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	<title>Demandez Le Programme</title>
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	<description>Demandezleprogramme est un agenda culturel et interactif en ligne, qui permet la rencontre entre les lieux culturels, les internautes et les artistes.</description>
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		<title>Demandez Le Programme</title>
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		<title>Annette (CHAPITRE 1 : LE GO&#219;TER)</title>
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		<dc:creator> Catherine Sokolowski </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir pass&#233; de longs moments &#224; &#233;couter les r&#233;cits autobiographiques d'Annette, 73 ans, Cl&#233;mentine Colpin, touch&#233;e, d&#233;cide d'en faire un spectacle. Annette est singuli&#232;re. Son r&#233;cit &#233;tait parfois parcellaire, parfois r&#233;p&#233;titif. En r&#233;alit&#233;, &#171; Annette &#187; n'est pas vraiment l'histoire d'Annette. Des lacunes ont &#233;t&#233; combl&#233;es, l'imagination s'en est donn&#233; &#224; c&#339;ur joie. Pourtant, sur sc&#232;ne, Annette (Baussart) est l&#224;, elle raconte son histoire. Elle est accompagn&#233;e de Pauline Desmarets et Olivia Smets qui proposent (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir pass&#233; de longs moments &#224; &#233;couter les r&#233;cits autobiographiques d'Annette, 73 ans, Cl&#233;mentine Colpin, touch&#233;e, d&#233;cide d'en faire un spectacle. Annette est singuli&#232;re. Son r&#233;cit &#233;tait parfois parcellaire, parfois r&#233;p&#233;titif. En r&#233;alit&#233;, &#171; Annette &#187; n'est pas vraiment l'histoire d'Annette. Des lacunes ont &#233;t&#233; combl&#233;es, l'imagination s'en est donn&#233; &#224; c&#339;ur joie. Pourtant, sur sc&#232;ne, Annette (Baussart) est l&#224;, elle raconte son histoire. Elle est accompagn&#233;e de Pauline Desmarets et Olivia Smets qui proposent quelques extraits de la vie de cette femme particuli&#232;re, avec bienveillance, humanit&#233; et aussi quelques touches d'humour et d'autod&#233;rision.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Annette t&#233;l&#233;phone &#224; son docteur. Elle souhaite prendre rendez-vous. Elle attire la sympathie, cherchant un t&#233;l&#233;phone alors qu'elle l'utilise pour appeler. Elle parle de ses tresses (&#171; J'ai les cheveux encore plus rebelles que moi &#187;), des Ursulines de Laeken, de son pr&#233;tendu retard de maturit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas d'&#233;motion particuli&#232;re, juste un r&#233;cit, avec quelques pointes d'humour pince-sans-rire. Certains &#233;v&#232;nements l'ont marqu&#233;e, comme le fait qu'on ne pouvait pas &#234;tre nue pour se laver chez les Ursulines, m&#234;me seule dans sa chambre. Il fallait suivre un rituel, un ordre dans la toilette. &#034;Un, le visage, deux, le cou, trois, l'aisselle droite&#8230; huit, la jambe gauche&#034;. Annette offre ses commentaires aux spectateurs, neutres ou joyeux, jamais d&#233;primants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pauline Desmarets et Olivia Smets prennent ensuite le relais, proposant leur propre restitution d'&#233;pisodes de vie de la septuag&#233;naire. Il est question d'accouchement, de rencontres par petites annonces et d'autres &#233;v&#232;nements de la vie. Duo au top qui communique parfois d'une seule voix. La restitution en mode cin&#233;matographique (voix off) est finalement contest&#233;e par Annette elle-m&#234;me ! Rencontre des faits, de l'imagination et de l'humour pour le grand plaisir du public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Annette (Chapitre 1 : Le Go&#251;ter) &#187; est une version courte (45 minutes) d'un spectacle qui sera pr&#233;sent&#233; en automne 2023. Originale, dr&#244;le, un peu nostalgique, la version courte donne tr&#232;s envie d'assister &#224; la repr&#233;sentation en version longue. Le c&#244;t&#233; &#171; bruxellois &#187; apporte aussi un petit plus. Vivement l'automne !&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt; &lt;a href=&#034;mailto:
catherine.sokolowski@skynet.be&#034; class='spip_mail'&gt;Catherine Sokolowski&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La Cabane d'Alexandra Kollonta&#239;</title>
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		<dc:creator> Catherine Sokolowski </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Alexandra Kollonta&#239; est une femme politique socialiste communiste russe n&#233;e en 1872. D'origine noble, elle adh&#232;re au marxisme en 1898. Toutefois, ce n'est pas de sa carri&#232;re politique impressionnante dont il est question ici. Alexandra Kollonta&#239; pr&#244;nait le polyamour, qualifiant le mariage de &#171; captivit&#233; amoureuse &#187; en lui conf&#233;rant une dimension capitaliste. Christine Delmotte-Weber, metteuse en sc&#232;ne, est &#233;galement l'auteure de cette pi&#232;ce qui explore la piste de l'&#171; amour-camaraderie &#187;, c'est-&#224;-dire (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alexandra Kollonta&#239; est une femme politique socialiste communiste russe n&#233;e en 1872. D'origine noble, elle adh&#232;re au marxisme en 1898. Toutefois, ce n'est pas de sa carri&#232;re politique impressionnante dont il est question ici. Alexandra Kollonta&#239; pr&#244;nait le polyamour, qualifiant le mariage de &#171; captivit&#233; amoureuse &#187; en lui conf&#233;rant une dimension capitaliste. Christine Delmotte-Weber, metteuse en sc&#232;ne, est &#233;galement l'auteure de cette pi&#232;ce qui explore la piste de l'&#171; amour-camaraderie &#187;, c'est-&#224;-dire l'amour sans fid&#233;lit&#233;. Cette autre forme de relation est &#233;tudi&#233;e &#224; travers la rencontre d'Alex et Julia alors que Julia est en couple avec Samuel, lui-m&#234;me &#233;pris de trois femmes. Beaucoup de finesse et de subtilit&#233; dans ce spectacle attachant. A voir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Trois splendides marionnettes (cr&#233;&#233;es par Ana&#235;lle Impe) participent au spectacle. Elles repr&#233;sentent Alexandra Kollonta&#239; en version mini, en grandeur nature, et Macha, une amie d'Alexandra. Le spectacle s'ouvre sur une discussion entre Macha et Alexandra, concentr&#233;e sur l'&#233;criture d'un essai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vol d'un oiseau lie les s&#233;quences, po&#233;tique et majestueux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On d&#233;couvre ensuite Julia (Sarah Messens) et Alex (Sarah Joseph) qui se rencontrent par l'interm&#233;diaire de Lisbeth, connaissance commune. Alors qu'Alex souhaite d&#233;buter une relation classique avec Julia, cette derni&#232;re a pour objectif d'explorer le polyamour, sur conseil de son compagnon, Samuel. En effet, il lui reproche d'&#234;tre jalouse de Renata et Saskia, ses autres partenaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;atif, le spectacle s'inspire de plusieurs tendances, dont celle du th&#233;&#226;tre d'objets. En quelques mouvements, on change de d&#233;cor et d'univers, puisqu'on passe du d&#233;but du 20i&#232;me au si&#232;cle &#224; aujourd'hui, dans une cabane au milieu des bois. C'est celle de Samuel (Maximilien Delmelle), grand d&#233;fenseur de la vie en polycule (groupe polyamoureux), qui trouve une partie de ce qu'il cherche dans chacune de ses relations. Peu convaincue, Alex se laissera-t-elle s&#233;duire ? Quant &#224; Julia, arrivera-t-elle &#224; laisser de c&#244;t&#233; sa jalousie ? Au-del&#224; de l'&#233;tude du polyamour, une r&#233;flexion sur la pluriparentalit&#233; enrichit les d&#233;bats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne s'ennuie pas une seconde devant le ballet amoureux des trentenaires. Un texte int&#233;ressant interpr&#233;t&#233; par d'excellents acteurs, la magie des marionnettes et de tr&#232;s bons choix musicaux (Neil Young, Amadou &amp; Myriam, Barbara &#8230;) conf&#232;rent &#224; ce spectacle dynamisme et sensibilit&#233;. Une belle r&#233;ussite de Christine Delmotte-Weber, aussi dou&#233;e pour l'&#233;criture que pour la mise en sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt; &lt;a href=&#034;mailto:
catherine.sokolowski@gmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Catherine Sokolowski&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Violence and Son</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Violence-and-Son-3885</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Jean Campion </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans &#034;Iphig&#233;nie &#224; Splott&#034;, que le Th&#233;&#226;tre de Poche reprend en avril 2023, Gary Owen raconte le chemin de croix d'une laiss&#233;e-pour-compte, qui en se sacrifiant retrouve sa dignit&#233;. Sans mis&#233;rabilisme. C'est avec le m&#234;me humour grin&#231;ant et la m&#234;me empathie que dans &#034;Violence and son&#034;, il d&#233;crit les tensions entre des adultes brutaux et des jeunes vuln&#233;rables. Parfois dr&#244;le, cette com&#233;die soul&#232;ve de nombreuses questions sur la violence intra-familiale, la transmission des valeurs, l'h&#233;r&#233;dit&#233;, l'alcoolisme, la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans &#034;Iphig&#233;nie &#224; Splott&#034;, que le Th&#233;&#226;tre de Poche reprend en avril 2023, Gary Owen raconte le chemin de croix d'une laiss&#233;e-pour-compte, qui en se sacrifiant retrouve sa dignit&#233;. Sans mis&#233;rabilisme. C'est avec le m&#234;me humour grin&#231;ant et la m&#234;me empathie que dans &#034;Violence and son&#034;, il d&#233;crit les tensions entre des adultes brutaux et des jeunes vuln&#233;rables. Parfois dr&#244;le, cette com&#233;die soul&#232;ve de nombreuses questions sur la violence intra-familiale, la transmission des valeurs, l'h&#233;r&#233;dit&#233;, l'alcoolisme, la notion de consentement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La mort de sa m&#232;re a oblig&#233; Liam &#224; d&#233;m&#233;nager dans un trou perdu du Pays de Galles, pour vivre chez un inconnu : Rick, son p&#232;re biologique. Ce soir, le jeune homme a invit&#233; Jen &#224; revoir quelques &#233;pisodes de &#034;Doctor Who&#034;, une s&#233;rie de science-fiction d&#233;su&#232;te , dont tous les deux sont fans. Il aimerait bien partager avec elle d'autres plaisirs, mais les filles l'intimident. Jen appr&#233;cie sa compagnie : &#034;Je peux vraiment te parler. Les gar&#231;ons ici, en gros, ils grognent.&#034; Pourtant elle h&#233;site &#224; casser avec Jordan, un rugbyman tr&#232;s prometteur. En d&#233;barquant dans leur salon, Rick et Suze, sa compagne, affichent sans complexe leur vulgarit&#233;. Cependant ils accueillent chaleureusement l'amie de Liam, en l'invitant &#224; partager leurs frites. Jen pr&#233;f&#232;re rentrer chez elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pluie l'en emp&#234;chera. Sa pr&#233;sence r&#233;veille le machisme conqu&#233;rant de Rick. Soulag&#233; que son fils ne soit pas une tapette, il veut lui faire profiter de son exp&#233;rience de tombeur. Durant ces t&#234;te-&#224;-t&#234;te, les deux hommes r&#232;glent leurs comptes. Liam reproche &#224; son g&#233;niteur d'avoir abandonn&#233; l&#226;chement sa m&#232;re. Oblig&#233; de vivre avec cet alcoolique, il se sent d&#233;sesp&#233;r&#233;ment seul. Rick tente de se justifier, mais tr&#232;s vite c&#232;de &#224; la brutalit&#233;, dont il aime se vanter. Pourtant il promet de renoncer &#224; ses cannettes et Liam ne boude pas ses conseils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en sc&#232;ne adroite de Jean-Michel Van Den Eeyden ma&#238;trise la tension dramatique et pousse chaque com&#233;dien &#224; r&#233;v&#233;ler progressivement la complexit&#233; de son personnage. On sent d'embl&#233;e que Rick se prend pour un m&#226;le dominant, fier d'avoir cass&#233; la gueule &#224; un rival. Jean-Luc Couchard joue les matamores, mais sous l'outrance percent les f&#234;lures. Cet homme belliqueux, imbu de lui-m&#234;me a des regrets : &#034;Je bois depuis que j'ai quatorze ans.&#034; Magali Pinglaut fait bien sentir que, sous une apparence provocante, Suze recherche la s&#233;r&#233;nit&#233;. Elle encourage Liam &#224; tenter sa chance, mais sans lui forcer la main. Contrairement &#224; Rick, dont la violence menace leur vie commune. Adrien De Biasi incarne un Liam d&#233;boussol&#233; par la disparition de sa m&#232;re. Sans argent, il est condamn&#233; &#224; subir une cohabitation toxique, qui perturbe ses relations sentimentales. L&#233;one Fran&#231;ois est une Jen tiraill&#233;e entre l'enfant et l'adulte. Comme Liam, elle balbutie sa vie. Mais c'est une jeune fille plus lucide. Elle ne se sent pas &#224; l'aise dans ce milieu paum&#233; et lorsque'elle d&#233;couvre la blessure de Liam, elle l'incite &#224; rompre avec la violence&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;cor utilis&#233; par la sc&#233;nographe Sofia Dilinos est astucieux. Des panneaux pivotants, incrust&#233;s de portes, sugg&#232;rent diff&#233;rentes pi&#232;ces. En se rapprochant, ils r&#233;tr&#233;cissent le salon et rendent l'atmosph&#232;re de ce huis clos plus &#233;touffante. &#034;Violence and son&#034; nous sensibilise &#224; diff&#233;rents probl&#232;mes de relations humaines, en &#233;vitant tout didactisme. Gary Owen construit des personnages qui nous touchent, parce qu'il leur permet d'avoir &#224; la fois tort et raison. Subtile, mordante, parfois cocasse, sa com&#233;die, jou&#233;e par quatre com&#233;diens talentueux, m&#233;rite l'adh&#233;sion enthousiaste du public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;mailto: jean@demandezleprogramme.be&#034; class='spip_mail'&gt;Jean Campion&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;``&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;``&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Ivanov</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Ivanov-3882</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Jean Campion </dc:creator>



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&lt;p&gt;Durant ses &#233;tudes, Georges Lini s'&#233;tait attaqu&#233; au th&#233;&#226;tre de Tchekhov et avait &#233;t&#233; d&#233;&#231;u par cet auteur &#034;chiant&#034;. En l'incitant &#224; lire &#034;Ivanov&#034;, sa pi&#232;ce pr&#233;f&#233;r&#233;e, Vincent Lecuyer l'a pouss&#233; &#224; revoir son jugement. Coup de foudre ! Mise en valeur par la traduction subtile d'Andr&#233; Markowicz et Fran&#231;oise Morvan, cette com&#233;die dramatique met aux prises un antih&#233;ros qui cherche d&#233;sesp&#233;r&#233;ment un sens &#224; son existence et une soci&#233;t&#233; au bord du gouffre. Proche de la n&#244;tre. Une ressemblance soulign&#233;e par l'intrusion des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Durant ses &#233;tudes, Georges Lini s'&#233;tait attaqu&#233; au th&#233;&#226;tre de Tchekhov et avait &#233;t&#233; d&#233;&#231;u par cet auteur &#034;chiant&#034;. En l'incitant &#224; lire &#034;Ivanov&#034;, sa pi&#232;ce pr&#233;f&#233;r&#233;e, Vincent Lecuyer l'a pouss&#233; &#224; revoir son jugement. Coup de foudre ! Mise en valeur par la traduction subtile d'Andr&#233; Markowicz et Fran&#231;oise Morvan, cette com&#233;die dramatique met aux prises un antih&#233;ros qui cherche d&#233;sesp&#233;r&#233;ment un sens &#224; son existence et une soci&#233;t&#233; au bord du gouffre. Proche de la n&#244;tre. Une ressemblance soulign&#233;e par l'intrusion des com&#233;diens dans le public et le dispositif bifrontal.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Borkine (Thierry Janssen), gestionnaire de la propri&#233;t&#233; d'Ivanov (Vincent Lecuyer), peste contre sa passivit&#233;. Il pr&#233;f&#232;re lire et continuer &#224; s'endetter, plut&#244;t que de gagner facilement de l'argent, en suivant ses suggestions. Le docteur Luov (Fran&#231;ois Sauveur) lui reproche aussi son inertie. La maladie de sa femme Anna Petrovna (Anne-Pascale Clairembourg) s'aggrave. Une cure en Crim&#233;e pourrait la soulager. Refus cat&#233;gorique d'Ivanov : il ne peut pas lui offrir ce luxe. En r&#233;alit&#233;, pendant plusieurs ann&#233;es, il a aim&#233; sinc&#232;rement cette femme juive, qui a renonc&#233; &#224; sa religion pour l'&#233;pouser. Mais maintenant, son amour, sa tuberculose le laissent indiff&#233;rent. D&#233;sar&#231;onn&#233;, il &#034;se sent profond&#233;ment coupable, mais ne comprend pas en quoi consiste sa faute&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les petits bourgeois qu'il c&#244;toie chez les Lebedev ne se posent pas de questions. Ils se contentent de jouer leur r&#244;le, en respectant les conventions sociales. Ils font la f&#234;te, colportent des ragots, se chamaillent, boivent comme des trous... Une agitation qui leur donne l'illusion de vivre. Chabelski (Pietro Pizzuti) &#233;tait riche, relativement heureux. Il est devenu un parasite, un bouffon : &#034;Je m'indigne, je crache mon m&#233;pris et &#231;a fait rire tout le monde.&#034; Babakina (France Bastoen) est une veuve fortun&#233;e, qui aimerait bien l'&#233;pouser. Pour devenir comtesse. Kossyh (St&#233;phane Fenocchi) est obs&#233;d&#233; par les jeux de cartes. Nazarovna (C&#233;cile Van Snick) se vante de ses talents de marieuse et Doudkine (F&#233;lix Vannoorenberghe) est un pique-assiette qui a beaucoup d'aplomb.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zinaida (Marie-Paule Kumps) est heureuse de recevoir cette faune remuante. Cependant son avarice et ses pr&#233;jug&#233;s en font une cr&#233;anci&#232;re impitoyable. Ivanov n'aura droit &#224; aucun d&#233;lai, pour rembourser ses dettes. Comme la plupart de ses &#034;amis&#034;, elle croit que celui-ci a &#233;pous&#233; Anna Petrovna, la &#034;youpine&#034;, par int&#233;r&#234;t, alors que les parents de la jeune fille, se sentant trahis, l'ont d&#233;sh&#233;rit&#233;e. Lorsque sa fille Sacha ( M&#233;lissa Diarra) lui avoue aimer Ivanov et pr&#233;tend l'&#233;pouser, m&#234;me sans dot, Zinaida pique une crise de nerfs. Lebedev, son mari (Luc Van Grunderbeeck) lui ob&#233;it &#224; contre-coeur. Cet homme d&#233;sabus&#233;, qui attend la mort en se so&#251;lant, a des acc&#232;s de g&#233;n&#233;rosit&#233;. Il s'incline devant la d&#233;termination de sa fille et souhaite sinc&#232;rement son bonheur. Impressionn&#233; par l'amour fervent de Sacha, Ivanov s'interroge : est-il capable de la rendre heureuse ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si Ivanov nous d&#233;&#231;oit par sa paresse, son immobilisme, son indiff&#233;rence, sa l&#226;chet&#233;, il a le m&#233;rite de s'&#233;lever au-dessus de la m&#234;l&#233;e. Il refuse la m&#233;diocrit&#233; des autres personnages, parfois complexes, mais qui se contentent de vivre en sursis. L'exub&#233;rance de cette soci&#233;t&#233; qui se nourrit de beuveries, de jeux et de comm&#233;rages s'oppose violemment &#224; la r&#233;serve m&#233;lancolique de l'antih&#233;ros. En m&#234;lant des com&#233;diens d&#233;bordant de vitalit&#233; aux spectateurs qui se font face, la mise en sc&#232;ne de Georges Lini nous plonge au coeur de cet affrontement. Toujours pr&#233;sents sur le plateau, les personnages entendent ce qui se dit sur eux et mesurent la puissance destructrice des cancans. Cr&#233;&#233;e en 1887, la pi&#232;ce de Tchekhov trouve des &#233;chos sinistres dans notre soci&#233;t&#233; malade et d&#233;boussol&#233;e. La troupe d'excellents com&#233;diens, dirig&#233;e avec rigueur par Georges Lini, nous le confirme avec brio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;mailto: jean@demandezleprogramme.be&#034; class='spip_mail'&gt;Jean Campion&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Edmond</title>
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		<dc:creator> Palmina Di Meo </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Fin XIX&#232;me dans le Paris des grands boulevards o&#249; Feydeau r&#232;gne en ma&#238;tre, Edmond Rostand, jeune auteur et p&#232;re de deux enfants, a encha&#238;n&#233; quelques bides. Sa situation financi&#232;re est au plus mal. Il doit absolument trouver l'id&#233;e g&#233;niale qui lui permettra de regagner la confiance de son &#233;pouse, la po&#233;tesse Rosemonde G&#233;rard. Son amie Sarah Bernhardt pour laquelle il a &#233;crit &#034;La princesse lointaine&#034;, une pi&#232;ce qui vante la beaut&#233; l&#233;gendaire de M&#233;lissinde, princesse de Tripoli, lui pr&#233;sente Constant (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Fin XIX&#232;me dans le Paris des grands boulevards o&#249; Feydeau r&#232;gne en ma&#238;tre, Edmond Rostand, jeune auteur et p&#232;re de deux enfants, a encha&#238;n&#233; quelques bides. Sa situation financi&#232;re est au plus mal. Il doit absolument trouver l'id&#233;e g&#233;niale qui lui permettra de regagner la confiance de son &#233;pouse, la po&#233;tesse Rosemonde G&#233;rard. Son amie Sarah Bernhardt pour laquelle il a &#233;crit &#034;La princesse lointaine&#034;, une pi&#232;ce qui vante la beaut&#233; l&#233;gendaire de M&#233;lissinde, princesse de Tripoli, lui pr&#233;sente Constant Coquelin, acteur f&#233;tiche aux multiples d&#233;m&#234;l&#233;s avec la Com&#233;die-Fran&#231;aise, qui voit en Rostand un id&#233;aliste talentueux. Il accepte de promouvoir Rostand &#224; condition que ce soit dans une com&#233;die ! En panne d'inspiration, Rostand promet pour les f&#234;tes de fin d'ann&#233;e un chef d'oeuvre en vers qu'il doit &#233;crire en un temps record et dont il n'a que le titre : &#034;Cyrano de Bergerac&#034;... et une caract&#233;ristique physique : un nez &#233;norme ! inspir&#233; des &#233;crits de Th&#233;ophile Gauthier &#224; propos du nez de Savinien de Cyrano de Bergerac, libre penseur et pol&#233;miste que Rostand admirait beaucoup et peut-&#234;tre, qui sait ?, du nez retrouss&#233; de Coquelin qui s'&#233;tait vu refus&#233; le r&#244;le de N&#233;ron au Th&#233;&#226;tre de la Renaissance par Sarah Bernhardt en raison du &#034;comique de son nez ouvert &#224; tous les vents, humant la joie de vivre&#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Th&#233;&#226;tre dans le th&#233;&#226;tre, &#034;Edmond&#034; nous immerge dans la cr&#233;ation d'une oeuvre mythique du th&#233;&#226;tre fran&#231;ais, v&#233;ritable miracle d'improvisation d'un auteur sous pression qui s'inspire de son entourage et de ses propres &#233;motions pour cr&#233;er un personnage po&#233;tique et tourment&#233; &#233;lev&#233; au rang d'arch&#233;type. Michalik, consid&#233;r&#233; comme le g&#233;nie du th&#233;&#226;tre fran&#231;ais contemporain, l'abonn&#233; aux Moli&#232;res, s'empare du contexte de l'&#233;poque pour recr&#233;er la gen&#232;se et l'ahurissement de la premi&#232;re au Th&#233;&#226;tre de la Porte-Saint-Martin le 28 d&#233;cembre 1897 face &#224; un public en d&#233;lire qui pl&#233;biscite l'oeuvre par de multiples rappels pour une dur&#233;e d'ovations de plus d'une heure alors que personne ne croyait &#224; cette oeuvre, &#224; commencer par Rostand lui-m&#234;me. Michalik, pour autant, ne se r&#234;vait pas metteur en sc&#232;ne mais r&#233;alisateur. C'est l'absence d'int&#233;r&#234;t des producteurs pour faire d'&#034;Edmond&#034; un film qui le pousse &#224; se tourner vers la sc&#232;ne. S'inspirant du &#034;Shakespeare in Love&#034; de John Madden, compilant tout ce qu'il trouve sur Rostand et Cyrano, fignolant par des touches personnelles, empruntant &#224; tous les genres - cin&#233;ma, s&#233;ries, feuilletons, romans d'aventures-, la pi&#232;ce est pr&#233;sent&#233;e au tout-Paris par le Th&#233;&#226;tre du Palais Royal le 15 septembre 2016. C'est un triomphe. Michalik a tr&#232;s bien compris les attentes des spectateurs du XXI&#232;me si&#232;cle : du rythme, des rebondissements, des gags, des changements de d&#233;cors aussi rapides que des plans de cin&#233;ma .... Bref, du divertissement populaire comme seul le XIX&#232;me si&#232;cle pouvait en offrir. Alors, l'esprit de troupe est pouss&#233; &#224; son point culminant, une poign&#233;e de com&#233;diens se d&#233;multiplient en une foule, pas de vedettes mais des r&#244;les interchangeables, des changements de costumes en direct, des acteurs qui montent et d&#233;montent le d&#233;cor pour un total de 80 tableaux diff&#233;rents. C'est tellement rapide que l'on s'y perd. Couronn&#233; de 5 Moli&#232;res, le succ&#232;s qui semble intarissable permet &#224; Michalik de tourner le film 3 ans plus tard et il re&#231;oit deux nominations aux Oscars. Une belle histoire faite pour durer ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Public choisit la pi&#232;ce pour f&#234;ter les 25 ans du th&#233;&#226;tre en septembre 2019 dans une distribution belge qui n'a rien &#224; envier &#224; la version fran&#231;aise. Et c'est un accueil tout aussi enthousiaste qui r&#233;compense les prestations des 12 com&#233;diens qui s'affairent en sc&#232;ne pendant que le public s'installe, ressuscitant l'ambiance des cabarets et des th&#233;&#226;tres de la Belle Epoque. Et puis le spectacle d&#233;marre au son des 3 coups. On roule le tapis. Monsieur Honor&#233;, le tenancier de taverne qui fait office de transition, nous emm&#232;ne dans les coulisses du th&#233;&#226;tre de la Renaissance, chez la mani&#233;r&#233;e Sarah Bernhardt qui rentre d'une tourn&#233;e am&#233;ricaine pour cr&#233;er &#034;La princesse lointaine&#034;. En d&#233;pit de la cadence &#233;ffren&#233;e, la mise en sc&#232;ne de Michel Kacenelenbogen ne l&#233;sine pas sur les exigences de d&#233;coration et l'ameublement d'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; distribution, Tristan Schotte est un Edmond rong&#233; par le doute, acharn&#233; &#224; l'&#233;criture au milieu des travaux domestiques. Il est encourag&#233; par son ami Christian (David Dumont) qu'il va aider &#224; s&#233;duire Jeanne alias Elsa Tarlton (alias Roxane). Perrine Delers incarne une Maria Legault capricieuse, brutalement &#233;vinc&#233;e du r&#244;le de Roxane en derni&#232;re minute. Itsik Elbaz s'impose dans la double veste de Coquelin/Cyrano et nous enchante avec la fameuse tirade du nez, moment magique entre tous. A la fin de la repr&#233;sentation en 1897, Coquelin s'&#233;tait-il pas tourn&#233; vers Rostand : &#171; &#199;a c'est un r&#244;le ! Je lance le vers dans la salle et je le re&#231;ois en &#233;cho sur le nez &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre r&#233;alit&#233; et fiction, nous voil&#224; plong&#233; pendant deux bonnes heures dans le monde bigarr&#233; et saltimbanque des &#034;artistes&#034; du XIX&#232;me et dans le d&#233;sastre des r&#233;p&#233;titions de la pi&#232;ce aux disputes et aux chamailleries incessantes. On se r&#233;gale des &#233;vocations de personnages illustres comme M&#233;li&#232;s, Feydeau, Labiche, Courteline, Ravel, Tch&#233;kov et des d&#233;tails de mise en sc&#232;ne de l'&#233;poque h&#233;ro&#239;que de Rostand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un excellent moment &#224; vivre surtout en pleine connaissance du contexte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Palmina Di Meo&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Tout &#231;a ne nous rendra pas No&#235;l</title>
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		<dc:creator> Palmina Di Meo </dc:creator>



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&lt;p&gt;Chez Charlotte et Dany on r&#233;veillonne en famille avec petits fours, chapon farci, champagne et alcool que l'on tient plus ou moins bien. Comme dans toutes les familles, il y a ceux qui ont &#034;r&#233;ussi&#034; et les loosers. Et comme dans presque toutes les familles, il y a le grand ado qui ne descend de sa chambre que pour le dessert qu'il mange en regardant son &#233;cran. &lt;br class='autobr' /&gt;
Chez Charlotte (Odile Mathieu) et Dany (Pierre Lafleur), un agent de footballeur pas plus honn&#234;te qu'il n'en faut, ce soir de r&#233;veillon (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chez Charlotte et Dany on r&#233;veillonne en famille avec petits fours, chapon farci, champagne et alcool que l'on tient plus ou moins bien.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme dans toutes les familles, il y a ceux qui ont &#034;r&#233;ussi&#034; et les loosers. Et comme dans presque toutes les familles, il y a le grand ado qui ne descend de sa chambre que pour le dessert qu'il mange en regardant son &#233;cran.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chez Charlotte (Odile Mathieu) et Dany (Pierre Lafleur), un agent de footballeur pas plus honn&#234;te qu'il n'en faut, ce soir de r&#233;veillon est un peu particulier. On vient d'enterrer le grand-p&#232;re, Papy Edouard, qui ne laisse derri&#232;re lui que quelques bricoles et pas trop de regrets. Pas question d'annuler le r&#233;veillon !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est Charlotte qui a eu l'id&#233;e de glisser sous le sapin des cadeaux anonymes &#224; piocher, cadeaux &#224; 5 euros max. &#034;Une id&#233;e d&#233;bile dans une barraque &#224; 3 millions&#034; dixit Jefferson (Thibault Packeu), le fils que Dany a eu avec Anna sa premi&#232;re femme (&#034;la plus belle femme de Bruxelles&#034;), toujours pr&#233;sente dans les conversations familiales au d&#233;sespoir de Charlotte qui en devient hyst&#233;rique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour l'occasion, Will (Thibaut N&#232;ve), vieil ami de Dany et ex d'Anna, vient de d&#233;barquer de Londres avec sa nouvelle compagne Ariane (&#233;poustouflante Bwanga Pilipili), cadre sup&#233;rieur dans une banque suisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ex beau-fr&#232;re de Dany et oncle de Jeff, St&#233;phane (Fred Nyssen), rocker dans la cinquantaine, artiste m&#233;connu et sans le sou, a retrouv&#233; parmi les legs de Papy Edouard quelques photos et BD qu'il compte glisser sous le sapin en m&#234;me temps que de vieux CD de ses m&#233;morables concerts dans l'un ou l'autre caf&#233; de la capitale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout se passe cahin-caha jusqu'au moment o&#249; Will se rend compte que parmi les cadeaux figure &#034;Tintin au Congo&#034; d'Herg&#233; que St&#233;phane a sp&#233;cialement r&#233;serv&#233; &#224; Jeff. Will, juriste international bien-pensant et bien p&#233;dant, explose la soir&#233;e. Montant sur ses grands chevaux, il en fait une affaire d'&#233;tat et la soir&#233;e devient une tribune o&#249; le pass&#233; colonial de la Belgique ainsi que les affinit&#233;s politiques douteuses des ascendants familiaux refont surface sous les regards indiff&#233;rents de Jeff et Ariane qui apparemment &#224; mieux &#224; faire qu'entrer dans la m&#234;l&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Albert Maizel, co-directeur du TTO, signe ici un v&#233;ritable vaudeville avec des personnages croqu&#233;s sur des gabarits de BD. C'est de son exp&#233;rience personnelle du racisme en soci&#233;t&#233; que le spectacle tire son souffle. &#034;Ca vous tombe dessus quand vous avez vraiment mais vraiment autre chose &#224; faire ou que les circonstances ne s'y pr&#234;tent absolument pas&#034;...&#034; Loin de vouloir refaire un &#233;ni&#232;me proc&#232;s du colonialisme, l'objectif est ici de revendiquer le droit &#224; l'indiff&#233;rence en tant qu'Africain quand LE &#034;sujet&#034; vous tombe dessus au moment le plus mal choisi. Le personnage d'Ariane, central dans le dilemme qui d&#233;chire la tabl&#233;e (fallait t'il offrir ce cadeau dont personne ne se souvient du contenu ou le br&#251;ler), va donner &#224; l'intrigue une tournure inattendue comme un bol d'air frais apr&#232;s une soir&#233;e orageuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nathalie Uffner offre au spectacle une mise en sc&#232;ne soign&#233;e assist&#233;e par Charly Kleinermann pour un d&#233;cor qui dynamise la pi&#232;ce. Tout se passe dans la cuisine cossue des h&#244;tes, une mani&#232;re d'&#233;viter une discussion assise qui aurait alourdi les propos. Ici les portes claquent, les confidences se lib&#232;rent et le frigo en prend un coup !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut que recommander ce spectacle qui n'a pas la pr&#233;tention de faire d&#233;bat mais reste un moment de franche d&#233;tente gr&#226;ce &#224; l'interpr&#233;tation impeccable et typ&#233;e de tous les com&#233;diens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>TO&#194;</title>
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&lt;p&gt;Vaudeville explosif pour le spectacle de fin d'ann&#233;e de la Com&#233;die de Bruxelles avec To&#226;, une des pi&#232;ces les plus introspectives de Monsieur Guitry. On connait bien s&#251;r l'art de Guitry de parler de lui-m&#234;me et de ses exp&#233;riences conjugales au th&#233;&#226;tre mais ici la mise en ab&#238;me vie priv&#233;e/vie publique est particuli&#232;rement fusionelle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le rideau s'ouvre sur une fracassante crise de nerf d'Ecaterina, la ma&#238;tresse de Michel Desnoyers (Daniel Hanssens), un homme de th&#233;&#226;tre &#224; succ&#232;s. Apr&#232;s avoir bris&#233; en coulisses (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Vaudeville explosif pour le spectacle de fin d'ann&#233;e de la Com&#233;die de Bruxelles avec To&#226;, une des pi&#232;ces les plus introspectives de Monsieur Guitry. On connait bien s&#251;r l'art de Guitry de parler de lui-m&#234;me et de ses exp&#233;riences conjugales au th&#233;&#226;tre mais ici la mise en ab&#238;me vie priv&#233;e/vie publique est particuli&#232;rement fusionelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le rideau s'ouvre sur une fracassante crise de nerf d'Ecaterina, la ma&#238;tresse de Michel Desnoyers (Daniel Hanssens), un homme de th&#233;&#226;tre &#224; succ&#232;s. Apr&#232;s avoir bris&#233; en coulisses une partie du mobilier, Ecaterina (Christel Pedrinelli) rompt avec son compagnon sans donner d'explication. Michel, rest&#233; impassible face &#224; la fureur d&#233;vastatrice de sa slave amoureuse, d&#233;cide d'en faire le sujet de son prochain spectacle. Ce sera sa soeur, la belle Fran&#231;oise de Calas (St&#233;phanie Van Vyve), femme de son ami Fernand, qui se glissera dans la peau d'Ecaterina tandis qu'il tiendra son propre r&#244;le... dans son propre bureau reproduit &#224; l'identique sur sc&#232;ne avec ses propres domestiques dans leur propre r&#244;le et particuli&#232;rement la fid&#232;le Maria (Marie-H&#233;l&#232;ne Remacle), com&#233;dienne inn&#233;e pratiquant tous les jours l'art de la dissimulation. Bref de quoi cr&#233;er une illusion parfaite et on s'attend &#224; d&#233;couvrir l'&#233;pilogue de l'histoire. Seulement voil&#224;, Guitry n'est pas seulement le ma&#238;tre de la r&#233;partie mais aussi un virtuose de la surprise. Et la pi&#232;ce de Michel Desnoyers va prendre une tournure inattendue quand Ecaterina s'introduit dans la salle pour v&#233;rifier ce qu'il aura le culot de dire d'elle...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ecrite en 1949, To&#226; est une r&#233;plique &#224; un quolibet dont l'affublaient ses critiques : Monsieur Mo&#226;. &#034;Pauvres sots qui me reprochez ma fa&#231;on de dire moi. Si vous &#233;tiez de mes intimes, vous sauriez comment je dis toi...&#034; Guitry se plait &#224; se glisser ici dans la peau d'un double pour une auto-critique et une fabuleuse le&#231;on sur les ressorts de la com&#233;die. La pi&#232;ce rompt d&#233;liberemment le quatri&#232;me mur et opte pour une modernit&#233; qui nous rend Guitry proche et vuln&#233;rable. Un tour de prestidigitateur virtuose et rus&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mise en sc&#232;ne soign&#233;e, d&#233;cor grandiose tout droit sorti des caves des Galeries, costumes de r&#234;ve, tout a &#233;t&#233; minutieusement pr&#233;par&#233; pour un succ&#232;s. Mais ce qui fait la r&#233;ussite incontest&#233;e du spectacle, c'est le talent des com&#233;diens, tous si naturels et exub&#233;rants &#224; la fois. Ils rendent &#224; Guitry son panache et prouvent que son th&#233;&#226;tre n'a rien de d&#233;suet mais que la fougue et la passion traversent les si&#232;cles sans prendre un pli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un spectacle id&#233;al pour une soir&#233;e de d&#233;tente et de rires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Est-ce qu'on ne pourrait pas s'aimer un peu ?</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Est-ce-qu-on-ne-pourrait-pas-s-aimer-un-peu-3877</link>
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		<dc:creator> Jean Campion </dc:creator>



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&lt;p&gt;&#034;Est-ce qu'on ne pourrait pas s'aimer un peu ?&#034;a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; il y a 22 ans, au Th&#233;&#226;tre des Riches-Claires, par le trio qui f&#234;te aujourd'hui sa 1200e repr&#233;sentation. Fuyant le romantisme &#224; l'eau de rose, les auteurs ont mis&#233; sur l'absurde pour montrer, en particulier aux ados, les pi&#232;ges tendus par le &#034;grand amour&#034;. Si pas mal de jeunes ont contest&#233; cette d&#233;mystification, des publics chaleureux ont applaudi l'originalit&#233; de ce spectacle r&#233;jouissant. Comme les grands films muets de Charlie Chaplin, il d&#233;fie le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#034;Est-ce qu'on ne pourrait pas s'aimer un peu ?&#034;a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; il y a 22 ans, au Th&#233;&#226;tre des Riches-Claires, par le trio qui f&#234;te aujourd'hui sa 1200e repr&#233;sentation. Fuyant le romantisme &#224; l'eau de rose, les auteurs ont mis&#233; sur l'absurde pour montrer, en particulier aux ados, les pi&#232;ges tendus par le &#034;grand amour&#034;. Si pas mal de jeunes ont contest&#233; cette d&#233;mystification, des publics chaleureux ont applaudi l'originalit&#233; de ce spectacle r&#233;jouissant. Comme les grands films muets de Charlie Chaplin, il d&#233;fie le temps, en privil&#233;giant le comique visuel, pour susciter les &#233;motions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Arborant des tignasses provocantes, un nez rouge et des v&#234;tements excentriques, un homme et une femme s'installent aux extr&#233;mit&#233;s d'un grand divan. Le trac les paralyse. Encourag&#233;s par la musique, ils tentent de timides rapprochements. Avec une gaucherie cocasse. Au deuxi&#232;me round, les masques tombent. L'homme se montre plus entreprenant, mais exasp&#233;r&#233; par la fausse pudeur de l'objet de ses d&#233;sirs, il critique s&#232;chement son hypocrisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une dizaine d'autres s&#233;quences illustreront avec un humour tendre ou caustique diff&#233;rents dangers qui menacent la coh&#233;sion du couple. Par exemple l'&#233;go&#239;sme aveugle du mari de Chantal. Imbu de lui-m&#234;me, il lui coupe syst&#233;matiquement la parole, pour p&#233;rorer sur la r&#233;ussite de leur union. On comprend la rage et les d&#233;sirs de meurtre de cette femme ignor&#233;e. Parfois le bonheur fait peur. Deux amants qui viennent de faire l'amour discutent de leurs sentiments. Chaque jour elle l'aime davantage. Lui, pr&#233;tend &#233;prouver la m&#234;me sensation, mais brutalement... la quitte. La jalousie bien s&#251;r est un poison. Il suffit qu'Eric De Staercke sourie gentiment &#224; une spectatrice pour que Sandrine Hooge la fusille du regard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ce spectacle insolite nous intrigue, nous s&#233;duit et nous fait souvent &#233;clater de rire, c'est parce qu'il utilise efficacement le langage du cirque. Acteurs et metteur en sc&#232;ne sont reli&#233;s par le cha&#238;non du clown : &#034;Nous avons cr&#233;&#233; davantage dans l'action que dans la r&#233;flexion, presque spontan&#233;ment, sans prise de t&#234;te.&#034; Form&#233;e &#224; l'Ecole du cirque, Sandrine Hooge nous &#233;pate par l'audace de ses cabrioles et l'&#233;lasticit&#233; de son corps. Comme sa partenaire, Eric De Staercke privil&#233;gie le mime, pour exprimer la na&#239;vet&#233;, la pr&#233;tention ou la brutalit&#233;. Tous deux se contorsionnent dans des bagarres, dont la violence fait grimacer leurs visages en caoutchouc. La mise en sc&#232;ne pr&#233;cise et inventive de Jaco Van Dormael fait &#233;merger des images signifiantes, tout en imposant &#224; la repr&#233;sentation un rythme haletant. Serge Bodart soutient musicalement le spectacle, mais quitte parfois son piano, pour rendre service &#224; sa femme. Un mari plan-plan , &#224; l'oppos&#233; des &#233;nergum&#232;nes maladroits en amour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; leur agressivit&#233; et leurs &#233;checs, ces paum&#233;s inspirent la sympathie. Les sc&#232;nes burlesques, qui soulignent leur peur de la solitude et leur refus de l'indiff&#233;rence nous touchent davantage que certaines parodies plus gratuites. Les &#233;changes entre Inge et Kurt se contentent de ridiculiser la raideur germanique. Et le pastiche de vaudeville se borne &#224; agiter des marionnettes. Cependant le public conquis justifie par son enthousiasme, une nouvelle reprise de cette com&#233;die inoxydable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Je m&#232;ne une vie sc&#232;ne</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Je-mene-une-vie-scene-3875</link>
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		<dc:creator> Jean Campion </dc:creator>



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&lt;p&gt;Dans &#034;Andropause&#034; (2019), Bruno Coppens baissait le masque , pour nous confier son parcours singulier et r&#233;v&#233;ler &#034;l'homme avec ses f&#234;lures, ses doutes, ses questions.&#034; Ce dialogue avec son public dissipait sa crainte du vieillissement et bourr&#233; d'&#233;nergie, il nous poussait &#224; mordre dans la vie. Un &#233;lan cass&#233; brutalement par la pand&#233;mie. Apr&#232;s des mois de frustration, le &#034;trublion m&#233;lancomique&#034; retrouve la sc&#232;ne et le plaisir d'entra&#238;ner les spectateurs dans son univers d&#233;cal&#233;. Les plaisanteries sur leur (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans &#034;Andropause&#034; (2019), Bruno Coppens baissait le masque , pour nous confier son parcours singulier et r&#233;v&#233;ler &#034;l'homme avec ses f&#234;lures, ses doutes, ses questions.&#034; Ce dialogue avec son public dissipait sa crainte du vieillissement et bourr&#233; d'&#233;nergie, il nous poussait &#224; mordre dans la vie. Un &#233;lan cass&#233; brutalement par la pand&#233;mie. Apr&#232;s des mois de frustration, le &#034;trublion m&#233;lancomique&#034; retrouve la sc&#232;ne et le plaisir d'entra&#238;ner les spectateurs dans son univers d&#233;cal&#233;. Les plaisanteries sur leur &#226;ge, leurs transformations en sapins et les photos de famille soulignent la connivence entre l'artiste et son public.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Juch&#233; sur la bicyclette qui lui a permis de garder la forme, malgr&#233; le confinement, le com&#233;dien est rayonnant. S'il p&#233;dale all&#232;grement, c'est pour lutter contre la crise &#233;nerg&#233;tique. Ses efforts permettront d'&#233;clairer les trois salles du &#034;Public&#034;. Ce v&#233;lo reliera plusieurs s&#233;quences, puisqu'il deviendra une harpe, le bureau d'un &#034;gologop&#232;de&#034; et le v&#233;hicule d'un D&#233;lveroo. Dans la lign&#233;e de ses caf&#233;s serr&#233;s, Bruno Coppens vise diff&#233;rentes cibles avec un humour grin&#231;ant. Des vannes sur les politiciens incomp&#233;tents, ind&#233;tr&#244;nables et sur des Fran&#231;ais pr&#233;tentieux qui regardent de haut une Belgique, qu'ils ignorent. Leur m&#233;moire n'a retenu que le roi Baudouin et l'irr&#233;sistible Michel Dardenne. Les Wallons horripilent tout autant l'humoriste. Par leur passivit&#233; devant les multiples reports du RER et les chantiers hors de prix qu s'&#233;ternisent. Autre source d'exasp&#233;ration : la d&#233;shumanisation. Bruno Coppens s'est r&#233;volt&#233; contre le robot int&#233;gr&#233; dans son ordinateur, quand celui-ci a eu l'impudence de lui poser une question ridiculement simple, pour v&#233;rifier... s'il n'est pas un robot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet h&#233;ritier de Sol et de Raymond Devos nous fait partager sa passion pour la langue fran&#231;aise. Il plaint les mots orphelins comme &#034;belge, goinfre, monstre, etc.&#034; qui ne riment avec aucun autre. Il nous montre aussi que si un Canadien, un Fran&#231;ais, un Belge ou un Suisse utilisent une expression locale, pour exprimer la m&#234;me id&#233;e, ils risquent de s'enliser dans les malentendus. Cet inventeur de mots tordus, tremplins de d&#233;lires po&#233;tiques, est bien d&#233;cid&#233; &#224; r&#233;diger une Grammaire Gr&#233;viste. Son sens de l'absurde lui fait imaginer un dialogue burlesque entre un enfant dyslexique et son &#034;gologop&#232;de&#034;, tout aussi maladroit. Bruno Coppens aime autant les sonorit&#233;s que le sens des mots, mais ne voit pas d'images. Contrairement &#224; Eric De Staercke, son vieux complice, qui transforme les jeux de mots en situations concr&#232;tes. Expos&#233;es &#224; la gare des Guillemins, les montres molles de Dali influencent les trains qui, en ralentissant, agacent les voyageurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raymond Devos aurait 100 ans... Bruno le fait revivre avec ferveur et tact par la voix, la gestuelle et des variations dr&#244;les et tendres sur son gros ventre. Ce ventre qu'il exhibait g&#233;n&#233;reusement et qui engloutissait &#034;le petit poussin mignon &#224; croquer&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Fontaine est un autre phare pour ce jongleur de mots, qui s'amuse &#224; nous r&#233;citer &#034;Le Corbeau et le renard&#034; en verlan, puis actualise &#034;Le Ch&#234;ne et le roseau&#034;. Soutenu par des lumi&#232;res crues, il illustre le d&#233;fi lanc&#233; par l'ours arrogant Vladimir Poutine au fragile mais coriace Volodymyr Zelinsky. Des rafales de n&#233;ologismes, des explosions de col&#232;re pour d&#233;noncer la guerre dans toute sa b&#234;tise, dans toute son horreur. Toutes les s&#233;quences n'ont pas ce brio. Ainsi la parodie du &#034;Sud&#034; de Nino Ferrer manque d'originalit&#233;. Mais ce spectacle confirme l'osmose entre l'artiste et son public. On admire sa ma&#238;trise et on comprend que la sc&#232;ne qui le galvanise est un garant de sa sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;mailto: jean@demandezleprogramme.be&#034; class='spip_mail'&gt;Jean Campion&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;``&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Si j'&#233;tais moi</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Si-j-etais-moi-3872</link>
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		<dc:date>2022-12-19T11:15:54Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Catherine Sokolowski </dc:creator>



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&lt;p&gt;Sven Punti Larsen est un homme d'affaire finlandais, &#171; extraordinairement riche et puissant &#187;. Il est le digne h&#233;ritier de ses anc&#234;tres, industriels et commerciaux. Cependant, tout comme eux, il devient anarchiste, compr&#233;hensif et g&#233;n&#233;reux lorsqu'il a bu. &#171; Si j'&#233;tais moi &#187; s'inspire du th&#233;&#226;tre politique de Bertolt Brecht, qui, dans &#171; Ma&#238;tre Puntila et son valet Matti &#187; (1940), illustre le th&#232;me de la lutte des classes. Sven Punti peut &#234;tre vu comme le petit-fils de Ma&#238;tre Puntila. Avec son chauffeur, il (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sven Punti Larsen est un homme d'affaire finlandais, &#171; extraordinairement riche et puissant &#187;. Il est le digne h&#233;ritier de ses anc&#234;tres, industriels et commerciaux. Cependant, tout comme eux, il devient anarchiste, compr&#233;hensif et g&#233;n&#233;reux lorsqu'il a bu. &#171; Si j'&#233;tais moi &#187; s'inspire du th&#233;&#226;tre politique de Bertolt Brecht, qui, dans &#171; Ma&#238;tre Puntila et son valet Matti &#187; (1940), illustre le th&#232;me de la lutte des classes. Sven Punti peut &#234;tre vu comme le petit-fils de Ma&#238;tre Puntila. Avec son chauffeur, il parcourt les rues de Bruxelles dans un road trip d&#233;jant&#233;, &#224; la veille d'une importante r&#233;union que l'homme d'affaires doit pr&#233;sider &#224; la Commission Europ&#233;enne. Une transposition contemporaine qui d&#233;nonce les d&#233;rives du n&#233;olib&#233;ralisme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une partie des spectateurs est assise autour de deux longues tables rectangulaires, comme celles qu'on peut imaginer meubler les conf&#233;rences au sommet. Quelques objets illustrent &#231;&#224; et l&#224; le propos des com&#233;diens. Sven (Fabrice Schillaci) et Emma (Marie-H&#233;l&#232;ne Balau qui campe la s&#339;ur de l'industriel) prennent &#233;galement place &#224; table.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Co-pr&#233;sident de la commission mixte et extraordinaire pour la relance de l'&#233;conomie en Europe, Sven Punti Larsen se rend &#224; Bruxelles afin d'y pr&#233;senter un discours d'inauguration &#224; la Commission Europ&#233;enne. D&#233;sign&#233; comme expert, on lui remettra &#233;galement le &#171; Golden trophy &#187; du businessman europ&#233;en de l'ann&#233;e. Il re&#231;oit ces honneurs pour son engagement pour le respect de l'environnement dans l'industrie p&#233;troli&#232;re du Grand Nord (!).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un lointain pass&#233;, apr&#232;s une soir&#233;e arros&#233;e, la s&#339;ur jumelle de Sven s'est &#233;clips&#233;e et n'a jamais r&#233;apparu. Rebelle de la tribu, elle convainc le chauffeur de son fr&#232;re (Audric Chapus) de le faire boire afin qu'il pr&#233;sente un discours radicalement diff&#233;rent en haut lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'en suit un road trip burlesque dans les rues de Bruxelles, avec un Sven survolt&#233;, ivre et d&#233;lirant, un chauffeur qu'il voudrait pour ami, et une Emma tr&#232;s d&#233;termin&#233;e &#224; transformer l'id&#233;ologie &#233;litiste de son fr&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#234;ve ne se dissocie plus de la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une mise en sc&#232;ne originale, trois acteurs au mieux de leur forme, un th&#232;me important mais quelques longueurs : le discours n'&#233;volue pas vraiment et devient vite r&#233;current m&#234;me si la pi&#232;ce est int&#233;ressante, d&#233;non&#231;ant la domination de la finance, les in&#233;galit&#233;s et les abus de pouvoir. Une cr&#233;ation de Mathias Simons.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt; &lt;a href=&#034;mailto:
catherine.sokolowski@skynet.be&#034; class='spip_mail'&gt;Catherine Sokolowski&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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