer le simple r&#233;cit, de ne pas r&#233;duire la langue &#224; un instrument mais de lui conf&#233;rer un r&#244;le structurant et cr&#233;ateur. C'est sans doute pourquoi le d&#233;but de la pi&#232;ce pr&#233;sente les deux protagonistes comme narrateurs de leur propre r&#233;cit, leur parole faisant &#234;tre leur r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un univers mi-r&#233;aliste, mi-onirique, avec le &#171; white-out &#187; comme caution de cette rencontre entre ciel et terre, Chlo&#233; entre chez Alex. S'en suit un dialogue, parfois de sourds, mais toujours r&#233;v&#233;lateur des doutes de l'un ou des illusions de l'autre... Il ne vit qu'&#224; travers le r&#233;cit de Rhett et Stella, h&#233;ros mythiques de &lt;i&gt;Autant en emporte le vent&lt;/i&gt;. Elle ne croit qu'&#224; la passion qui l'anime pour le myst&#233;rieux Klaus, personnage qui semble les unir, &#224; moins qu'ils ne l'aient tout deux invent&#233; pour faire na&#238;tre le dialogue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le r&#244;le de ces deux cr&#233;ateurs de fictions, d&#233;clinant les possibles, Serge Demoulin et Anne-Sophie Wilkin semblent &#233;voluer avec aisance, jouant en nuance avec les mots de Pourveur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quant &#224; H&#233;l&#232;ne Gailly, elle aura su mettre en sc&#232;ne ce texte, en y conservant les creux qui en font la richesse mais tout en ne laissant pas cette &#233;criture post-moderne empreinte de r&#233;f&#233;rences se d&#233;ployer devant le spectateur sans qu'il ne puisse &#234;tre touch&#233;. Au contraire, ce dernier, pris &#224; t&#233;moin par un regard ou une r&#233;plique, est embarqu&#233; de A &#224; Z dans cette histoire, intrigu&#233; par les questions qu'elle pose ou simplement s&#233;duit par l'humour et le maniement du verbe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mention sp&#233;ciale pour la sc&#233;nographie d'&#201;milie Cottam, qui trace en finesse les contours de cette rencontre au c&#339;ur du white-out...&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt; &lt;a href=&#034;mailto:e.lethanh@gmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Emmanuelle L&#234; Thanh&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>A la vie, &#224; l'amour (des mots)</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/A-la-vie-a-l-amour-des-mots</link>
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		<dc:date>2010-02-04T10:13:03Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Cindya Izza </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un lundi par mois, au Th&#233;&#226;tre de la vie, &#231;a slam. So what ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le slam de po&#233;sie est un type d'art d&#233;clamatoire apparu aux Etats-Unis au milieu des ann&#233;es 80, &#224; l'initiative d'un ouvrier du b&#226;timent r&#233;pondant au nom de Marc Smith. Les r&#232;gles en sont simples (voire spartiates) : un public, un po&#232;te, un texte &#034;fait maison&#034;, un micro (ou pas), un temps limite. Et pas d'autres limites. Le slameur est jug&#233; sur sa prestation par un jury choisi au hasard dans le public. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ca, c'est la th&#233;orie. Au Th&#233;&#226;tre de la Vie, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un lundi par mois, au Th&#233;&#226;tre de la vie, &#231;a slam. So what ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le slam de po&#233;sie est un type d'art d&#233;clamatoire apparu aux Etats-Unis au milieu des ann&#233;es 80, &#224; l'initiative d'un ouvrier du b&#226;timent r&#233;pondant au nom de Marc Smith. Les r&#232;gles en sont simples (voire spartiates) : un public, un po&#232;te, un texte &#034;fait maison&#034;, un micro (ou pas), un temps limite. Et pas d'autres limites. Le slameur est jug&#233; sur sa prestation par un jury choisi au hasard dans le public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ca, c'est la th&#233;orie. Au Th&#233;&#226;tre de la Vie, on a encore &#233;largi l'angle : une fois que le slameur prend possession de la sc&#232;ne, tout lui est permis. D&#233;clamation, chant, citations, reprises, perruques, &#224; un, &#224; deux ou &#224; dix, pour trente secondes ou trente minutes, de toute fa&#231;on il n'y a pas de chrono, et pas de jury non plus. L'&#238;le de la tentation du slameur rompu aux r&#232;gles de base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lundi dernier, le froid avait dissuad&#233; pas mal de monde et la salle n'&#233;tait pas bien remplie, mais l'ambiance n'en fut que plus chaleureuse. Au menu po&#233;tique, beaucoup d'habitu&#233;s, quelques novices, un d&#233;licieux moment de po&#233;sie musicale, beaucoup de rires. Et quand on a fr&#233;quent&#233; plusieurs sc&#232;nes slam, on se rend vite compte qu'une constante se d&#233;gage : un petit truc dans l'air, ce m&#233;lange d'&#233;lectricit&#233;, d'&#233;mulation et de profond respect pour le moment, pour cette bulle de sinc&#233;rit&#233; qui &#233;cl&#244;t sur sc&#232;ne dans l'instant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La prochaine, c'est lundi 08 f&#233;vrier. Et m&#234;me si l'hiver s'obstine dans sa tendance polaire, enfilez un pull de plus pour le trajet et venez prendre un peu de chaleur humaine &#224; la Vie, &#231;a fait du bien au moral.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt; &lt;a href=&#034;mailto:cindyaizza@gmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Cindya Izzarelli&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D'hier et d'aujourd'hui</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/D-hier-et-d-aujourd-hui</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.demandezleprogramme.all2all.org/D-hier-et-d-aujourd-hui</guid>
		<dc:date>2009-10-20T12:05:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Cette histoire n'est pas celle de Madame Bovary, cette histoire n'est pas du Flaubert revisit&#233;. Cette histoire est celle d'un individu singulier, bless&#233; par la vie, plus que certains, moins que d'autres. Un parcours sans pr&#233;tention, un personnage loin des h&#233;ros mythiques... et pourtant un r&#233;cit qui nous touche, nous &#233;meut, nous fait rire &#8211; beaucoup ! - gr&#226;ce &#224; la plume de Dominique Br&#233;da et au talent de Julie Duroisin. &lt;br class='autobr' /&gt;
Emma n'est pas Emma Bovary. Emma n'est pas une h&#233;ro&#239;ne des temps modernes. Emma n'est (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-IDLE-" rel="directory"&gt;IDLE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cette histoire n'est pas celle de &lt;i&gt;Madame Bovary&lt;/i&gt;, cette histoire n'est pas du Flaubert revisit&#233;. Cette histoire est celle d'un individu singulier, bless&#233; par la vie, plus que certains, moins que d'autres. Un parcours sans pr&#233;tention, un personnage loin des h&#233;ros mythiques... et pourtant un r&#233;cit qui nous touche, nous &#233;meut, nous fait rire &#8211; beaucoup ! - gr&#226;ce &#224; la plume de Dominique Br&#233;da et au talent de Julie Duroisin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Emma n'est pas Emma Bovary. Emma n'est pas une h&#233;ro&#239;ne des temps modernes. Emma n'est pas un mythe en devenir. Emma poursuit simplement sa vie, comme tout un chacun, et nous convie au voyage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'&#233;criture de Dominique Br&#233;da fait mouche dans la bouche de cette Emma qui nous ballade &#224; travers les &#226;ges, du nouveau-n&#233; &#224; la vieille femme, en passant par l'ado rebelle et la quarantenaire d&#233;sabus&#233;e. Loin d'une chronologie lin&#233;aire, structure habituelle dans ce type de seuls en sc&#232;ne, l'histoire d'Emma nous est ici pr&#233;sent&#233;e par ces quatre moments-cl&#233;s qui s'entrem&#234;lent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Gr&#226;ce &#224; son &#171; costume &#187; multi-usages, Julie Duroisin passe en effet de l'une &#224; l'autre de ces femmes, de ces filles qu'elle a &#233;t&#233; et qui, toutes, auront crois&#233; le chemin de Flaubert et de &lt;i&gt;Madame Bovary&lt;/i&gt; que ce soit en le gribouillant, en le rejetant, ou en le relisant, enfin, apr&#232;s 40 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il ne s'agit ni d'adapter le roman, ni de d&#233;poussi&#233;rer le 19e si&#232;cle &#224; coups de r&#233;f&#233;rence ou de clins d'&#339;il. Dominique Br&#233;da choisit de rythmer la vie de son personnage avec Flaubert. Mais s'il cherche sans nul doute &#224; d&#233;montrer que ce livre qu'on a oblig&#233; plus d'un adolescent &#224; lire, a quelque chose &#224; nous dire encore aujourd'hui, il nous offre surtout cette vie, ses hauts et ses bas, en toute simplicit&#233;. Et la simplicit&#233; sera le ma&#238;tre mot de cette mise en sc&#232;ne : plateau nu, quelques accessoires pour figurer les changements d'&#233;poque. Ce qui permet de centrer la pi&#232;ce sur l'essentiel, l'excellent jeu de Julie Duroisin &#8212; fra&#238;chement sacr&#233;e dans la cat&#233;gorie &#171; espoir f&#233;minin &#187; par les Prix de la Critique 2009 &#8212; et le texte de Br&#233;da teint&#233; d'humour et de subtilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Gr&#226;ce &#224; leur fluidit&#233;, nous sommes entra&#238;n&#233;s dans ce r&#233;cit, que l'on s'en sente proche ou non, que l'on soit profond&#233;ment touch&#233; ou simplement attendri. En somme, un spectacle r&#233;ussi et un agr&#233;able moment de th&#233;&#226;tre !&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt; &lt;a href=&#034;mailto:e.lethanh@gmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Emmanuelle L&#234; Thanh&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Il &#233;tait une fois l'horreur</title>
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		<dc:date>2009-04-29T11:47:02Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Entre fiction et r&#233;alit&#233;, entre le Petit Poucet et Gilles de Rais, &#034;Il vint une ann&#233;e tr&#232;s f&#226;cheuse&#034; tisse des liens d'une grande qualit&#233; artistique. Du rire &#224; l'effroi, la paroi sera mince et si la pi&#232;ce est une r&#233;ussite, le sujet et le ton adopt&#233; en laisseront perplexes plus d'un... &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur la sc&#232;ne du th&#233;&#226;tre des Tanneurs, la projection d'une for&#234;t dans laquelle la cam&#233;ra s'enfonce de plus en plus. A l'image de ces personnages dont on d&#233;couvrira les m&#233;andres au fur et &#224; mesure de la pi&#232;ce, en d&#233;voilant leur (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-IDLE-" rel="directory"&gt;IDLE&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entre fiction et r&#233;alit&#233;, entre le Petit Poucet et Gilles de Rais, &#034;Il vint une ann&#233;e tr&#232;s f&#226;cheuse&#034; tisse des liens d'une grande qualit&#233; artistique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Du rire &#224; l'effroi, la paroi sera mince et si la pi&#232;ce est une r&#233;ussite, le sujet et le ton adopt&#233; en laisseront perplexes plus d'un...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur la sc&#232;ne du th&#233;&#226;tre des Tanneurs, la projection d'une for&#234;t dans laquelle la cam&#233;ra s'enfonce de plus en plus. A l'image de ces personnages dont on d&#233;couvrira les m&#233;andres au fur et &#224; mesure de la pi&#232;ce, en &lt;strong&gt;d&#233;voilant leur complexit&#233; sans jamais tomber dans l'explication&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant son micro, le Petit Poucet &#8211; C&#233;cile Bournay &#8211; nous offre son conte, interrompu par la parole d'un &#234;tre myst&#233;rieux &#8211; Brigitte Dedry &#8211; qui ouvre ainsi la pi&#232;ce dans le registre comique. Mais tr&#232;s vite le myst&#232;re et l'angoisse reprennent possession des lieux, appuy&#233;es par l'ambiance sonore et visuelle. La sc&#233;nographie de bois, sign&#233;e elle aussi Zouzou Leyens et la cr&#233;ation lumi&#232;re et sonore &#8211; dont les bruitages ex&#233;cut&#233;s &#224; m&#234;me le plateau &#8211; nous plonge dans un &lt;strong&gt;univers entre fiction et r&#233;alit&#233;, myst&#233;rieux&lt;/strong&gt;. Tandis que les &#233;changes des deux com&#233;diennes nous font &lt;strong&gt;rire et sourire&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce m&#233;lange subtil est maintenu dans toute la premi&#232;re partie de la pi&#232;ce o&#249;, au conte du Petit Poucet, se m&#234;le la pantomime de l'ogre, ex&#233;cutant devant nous des enfants figur&#233;s par des poup&#233;es. Zouzou Leyens saura parfaitement &#233;quilibrer sa mise en sc&#232;ne en faisant durer ses sc&#232;nes juste assez longtemps pour que le dr&#244;le devienne pesant, que le rire se transforme en d&#233;gout. &lt;strong&gt;Un travail minutieux de mise en sc&#232;ne&lt;/strong&gt;, port&#233; par l'excellent jeu des deux com&#233;diennes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me partie nous pr&#233;sente le proc&#232;s de Gilles de Rais, cet homme terrifiant qui assassinat des dizaines d'enfants, port&#233; &#224; la premi&#232;re personne par Pierre Maillet et marque la rupture en passant d'un plateau en &#233;bullition &#224; un monologue fig&#233;, assen&#233; droit dans les yeux. &lt;strong&gt;La crudit&#233; des propos&lt;/strong&gt; fera sortir quelques spectateurs mais les autres resteront intrigu&#233;s, mal &#224; l'aise, d&#233;rout&#233;s par l'aveu des crimes perp&#233;tr&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Toutefois ce dernier passage semble moins abouti artistiquement que la premi&#232;re partie malgr&#233; une mise en parall&#232;le du conte et du proc&#232;s judicieuse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais il ne s'agira que d'un b&#233;mol dans une pi&#232;ce d'une grande qualit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt; &lt;a href=&#034;mailto:e.lethanh@gmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Emmanuelle L&#234; Thanh&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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