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	<title>Demandez Le Programme</title>
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	<description>Demandezleprogramme est un agenda culturel et interactif en ligne, qui permet la rencontre entre les lieux culturels, les internautes et les artistes.</description>
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		<title>Demandez Le Programme</title>
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		<title>LA BELLE ET LA B&#202;TE, spectacle magique pour petits et grands</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Palmina Di Meo </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le Th&#233;&#226;tre des Galeries brillait de mille feux samedi dernier pour accueillir la troupe 100% belge de Art Fantesies venue &#233;merveiller petits et grands avec la com&#233;die musicale &#034;La Belle et la B&#234;te&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Jekyll &amp; Hyde&#034;, &#034;Anastasia&#034;, &#034;Alice et la pierre d'Opaze&#034;, &#034;Cendrillon&#034;, &#034;Peter Pan&#034;, autant de succ&#232;s que ces artistes ont accumul&#233;s au cours des dix derni&#232;res ann&#233;es. Sans se laisser abattre par la pand&#233;mie, ils ont cr&#233;&#233; en fran&#231;ais &#224; partir des musiques originales du dessin anim&#233; &#034;La Belle et la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Focus-" rel="directory"&gt;FOCUS &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Th&#233;&#226;tre des Galeries brillait de mille feux samedi dernier pour accueillir la troupe 100% belge de Art Fantesies venue &#233;merveiller petits et grands avec la com&#233;die musicale &#034;La Belle et la B&#234;te&#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034;Jekyll &amp; Hyde&#034;, &#034;Anastasia&#034;, &#034;Alice et la pierre d'Opaze&#034;, &#034;Cendrillon&#034;, &#034;Peter Pan&#034;, autant de succ&#232;s que ces artistes ont accumul&#233;s au cours des dix derni&#232;res ann&#233;es. Sans se laisser abattre par la pand&#233;mie, ils ont cr&#233;&#233; en fran&#231;ais &#224; partir des musiques originales du dessin anim&#233; &#034;La Belle et la B&#234;te&#034;, une f&#233;erie pour les yeux et un enchantement pour les c&#339;urs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Changements de d&#233;cors grandioses, costumes &#233;blouissants, chor&#233;graphies endiabl&#233;es ont maintenu le public en haleine. Alors que de tout petits faisaient partie du public, le spectacle a maintenu la salle en haleine. Une salle enthousiaste qui a chaleureusement applaudi les tableaux anim&#233;s de ce conte fantastique avec Big Ben et Lumi&#232;re en ma&#238;tres de c&#233;r&#233;monie, sans oublier Mme Samovar, la th&#233;i&#232;re gouvernante du gigantesque ch&#226;teau o&#249; la B&#234;te retient prisonnier le p&#232;re de Belle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les artistes ont ravi les enfants par une sympathique s&#233;ance photo &#224; l'issue du spectacle devant l'arbre de No&#235;l du th&#233;&#226;tre d&#233;j&#224; en habits de f&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'origine du projet, B&#233;atrice Fante, ancienne chanteuse lyrique de l'Op&#233;ra Royal de Wallonie, qui en 2006 propose des cours de chant, de danse et de com&#233;die accessibles &#224; tous et met sur pied l'A.S.B.L. Art Fantesies dans le but de produire des spectacles enchanteurs. Elle s'entoure d'un cinquantaine de jeunes artistes, chanteurs, danseurs et com&#233;diens. Implant&#233;e en r&#233;gion carolo, la compagnie travaille en collaboration avec le Palais des Beaux-Arts de Charleroi et a d&#233;j&#224; conquis toutes les grandes villes de Wallonie. Les derni&#232;res repr&#233;sentations de cette com&#233;die romantique f&#233;erique auront d'ailleurs lieu les 10 et 11 d&#233;cembre au Palais des Beaux-Arts de Charleroi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s bien re&#231;u par le Th&#233;&#226;tre des Galeries, Art Fantesies y sera de retour le 8 avril pour une adaptation de &#034;Oliver Twist&#034; de Charles Dickens. D'apr&#232;s la partition de Lionel Bart, l'histoire d&#233;chirante d'un gamin en qu&#234;te d'une famille aimante, port&#233;e par une nu&#233;e de tr&#232;s jeunes artistes dans le milieu des petits voleurs et pickpockets londoniens de l'Angleterre victorienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'A.S.B.L. propose des cours d'&#233;t&#233; pour les jeunes d&#233;sireux de s'initier &#224; la com&#233;die musicale et qui d&#233;bouchent sur un spectacle pr&#233;sent&#233; &#224; la Ruche Th&#233;&#226;tre. En septembre prochain, une &#233;cole de com&#233;die musicale devrait m&#234;me ouvrir ses portes &#224; Chatelet. Elle se propose de former des jeunes d&#232;s l'&#226;ge de 5 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La billetterie est d&#233;j&#224; ouverte pour &#034;Oliver !&#034; aux Galeries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Palmina Di Meo&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Landfall : Un &#171; nous &#187; fait de toutes nos singularit&#233;s</title>
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		<dc:date>2022-11-28T14:27:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Didier B&#233;clard </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pour sa derni&#232;re cr&#233;ation, &#171; Landfall &#187;, Erika Zueneli r&#233;unit dix interpr&#232;tes dont tous ne viennent pas de l'univers de la danse. Partant de l'espace qui constitue une zone &#224; d&#233;fendre face aux r&#233;tr&#233;cissements du r&#233;el, ils inventent une gestuelle pour exprimer le d&#233;sir et l'impatience que la chor&#233;graphe retrouve dans cette nouvelle g&#233;n&#233;ration &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s de r&#233;centes cr&#233;ations plut&#244;t intimes comme &#171; Para Bellum &#187; (2021), un solo &#224; l'&#233;nergie trouble comme une pr&#233;paration au combat, &#171; Moza&#239;co &#187; (2021), une pi&#232;ce (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour sa derni&#232;re cr&#233;ation, &#171; Landfall &#187;, Erika Zueneli r&#233;unit dix interpr&#232;tes dont tous ne viennent pas de l'univers de la danse. Partant de l'espace qui constitue une zone &#224; d&#233;fendre face aux r&#233;tr&#233;cissements du r&#233;el, ils inventent une gestuelle pour exprimer le d&#233;sir et l'impatience que la chor&#233;graphe retrouve dans cette nouvelle g&#233;n&#233;ration&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s de r&#233;centes cr&#233;ations plut&#244;t intimes comme &#171; Para Bellum &#187; (2021), un solo &#224; l'&#233;nergie trouble comme une pr&#233;paration au combat, &#171; Moza&#239;co &#187; (2021), une pi&#232;ce originale compos&#233;e d'une multitude de fragments d'autres pi&#232;ces, ou &#171; Allein &#187; (2018) un trio corps, voix et musique en collaboration avec Jean F&#252;rst et Rodolphe Coster, Erika Zueneli souhaite renouer avec une pi&#232;ce empreinte de la notion de groupe et de cohabitation sur le plateau. &#171; Le groupe permet de r&#233;v&#233;ler la relation aux autres, explique-t-elle, mais aussi la relation &#224; soi. Ce n'est possible qu'avec un certain nombre d'interpr&#232;tes qui r&#233;v&#232;le de fa&#231;on moins abstraite l'aspect humain &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partant de la question du nombre d'interpr&#232;tes dans une grande forme, la chor&#233;graphe a constat&#233; qu'elle travaille en g&#233;n&#233;ral avec des &#233;quipes fid&#232;les, &#171; on a grandi ensemble, comme dans la vie &#187;, sourit-elle. &#201;voquant la notion de g&#233;n&#233;ration, elle tient &#224; faire la distinction avec une forme de &#171; jeunisme &#187;, l'id&#233;e &#233;tant non pas de se focaliser sur la jeunesse mais de cr&#233;er une &#233;quipe d'une autre g&#233;n&#233;ration (que la sienne). Mais toujours avec le d&#233;sir d'observer l'humain et son comportement, de raconter le monde &#224; travers l'humain. &#171; Il s'agit de regarder les m&#234;mes choses mais &#224; partir d'un autre angle de vue &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de cette envie, il fallait trouver comment concr&#232;tement former une telle &#233;quipe. L'id&#233;e de faire appel &#224; des personnes en formation, par d&#233;finition &#171; entre deux &#187;, a &#233;t&#233; rapidement abandonn&#233;e au profit de personnes sortant de formation et donc &#226;g&#233;es de 18 &#224; 28 ans. Un second crit&#232;re de s&#233;lection visait &#224; ne pas se limiter au monde de la danse mais de s'ouvrir &#224; des interpr&#232;tes qui ont une grande corporalit&#233; issus d'autres disciplines, comme le th&#233;&#226;tre et m&#234;me le cirque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Erika Zueneli s'est donc tourn&#233;e vers le Centre des Arts Sc&#233;niques, une ASBL dont le but est de faciliter l'entr&#233;e dans la vie professionnelle des dipl&#244;m&#233;&#183;e&#183;s d'une des cinq &#233;coles sup&#233;rieures d'Art dramatique de la Communaut&#233; fran&#231;aise. R&#233;sultat, la moiti&#233; des candidats retenus sortent d'une formation en th&#233;&#226;tre m&#234;me s'ils ont eu beaucoup de contacts avec la danse. S'y ajoutent des candidats libres retenus apr&#232;s audition pour constituer un groupe de dix personnes de formations diff&#233;rentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chor&#233;graphe souhaitait explorer les notions du d&#233;sir, de la d&#233;couverte et de l'impatience, d'agir, d'&#234;tre, en observant une g&#233;n&#233;ration diff&#233;rente en ayant &#224; c&#339;ur d'&#233;viter les clich&#233;s. L'impatience, l'urgence, ne se traduit pas n&#233;cessairement par la rapidit&#233; des mouvements. Le travail s'est articul&#233; autour d'une construction chor&#233;graphique en fonction de l'espace et de jeux d'&#233;criture faisant na&#238;tre des mots &#224; traduire dans le mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agissait de trouver un langage, une m&#233;taphore qui rapproche les composantes du groupe. L'espace est organis&#233; de mani&#232;re telle que les singularit&#233;s apparaissent dans une grande coexistence, r&#233;v&#232;le qui ils sont, leur &#226;ge, leur corps, les questions soci&#233;tales qui les habitent. &#171; De mani&#232;re sous-jacente, explique Erika Zueneli, cela fait appara&#238;tre les questions sur l'humain qui change avec la g&#233;n&#233;ration. Ils questionnent ce qui est devant eux de mani&#232;re m&#233;taphorique mais aussi concr&#232;te, ensemble, selon des r&#232;gles que le public ne conna&#238;t mais per&#231;oit au cours du spectacle &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terme &#171; Landfall &#187; qui donne son nom &#224; la pi&#232;ce n'a pas d'&#233;quivalent en fran&#231;ais. Litt&#233;ralement, cela signifie toucher terre, ce qui vaut pour un avion comme pour un bateau, par exemple. La chor&#233;graphe l'envisage par rapport &#224; l'&#226;ge, atterrir pouvant &#234;tre assimil&#233; &#224; r&#233;inventer puisque &#171; le d&#233;collage est obligatoire avant de pouvoir atterrir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entour&#233;e de jeunes personnes comme la metteuse en sc&#232;ne Louise de Bastier et le danseur Corentin Stevens, Erika Zueneli a travaill&#233; sur des jeux d'&#233;criture avec les interpr&#232;tes sur &#171; une jeunesse &#187; enferm&#233;e dans des clich&#233;s. Cela a permis de dresser une cartographie d'assemblages de mots &#8211; comme, par exemple, &#171; le printemps &#233;ph&#233;m&#232;re &#187; ou &#171; le fugace qui transpire &#187; - &#224; mettre en mouvement. L'objectif de cet exercice &#233;tait de trouver leur singularit&#233; en passant de l'intime &#224; l'universel, mais aussi de faire sortir l'humour qui dit beaucoup (ou rien du tout).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peu d&#233;stabilis&#233;s au d&#233;part par ce travail, les interpr&#232;tes, qui disposent de belles formations en mouvement, se sont pr&#234;t&#233;s au jeu. Ils ont beaucoup improvis&#233; &#224; partir de principes d'espace et non d'intentions psychologiques. &#171; C'est de l&#224; que la dentelle du jeu vient &#187;, commente la chor&#233;graphe qui fait r&#233;f&#233;rence &#224; &#171; Tant'amati &#187; o&#249; le travail sur l'espace &#233;tait dict&#233; par l'esprit de la pi&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A trois semaines de la premi&#232;re, Erika Zueneli se dit contente du travail r&#233;alis&#233;, m&#234;me si la pi&#232;ce rec&#232;le encore des choses &#224; d&#233;couvrir. &#171; C'est un voyage, un chemin diff&#233;rent d'un solo ou d'un travail r&#233;alis&#233; avec un complice de longue date, dit-elle. J'ai beaucoup aim&#233; travaill&#233; sur cette micro-soci&#233;t&#233; o&#249; la coexistence est plus importante que le groupe. &#187; Le jeu, le &#171; je &#187;, est dans le &#171; nous &#187; et la notion de l'un commun appara&#238;t petit &#224; petit. Mais le point de d&#233;part est plut&#244;t l'organisation de l'espace qui d&#233;termine des zones o&#249; les solitudes, d&#233;gag&#233;es des attitudes un peu centristes, ne sont plus vraiment pr&#233;sentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se cr&#233;ent alors des zones &#224; d&#233;fendre, des valeurs face &#224; des questions soci&#233;tales partag&#233;es de fa&#231;on diff&#233;rente. Soucieuse de contourner les clich&#233;s sur la jeunesse, la chor&#233;graphe insiste sur le fait que &#171; ce sont des individus qui portent l'&#226;ge qu'ils ont. M&#234;me s'ils sont tr&#232;s conscientis&#233;s, ils existent par leur pr&#233;sence et leur corps, plut&#244;t que par un discours explicite &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A noter qu'en parall&#232;le &#224; la pr&#233;sentation de &#171; Landfall &#187;, Erika Zueneli r&#233;alise des interventions territoriales participatives sous forme d'ateliers r&#233;alis&#233;s selon les m&#234;mes principes que ceux utilis&#233;s avec l'&#233;quipe du spectacle. Le hall de Central accueillera donc une intervention &#8211; dont la forme finale n'est pas encore d&#233;termin&#233;e - r&#233;alis&#233;e avec de jeunes amateurs de la r&#233;gion &#224; partir de questions abord&#233;es ensemble. L'id&#233;e est de travailler avec le public pour lui faire d&#233;couvrir le travail de la sc&#232;ne, autrement que sous le prisme du spectateur. La danseuse qui pr&#233;f&#232;re des gestes cr&#233;atifs &#224; de simples ateliers p&#233;dagogiques envisage &#233;galement de r&#233;aliser des d&#233;clinaisons &#224; partir d'une cr&#233;ation plus sp&#233;cifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Landfall &#187; d'Erika Zueneli avec la collaboration artistique et sc&#233;nographique d'Olivier Renouf, avec Alice Bisotto, Benjamin Gisaro, Caterina Campo, Charly Simon, Cl&#233;ment Corrillon, Elisa Wery, Felix Rapela, Louis Affergan, Lola Cires et Matteo Renouf. Du 25 au 27 novembre &#224; Central &#224; La Louvi&#232;re, 064/21.51.21, &lt;a href=&#034;http://www.cestcentral.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.cestcentral.be&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sc&#232;nes Nouvelles</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Scenes-Nouvelles</link>
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		<dc:date>2022-11-16T10:42:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Palmina Di Meo </dc:creator>



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&lt;p&gt;&#034;Les sc&#232;nes nouvelles&#034; sont une initiative du Th&#233;&#226;tre National pour promouvoir la jeune cr&#233;ation en F&#233;d&#233;ration Wallonie-Bruxelles. La premi&#232;re &#233;dition a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e la semaine derni&#232;re. Certains spectacles sont d&#233;j&#224; programm&#233;s au Th&#233;&#226;tre de Li&#232;ge. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit d'un espace d&#233;di&#233; aux artistes &#233;mergent(e)s en F&#233;d&#233;ration Wallonie-Bruxelles. Toutes les disciplines y sont repr&#233;sent&#233;es : th&#233;&#226;tre, danse, art de la performance, th&#233;&#226;tre jeune public, cirque. Le but est &#233;galement de donner une plus grande visibilit&#233; &#224; des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Focus-" rel="directory"&gt;FOCUS &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#034;Les sc&#232;nes nouvelles&#034; sont une initiative du Th&#233;&#226;tre National pour promouvoir la jeune cr&#233;ation en F&#233;d&#233;ration Wallonie-Bruxelles. La premi&#232;re &#233;dition a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e la semaine derni&#232;re. Certains spectacles sont d&#233;j&#224; programm&#233;s au Th&#233;&#226;tre de Li&#232;ge.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il s'agit d'un espace d&#233;di&#233; aux artistes &#233;mergent(e)s en F&#233;d&#233;ration Wallonie-Bruxelles. Toutes les disciplines y sont repr&#233;sent&#233;es : th&#233;&#226;tre, danse, art de la performance, th&#233;&#226;tre jeune public, cirque.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le but est &#233;galement de donner une plus grande visibilit&#233; &#224; des spectacles trop peu repr&#233;sent&#233;s et de cr&#233;er des partenariats notamment avec le Th&#233;&#226;tre de Li&#232;ge et le Varia qui a accueilli la jeune metteuse en sc&#232;ne H&#233;lo&#239;se Ravet et sa premi&#232;re production longue &#034;&lt;strong&gt;Outrage pour bonne fortune&lt;/strong&gt;&#034;, une histoire de fant&#244;mes ath&#233;es &#224; l'humour incisif, et une recherche dramaturgique &#224; partir d'un travail corporel. Nous sommes dans les Alpes italiennes, une abbaye habit&#233;e par un moine et une nonne &#224; l'abri du monde dont la qui&#233;tude sera bris&#233;e par l'arriv&#233;e du Pape dont l'avion s'est &#233;cras&#233; sur la montagne voisine. Le paradoxe vient du fait que ce crash va r&#233;veiller un couple d'alpinistes en col&#232;re d'avoir d&#251; quitter la vie pr&#233;matur&#233;ment. Texte rare, d&#233;sirs r&#233;prim&#233;s qui remontent en surface sous l'effet de chocs r&#233;p&#233;t&#233;s, l'art d'H&#233;lo&#239;se Ravet consiste &#224; sugg&#233;rer pour laisser place &#224; l'imaginaire au travers de personnages atypiques. A voir encore &#224; Li&#232;ge dans le cadre du Festival Emulation. Outrage pour Bonne Fortune - Th&#233;&#226;tre de Li&#232;ge (theatredeliege.be)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;&lt;strong&gt;Le Jardin&lt;/strong&gt;&#034; de la compagnie Greta Koetz, propose une fable autour d'une fratrie menac&#233;e d'expropriation du jardin sur lequel ils vivent : un &#233;crivain, un grand fr&#232;re, un petit gar&#231;on et une s&#339;ur revenante qui se prend pour la Vierge, ce sont les protagonistes de ce tableau surr&#233;aliste sur le refus de quitter l'enfance et la prise de pas sur le d&#233;senchantement. Une fiction qui aime flirter avec le quatri&#232;me mur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un concept original cr&#233;&#233; par la compagnie Ersatz dans une mise en sc&#232;ne jeune public de Camille Panza, &#034;&lt;strong&gt;Au jardin des potiniers&lt;/strong&gt;&#034;, est une performance immersive qui vous plonge le nez dans un jardin pour une observation des cycles naturels. C'est une nature en mouvement qui &#233;merveille petits et grands dans cette gigantesque maquette imagin&#233;e pour faire &#233;merger la t&#234;te des spectateurs de sous le gazon. Attention jauge de 30 &#224; 40 spectateurs par repr&#233;sentation. A ne pas rater.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cirque et danse pour &#034;&lt;strong&gt;Garcimore est mort&lt;/strong&gt;&#034;, une cr&#233;ation de Ga&#235;l Santisteva, ode &#224; la d&#233;croissance au travers de tours de passe-passe et de chansons pop. Critique du consum&#233;risme avec l'id&#233;e de proposer un spectacle en dehors des tous les codes de repr&#233;sentation traditionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;&lt;strong&gt;Danse Krump&lt;/strong&gt;&#034; avec les chor&#233;graphes Hendrickx Ntela (artiste associ&#233; au National) et Pierre Dexter Belleka. Des danseurs venus de Belgique, de France, d'Espagne et du S&#233;n&#233;gal pour d&#233;noncer un syst&#232;me qui nous aveugle en g&#233;n&#233;rant des d&#233;sirs inatteignables. La danse comme moyen d'expression de son propre v&#233;cu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Autre artiste associ&#233;e au National, Jo&#235;lle Sambi, artiste engag&#233;e, f&#233;ministe, explore les &#034;&lt;strong&gt;Angles morts&lt;/strong&gt;&#034; entre ses deux identit&#233;s belges et congolaises dans une performance po&#233;tique. Du slam de haut niveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Double narration pour &#034;&lt;strong&gt;La grotte&lt;/strong&gt;&#034; de Cl&#233;ment Papachristou dont c'est la premi&#232;re cr&#233;ation - interpr&#233;t&#233;e par Marthe Wetzel et No&#233;mie Zurletti, une exploration d'un pass&#233; personnel qui rejoint les Grottes de Lascaux sur la question de l'art.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui dit festival dit f&#234;te, deux artistes ont mis l'ambiance. Au foyer : Robia Bamba et ses performances aux platines qui invitent &#224; la danse et au studio Soa Ratsifandrihana dans &#034;&lt;strong&gt;Groove&lt;/strong&gt;&#034;, un solo dans&#233; aux influences musicales choisies, tr&#232;s vite sold out.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Palmina Di Meo&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Outrage pour bonne fortune</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Outrage-pour-bonne-fortune-3841</link>
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		<dc:date>2022-11-07T14:39:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Palmina Di Meo </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;H&#233;lo&#239;se Ravet est une jeune metteure en sc&#232;ne fra&#238;chement sortie de l'INSAS en 2020 qui a d&#233;j&#224; un beau palmar&#232;s derri&#232;re elle. Dramaturge sur les projets de Coline Struyf (Dans la Nuit, 2021,Th&#233;&#226;tre Varia), Olivier Boudon (Nous, 2021, Th&#233;&#226;tre Varia) et Emilie Maquest (How To Disappear, 2022, Th&#233;&#226;tre Varia) ; assistante de Guillemette Laurent sur le spectacle &#034;Dressing Room&#034;, elle a pr&#233;sent&#233; aux Tanneurs en 2022 &#034;Larrons en Baskets bleues&#034; qui sera repris au Th&#233;&#226;tre Varia pour la saison 24-25 o&#249; elle (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Focus-" rel="directory"&gt;FOCUS &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;H&#233;lo&#239;se Ravet est une jeune metteure en sc&#232;ne fra&#238;chement sortie de l'INSAS en 2020 qui a d&#233;j&#224; un beau palmar&#232;s derri&#232;re elle. Dramaturge sur les projets de Coline Struyf (Dans la Nuit, 2021,Th&#233;&#226;tre Varia), Olivier Boudon (Nous, 2021, Th&#233;&#226;tre Varia) et Emilie Maquest (How To Disappear, 2022, Th&#233;&#226;tre Varia) ; assistante de Guillemette Laurent sur le spectacle &#034;Dressing Room&#034;, elle a pr&#233;sent&#233; aux Tanneurs en 2022 &#034;Larrons en Baskets bleues&#034; qui sera repris au Th&#233;&#226;tre Varia pour la saison 24-25 o&#249; elle d&#233;veloppe une &#233;tude po&#233;tique de l'&#233;chec et de la faiblesse comme un moteur politique contre une soci&#233;t&#233; qui pousse aux r&#233;sultats.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre des sc&#232;nes nouvelles, elle propose au Varia du 8 au 19 novembre sa premi&#232;re forme longue sous le titre &#034;Outrage pour bonne fortune&#034;. Interview d'une jeune artiste prometteuse au talent singulier et novateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#034;Outrage pour bonne fortune&#034; est l'histoire d'un avion du Vatican qui s'&#233;crase dans les Alpes italiennes et qui dans sa chute tue des alpinistes ou r&#233;veille des alpinistes d&#233;j&#224; morts, les deux versions existent sur le net...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H&#233;lo&#239;se Ravet :&lt;/strong&gt; Oui car il s'agit d'une &#233;criture de plateau mais finalement nous avons privil&#233;gi&#233; la version o&#249; des alpinistes morts depuis bien longtemps se r&#233;veillent. &#034;Outrage pour bonne fortune&#034; interroge principalement le deuil. Que fait-on avec les morts ? G&#233;n&#233;ralement, la question est pos&#233;e du c&#244;t&#233; des vivants. J'ai voulu la renverser. Car peut-&#234;tre que les morts ont aussi leur deuil de la vie &#224; faire. Il s'agit ici de mort violente. Ce qui m'int&#233;resse, c'est de savoir que faire si quelque chose reste apr&#232;s la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'intrigue est situ&#233;e dans les Alpes italiennes et le spectacle est sous-titr&#233; en italien.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H&#233;lo&#239;se : &lt;/strong&gt; J'ai grandi &#224; la fronti&#232;re italienne. L'histoire se passe dans une abbaye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans cette abbaye, il y a des personnages mis &#224; l'honneur, ce sont les femmes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H&#233;lo&#239;se :&lt;/strong&gt; Il y a un moine et une nonne. C'est une abbaye mixte, ce qui n'existe pas. Je suis pour les femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si le sujet est grave, le spectacle est humoristique...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H&#233;lo&#239;se :&lt;/strong&gt; On ne veut pas rendre les choses graves. Pourquoi vouloir &#234;tre t&#233;n&#233;breux sur ces questions-l&#224;. J'ai voulu en faire une fable.&lt;br class='autobr' /&gt;
On se place du c&#244;t&#233; des morts. La question de la mort nous concerne tous. L'id&#233;e est d'explorer la mani&#232;re d'en parler &#224; travers la fiction sans vouloir &#234;tre s&#233;rieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'o&#249; viennent tes id&#233;es de spectacles ? Dans &#034;Larrons en Baskets bleues&#034;, on p&#233;n&#232;tre l'univers particulier de trois camarades qui se r&#233;unissent tous les ans pour une c&#233;l&#233;bration mystique sur Elvis Prestley et comme tu l'as dit toi-m&#234;me, ce n'est pas un spectacle sur Elvis mais sur une tentative de trouver un id&#233;al de soi.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H&#233;lo&#239;se : &lt;/strong&gt; Oui essayer d'&#234;tre soi &#224; travers l'id&#233;e d'&#234;tre un autre. Se trouver en se perdant soi-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Souvent les univers d&#233;cal&#233;s de tes spectacles d&#233;routent le spectateur tout au long de la repr&#233;sentation.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H&#233;lo&#239;se : &lt;/strong&gt; Il y a cette envie de provoquer cela, de parler de sujets universels comme la mort, l'identit&#233; mais par des biais, des br&#232;ches, des endroits o&#249; l'on n'irait pas normalement. C'est une dramaturgie des chemins de traverse. Au travers d'&#233;l&#233;ments anecdotiques comme les sosies d'Elvis Prestley, on peut trouver un sujet v&#233;ritable sans surlignage, sans dire : &#034;On va parler de &#231;a&#034;. Je pars du principe que la dramaturgie infuse sans cesse, durant la cr&#233;ation, durant le spectacle, sur les spectateurs, les spectatrices. On ressent, on comprend, sans qu'il soit n&#233;cessaire de dire explicitement les choses. Le r&#233;cit, la fiction tend vers cela. Pour les Larrons, je ne pensais pas sp&#233;cialement &#224; Elvis Prestley. Mais j'ai hallucin&#233; en voyant son dernier live. Je me suis demand&#233;e &#034;Qui est cette personne ?&#034; Il a 42 ans, il pourrait en avoir 80. Quelle est sa destin&#233;e ? Et pour Outrage, l'id&#233;e des moines est venue lors d'une balade o&#249; j'ai vu des moines manger des boules de glace &#224; la vanille. J'ai trouv&#233; cela rigolo, tr&#232;s inattendu. Je me suis dit : &#034;Ces gens-l&#224; ont aussi une vie, tr&#232;s triviale&#034; alors que dans mon imaginaire, ils sont toujours repr&#233;sent&#233;s pieux et tourn&#233;s vers la spiritualit&#233;, ce qu'ils sont, mais l'image des moines avec des boules de glace m'a frapp&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est une &#233;criture de plateau, mais tu viens avec une id&#233;e de d&#233;part ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Helo&#239;se : &lt;/strong&gt; Je viens avec une structure, un canevas qui va bouger mais un espace clos et des personnages qui eux ne changent pas. A partir de l&#224;, on explore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur base d'improvisations ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H&#233;lo&#239;se : &lt;/strong&gt; Les com&#233;diens vont travailler sur base d'improvisations oui mais pas d'improvisations de plateau o&#249; je vais demander &#224; telle personne de me parler de ses souvenirs ou de ses propres morts. Je viens avec des orientations tr&#232;s &#233;crites par rapport &#224; la structure et il est &#233;vident qu'ils participent &#224; la dramaturgie en amenant leur propre sensibilit&#233; ou leur propre &#233;clairage. Mais ils ne s'agit pas de faire du collage ni qu'eux-m&#234;mes aient une implication &#233;motionnelle autre que la structure et les recherches que l'on est en train de faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je remarque que dans tes mises en sc&#232;ne il y a un travail tr&#232;s ax&#233; sur le corps en mouvance qui demande un effort aux com&#233;diens avec une certaine souffrance physique m&#234;me. On le retrouve dans ce spectacle-ci ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H&#233;lo&#239;se :&lt;/strong&gt; On travaille beaucoup sur le corps. Ici, il s'agit en outre d'un travail sur la foi et sur la foi catholique, sur la chair qui est centrale et la chair en souffrance. On interroge aussi la question du corps des morts. Que fait-on des cadavres ? Dans la soci&#233;t&#233; actuelle il y a une omerta &#224; ce sujet, on parle tr&#232;s peu de prise en charge du corps des morts. On explore l'id&#233;e de savoir de quelle mani&#232;re la chair peut &#234;tre battante, pulsante, comment faire un spectacle sur la mort en &#233;tant diablement vivant, totalement vibrant. La r&#233;ponse que j'ai trouv&#233;e, c'est que l'on ne peut travailler que sur le corps que l'on a, le corps de l'acteur qui est fascinant puisqu'il peut repr&#233;senter un millier de choses, on voit un bras et il peut repr&#233;senter la mer. Ce qui m'int&#233;resse, c'est que ce soit des acteurs(trices) et non pas des danseurs. La qualit&#233; corporelle est tr&#232;s particuli&#232;re. Il n'y a pas le soucis de faire bien et beau mais on fait avec ce que l'on est et donc on travaille sur des &#233;bauches de chor&#233;graphies avec un corps emp&#234;ch&#233;, un peu lourd et pas forc&#233;ment gracieux mais c'est de l&#224; que surgit une petite fen&#234;tre de gr&#226;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment choisis tu tes com&#233;diens et com&#233;diennes, tu les recrute, tu vas les voir ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H&#233;lo&#239;se :&lt;/strong&gt; Pas toujours. J'ai une passion de trouver les com&#233;diens avec qui je travaille d'une fa&#231;on li&#233;e &#224; la vie et non au plateau. C'est assez rare que j'aie vu quelqu'un travailler, jouer. Cela n'est m&#234;me jamais arriv&#233;. Je pars du principe que le plus important, c'est la direction d'acteurs et si je peux ressentir quelque chose dans la vie, dans la rencontre avec l'acteur, alors la moiti&#233; du chemin est d&#233;j&#224; fait et nous pouvons y aller ensemble. Je ne suis pas du tout orient&#233;e vers la technicit&#233;. J'essaye de travailler avec des gens qui pr&#233;sentent une certaine &#233;tranget&#233;, une bizarrerie qui m'emm&#232;ne &#224; des endroits que je n'aurais pas imagin&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En tant que cr&#233;atrice et metteure en sc&#232;ne, y a-t-il en toi une recherche de faire quelque chose d'innovant ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H&#233;lo&#239;se : &lt;/strong&gt; Innovant je ne crois pas parce que c'est impossible. Je n'ai pas l'ambition de faire de l'in&#233;dit en art mais avec mes quatre collaboratrices de la compagnie des Saintes Patronnes (je travaille toujours avec la m&#234;me &#233;quipe artistique), nous avons envie de mettre en place de nouveaux canevas, de nouveaux sch&#233;mas narratifs, ne pas se conforter dans des choses qui fonctionnent au plateau. On essaye de trouver des endroits o&#249; on ne nous attend pas tant au niveau du fond que de la forme. Je ne crois pas inventer quelque chose de compl&#232;tement fou si ce n'est essayer de r&#233;duire au maximum l'artifice th&#233;&#226;tral. La lumi&#232;re, le son, les costumes, les acteurs, l'espace, on les imagine &#224; quatre, &#233;viter la vid&#233;o, les micros, que ce soit un espace qui aie l'air le plus vide possible. Je pense que c'est un retour &#224; une certaine th&#233;&#226;tralit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Propos receuilis par Palmina Di Meo&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Un pays meilleur que son gouvernement</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Un-pays-meilleur-que-son-gouvernement</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Un-pays-meilleur-que-son-gouvernement</guid>
		<dc:date>2022-11-07T13:37:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Didier B&#233;clard </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En 2019, un v&#233;ritable mouvement citoyen a pouss&#233; de nombreux Belges &#224; proposer un h&#233;bergement &#224; des migrants sans abri, essentiellement au Parc Maximilien &#224; Bruxelles. Edgar Szoc qui s'est fait conna&#238;tre du grand public par ces chroniques, souvent acerbes, sur les ondes de la RTBF avant de devenir pr&#233;sident de la Ligue des droits humains, a lui-m&#234;me h&#233;berg&#233; une dizaine de migrants. Dans &#171; Belgium Best Country &#187;, il donne la parole &#224; ces citoyens pour lesquels ils &#233;tait plus important de faire preuve (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 2019, un v&#233;ritable mouvement citoyen a pouss&#233; de nombreux Belges &#224; proposer un h&#233;bergement &#224; des migrants sans abri, essentiellement au Parc Maximilien &#224; Bruxelles. Edgar Szoc qui s'est fait conna&#238;tre du grand public par ces chroniques, souvent acerbes, sur les ondes de la RTBF avant de devenir pr&#233;sident de la Ligue des droits humains, a lui-m&#234;me h&#233;berg&#233; une dizaine de migrants. Dans &#171; Belgium Best Country &#187;, il donne la parole &#224; ces citoyens pour lesquels ils &#233;tait plus important de faire preuve d'humanit&#233; que de respecter la loi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi avoir choisi le th&#233;&#226;tre pour aborder ce sujet ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Edgar Szoc :&lt;/strong&gt; C'est un peu le hasard et une proposition du Th&#233;&#226;tre de Poche. J'avais envie d'&#233;crire sur cette th&#233;matique mais je n'avais pas vraiment d'id&#233;e de forme tr&#232;s particuli&#232;re. Et comme souvent avec moi, il faut que l'on me pousse un peu et c'est le Poche qui l'a fait. Du coup c'&#233;tait le th&#233;&#226;tre. J'avais d&#233;j&#224; fait des one man show, j'&#233;crivais pour moi et je jouais tout seul et il n'y avait m&#234;me pas de mise en sc&#232;ne. Ici, c'est la premi&#232;re fois que je fais l'exp&#233;rience, un peu bizarre, d'&#233;crire un texte, puis on a fait le choix avec la metteuse en sc&#232;ne, Julie Annen, que je ne m'occupais de rien d'autre. Je n'ai pas particip&#233; aux r&#233;p&#233;titions, je n'ai rien vu que le produit fini. Et je m'attendais &#224; &#234;tre &#233;videmment surpris, en partie positivement et en partie n&#233;gativement parce que tu es un peu d&#233;poss&#233;d&#233; de ton texte. Je n'ai &#233;t&#233; surpris que positivement, je trouve que le r&#233;sultat est bien meilleur que mon texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une exp&#233;rience un peu inqui&#233;tante parce que tu te jettes un peu dans le vide, tu te dis si il font des trucs et je trouve &#231;a nul. Tu te renseignes sur tes droits en tant qu'auteur, est-ce que je peux faire interdire &#224; la derni&#232;re minute. Et, en fait, j'&#233;tais vraiment ravi, c'&#233;tait tr&#232;s gai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et d'o&#249; vient cette envie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E. S. :&lt;/strong&gt; Je trouve que ce mouvement, politiquement, est la chose la plus merveilleuse qui soit arriv&#233;, j'ai envie de dire de ma vie. Le plus surprenant est que des milliers de m&#233;nages belges ont ouvert leur porte &#224; des transmigrants, des sans papiers, qu'ils ne connaissent ni d'Eve, ni d'Adam. Je prends cette m&#233;taphore : il y a des quatre fa&#231;ades du Brabant Wallon dans lesquelles les premi&#232;res personnes d'origine africaine &#224; rentrer sont des migrants &#233;rythr&#233;ens sans papiers. Cela a quelque chose de tout &#224; fait improbable, cela tient un peu du miracle. Donc il y avait une envie tr&#232;s forte d'&#233;crire l&#224;-dessus pour dire, pour rappeler que cela s'est pass&#233; parce que j'ai l'impression, et l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233; ne fait que confirmer cette impression, que dans quelques ann&#233;es on aura m&#234;me du mal &#224; croire que cela s'est pass&#233; tellement c'&#233;tait incroyable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme toujours, dans ce genre de mouvement qui est, &#224; l'origine, pas tr&#232;s organis&#233;, qui se r&#233;pand comme une tra&#238;n&#233;e de poudre, cela m&#232;ne &#224; plein de probl&#232;mes. Cela n'avait pas vocation &#224; durer des ann&#233;es. C'est un peu ce que l'on trouve avec l'accueil des Ukrainiens maintenant. Les gens disent on vous accueille et puis il y a un moment o&#249; l'on a envie de se retrouver chez soi sans les invit&#233;s. Cela devient compliqu&#233;. Il y a souvent le risque avec ce genre de mouvement que cela se termine un peu en amertume, parce qu'&#233;videmment on n'a pas r&#233;gl&#233; les probl&#232;mes du monde, on n'a pas chang&#233; la politique migratoire belge, et on se retrouve avec une somme de souffrances individuelles qu'on a du mal &#224; assumer dans la dur&#233;e. J'ai l'impression que ce n'est pas le cas pour le moment mais, un peu pr&#233;ventivement, j'avais envie d'&#233;crire sur les aspects vraiment positifs de ce qui s'est pass&#233; qui &#233;tait g&#233;n&#233;reux, surprenant et parfois dr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a un paradoxe dans le fait que des familles ont &#233;t&#233; poursuivies pour avoir h&#233;berg&#233; des Afghans, des Syriens, et l&#224; le gouvernement a lanc&#233; un appel pour accueillir des Ukrainiens.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E. S. :&lt;/strong&gt; Il n'y a pas grand chose &#224; ajouter. On peut vite devenir cynique avec cela et d&#233;noncer le racisme d'&#201;tat. Et il faut le faire. Mais je pense qu'il faut aussi s'appuyer sur ce qui se passe avec les Ukrainiens pour dire qu'avec le soutien de l'&#201;tat c'est plus facile et cela doit devenir la nouvelle norme. L'Union europ&#233;enne a activ&#233;, pour les cas des Ukrainiens, une directive sur la protection temporaire qui est une vieille directive, elle date de 2001. Elle n'avait jamais &#233;t&#233; activ&#233;e, elle aurait d&#251; l'&#234;tre entre 2015 et 2017. Mais le fait qu'elle le soit maintenant, cela cr&#233;e un pr&#233;c&#233;dent. On l'a fait pour les Ukrainiens, cela n'a pas men&#233; &#224; des catastrophes, on va le refaire. Mais il est vrai que le contraste entre les deux situations est tr&#232;s frappant et il est difficile de l'imputer &#224; autre chose qu'une forme de racisme d'&#201;tat. C'est &#231;a qui &#233;tait merveilleux dans ce mouvement aussi, et qui renvoie au titre un peu ironique de la pi&#232;ce. On avait Th&#233;o Francken &#224; l'&#233;poque comme secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; l'asile, on avait un gouvernement de merde et un pays qui &#233;tait bien au-dessus et bien meilleur que son gouvernement, &#224; la fois sur le plan moral et sur le plan politique. C'est vraiment un clivage entre le gouvernement et la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'anecdote, Belgium Best Country, c'est une phrase qu'on entendait beaucoup au Parc Maximilien quand les migrants racontaient leur p&#233;riple, c'&#233;tait litt&#233;ralement &#171; Lybia torture, Italy very bad, racism,... Belgium Best Country &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a encore des gens que j'ai accueillis, qui sont pass&#233;s en Angleterre, qui m'appellent chaque fois que les Diables Rouges gagnent un match, en particulier quand les Diables Rouges gagnent un match contre l'Angleterre, l&#224; ils sont doublement contents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans une interview, vous parlez d'&#233;touffement de la r&#233;signation.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E. S. :&lt;/strong&gt; Effectivement, c'est un peu prouver le mouvement en marchant. C'est comme la fameuse phrase, ils ne savaient pas que c'&#233;tait impossible alors ils l'ont fait. Tout cela paraissait compl&#232;tement improbable. Lorsque ce mouvement a commenc&#233;, il y avait des femmes et des enfants et de jeunes hommes qui dormaient dans le Parc Maximilien. Les premiers activistes &#224; s'&#234;tre mobilis&#233;s l'on fait autour de l'id&#233;e &#171; plus une seule femme plus un seul enfant au Parc Maximilien &#187;. Cela a tellement bien march&#233;, il y avait tellement de propositions d'h&#233;bergement qu'ils se sont dit finalement plus personne au Parc Maximilien. Ce qui paraissait tout &#224; fait inatteignable parce qu'on est r&#233;sign&#233;, on se dit que ce sont des probl&#232;mes trop grands pour nous. Quand bien m&#234;me on a un peu de c&#339;ur et on refuse la politique du gouvernement, on n'a pas vraiment les moyens de lutter contre cela. Et d'un coup, on s'est rendu compte qu'avec un minimum d'organisation, on a r&#233;ussi &#224; organiser le plus grand service d'h&#244;tellerie de Belgique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;N'y a-t-il pas un risque que ces initiatives citoyennes positives ne se substituent &#224; l'action de l'autorit&#233; publique et ne la conforte dans son inaction ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E. S. :&lt;/strong&gt; C'&#233;tait clairement un risque que beaucoup avaient en t&#234;te &#224; l'&#233;poque. Je pense que c'est moins le cas maintenant parce que on peut imaginer un sch&#233;ma &#224; terme, qui existe d&#233;j&#224; dans d'autres pays, d'un accueil citoyen, qui est quand m&#234;me plus agr&#233;able et plus humain qu'un accueil en centre, financ&#233; par les pouvoirs publics. Cela demande beaucoup de contr&#244;le pour qu'il n'y ait pas d'exploitation et que l'on v&#233;rifie que cela se passe dans de bonnes conditions. Mais pour les demandeurs d'asile, on peut imaginer d'indemniser ceux qui accueillent des r&#233;fugi&#233;s. C'est un premier pas vers une inclusion r&#233;ussie dans la soci&#233;t&#233;. Ils apprennent beaucoup plus sur la soci&#233;t&#233; belge, ses possibilit&#233;s, son fonctionnement, en vivant quelques semaines, quelques mois en famille plut&#244;t qu'en &#233;tant dans un centre de la Croix-Rouge ou dans un centre de Fedasil. Mais il est clair que l'impulsion de base &#233;manait de gens qui voyait que l'&#201;tat ne faisait rien et qui ont fait &#224; la place de l'&#201;tat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat est que maintenant le travail continue &#224; &#234;tre fait, en partie, par des familles tandis que la plate forme citoyenne, qui &#233;tait enti&#232;rement b&#233;n&#233;vole, re&#231;oit des subventions de plusieurs milliers d'euros pour organiser un accueil collectif dans des centres etc. In fine, ce mouvement a men&#233; &#224; ce que l'&#201;tat, en l'occurrence la R&#233;gion bruxelloise (normalement ce devrait &#234;tre l'&#201;tat f&#233;d&#233;ral, mais c'est de l'argent public) finance l'accueil de ce que l'on appelle les transmigrants, les personnes sans s&#233;jour l&#233;gal chez nous et qui ne souhaitent pas s'y installer et qui ne demandent pas l'asile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment expliquez-vous que ce soit surtout des femmes qui ont commenc&#233; &#224; h&#233;berger ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E. S. :&lt;/strong&gt; Honn&#234;tement, je n'ai que des hypoth&#232;ses. On en est vite renvoy&#233; vers des st&#233;r&#233;otypes du f&#233;minin qui est plus dans le &#171; care &#187;, dans l'attention &#224; autrui, dans l'empathie, pour qui la visibilit&#233; de la souffrance est atroce. C'est toujours un peu d&#233;licat parce qu'on renforce vite des st&#233;r&#233;otypes en disant ce genre de choses. Dans ce que j'ai pu c&#244;toyer, c'&#233;tait un peu plus ambivalent. C'est &#224; dire dans des situations de couple, les deux souhaitaient mais voyaient des probl&#232;mes diff&#233;rents et ce n'&#233;tait pas n&#233;cessairement toujours la femme qui &#233;tait le moteur et l'homme qui disait non jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous dites qu'&#224; la base c'est un acte solidaire qui devient quelque part une pens&#233;e.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E. S. :&lt;/strong&gt; Je prends toujours l'exemple de ma m&#232;re qui a beaucoup h&#233;berg&#233;, qui n'&#233;tait pas particuli&#232;rement militante pour qui c'est un acte solidaire, humanitaire. Et puis, petit &#224; petit, comme beaucoup d'h&#233;bergeuses, elle a fini par devenir sp&#233;cialiste en droit des &#233;trangers. Elle s'y conna&#238;t mieux en droit des &#233;trangers que beaucoup de juristes. Alors qu'elle &#233;tait secr&#233;taire et n'avait jamais fait de droit de sa vie. C'est un mouvement solidaire, humanitaire qui s'est transform&#233; en pens&#233;e mais aussi en comp&#233;tence, en expertise et il y a eu une politisation chez beaucoup de gens. Nombre d'entre eux ont accueilli par r&#233;flexe humain, parce que cela ne se fait pas de laisser des gens dormir dehors. Mais &#224; partir de l&#224;, ils ont d&#233;velopp&#233; une r&#233;flexion beaucoup plus politique sur l'Europe forteresse, la possibilit&#233; des fronti&#232;res ouvertes, les migrations internationales etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas chez tous, parce qu'il y a &#233;videmment autant d'exp&#233;riences d'h&#233;bergement qu'il y a d'h&#233;bergeuses et toutes les exp&#233;riences ne sont pas positives. Il y a des personnes, sans que ce soit dramatique, qui ont essay&#233; et qui ont vu que cela ne leur convenait pas. C'est ce qui est tr&#232;s fort dans le mouvement aussi c'est qu'il y a un rapport &#224; l'intimit&#233;, C'est rentrer chez soi et vivre avec quelqu'un qu'on ne conna&#238;t absolument pas avec qui finalement on partage tr&#232;s peu de choses en termes de r&#233;f&#233;rences culturelles, linguistiques, culinaires &#231;a peut cr&#233;er du merveilleux mais cela peut aussi cr&#233;er de l'ins&#233;curit&#233; et de l'&#233;tranget&#233;, de la bizarrerie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens que ces gens avaient envie de rendre. Ma compagne de l'&#233;poque est retourn&#233;e en Angleterre il n'y a pas longtemps et a rendu visite &#224; deux des personnes que l'on avait h&#233;berg&#233;es. En rentrant &#224; la gare Eurostar, elle trouve dans sa poche deux billets de 100 livres roul&#233;s. Un des h&#233;berg&#233;s lui avait gliss&#233; cette somme subrepticement parce qu'il savait bien qu'elle n'allait pas les accepter. Au moment m&#234;me de l'h&#233;bergement, ils voulaient rendre aussi, ils ne voulaient pas juste &#234;tre invit&#233;s. L'un d'eux arrosait les plantes quatre fois par jour, ce qui est &#233;videmment tr&#232;s mauvais pour les plantes. C'&#233;tait tr&#232;s compliqu&#233; de lui expliquer que c'&#233;tait extr&#234;mement gentil et touchant et que l'on comprenait bien la motivation mais qu'en fait il valait mieux qu'il ne le fasse pas. Cela peut donner lieu &#224; des tas de sc&#232;nes, comme celle-l&#224;, qui sont cocasses mais qui, selon les caract&#232;res peuvent &#234;tre p&#233;nible &#224; vivre. Comme un jour, on rentre et tout notre linge avait &#233;t&#233; repass&#233; et on s'est dit que l'on est en train d'exploiter de la main d'&#339;uvre ill&#233;gale, ce qui n'est pas du tout le but. Eux avaient envie de rendre quelque chose. Il y avait tout un &#233;quilibre &#224; trouver qui n'est pas toujours &#233;vident et qui peut provoquer des malaises chez certains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et sinon, le spectacle est dr&#244;le ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E. S. :&lt;/strong&gt; Il y a quelques moments dr&#244;les. Je n'avais pas envie de faire quelque chose &#224; l'eau de rose, ces h&#233;ros qui se sont lev&#233;s... D'ailleurs la pi&#232;ce commence par le t&#233;moignage d'un chauffeur - l&#224; c'est ironique, pas dr&#244;le mais ironique - qui dit &#171; je conduisais deux &#201;rythr&#233;ens sur l'autoroute, j'avais l'impression d'&#234;tre Jean Moulin &#187;. Je n'avais pas envie de faire un spectacle grandiose mais je n'avais pas envie de tomber dans l'ironie syst&#233;matique non plus. C'est entre le bienveillant et l'ironie, on va dire. C'est quand m&#234;me incroyable ce qui s'est pass&#233; mais on ne va pas non plus en faire un r&#233;cit mythologique. C'est incroyable mais il y avait, comme dans tout mouvement, des ambigu&#239;t&#233;s, des ressorts mim&#233;tiques. J'ai l'impression qu'il y a plein de gens qui ont commenc&#233; &#224; h&#233;berger parce que tout le monde h&#233;bergeait et que c'&#233;tait presque devenu une mode et que cela ne se faisait pas de ne pas le faire. Comme dans tout mouvement humain, il y a des composantes et des motivations diff&#233;rentes mais le r&#233;sultat &#233;tait quand m&#234;me assez fascinant. Donc, ce n'est pas &#224; mourir de rire ou alors c'est malgr&#233; moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La pi&#232;ce fait-elle &#233;cho &#224; votre propre histoire, puisque vous &#234;tes d'origine polonaise ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E. S. :&lt;/strong&gt; Du c&#244;t&#233; de mon p&#232;re. Moi, je suis n&#233; ici mais je n'ai pas un rapport d'&#233;tranger &#224; la Belgique. Je suis belge depuis mes 18 ans. A 18 ans, j'ai d&#251; choisir entre la nationalit&#233; belge et la nationalit&#233; polonaise et la question ne s'est pas pos&#233;e 30 secondes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est vrai, tout ce qui a trait aux migrations, &#224; la diff&#233;rence, &#224; la diversit&#233;, et &#224; la place qu'on lui fait, sont des questions qui me touchent personnellement et je suppose que ce qui s'est pass&#233; l&#224; a eu un &#233;cho. Je ne l'ai pas v&#233;cu comme tel sur le moment m&#234;me mais en y r&#233;fl&#233;chissant, je me dis que cela a d&#251; un peu plus particuli&#232;rement me toucher du fait de mon histoire &#224; moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Propos recueillis par Didier B&#233;clard&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Belgium Best Country &#187; du 8 au 26 novembre au Th&#233;&#226;tre de Poche &#224; Bruxelles, le 29 novembre au Centre culturel de Huy (scolaire), le 1er d&#233;cembre &#224; Central &#224; La Louvi&#232;re&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les Prix Maeterlinck de la Critique ont remis leurs statuettes</title>
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		<dc:creator> Didier B&#233;clard </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ce lundi 31 octobre, le Th&#233;&#226;tre des Martyrs &#224; Bruxelles a accueilli la traditionnelle c&#233;r&#233;monie de remise des Prix Maeterlinck de la Critique qui r&#233;compensent les meilleurs spectacle de th&#233;&#226;tre, danse et cirque. Cette ann&#233;e, la c&#233;r&#233;monie &#233;tait un peu moins traditionnelle puisqu'il s'agissait d'une retour, disons, &#224; la normale. La derni&#232;re version &#171; live &#187; de l'&#233;v&#233;nement s'est en effet d&#233;roul&#233;e en 2019, l'ann&#233;e suivante devant, Covid oblige, se satisfaire d'une version vid&#233;o tandis que l'&#233;dition 2021 &#233;tait (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Focus-" rel="directory"&gt;FOCUS &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce lundi 31 octobre, le Th&#233;&#226;tre des Martyrs &#224; Bruxelles a accueilli la traditionnelle c&#233;r&#233;monie de remise des Prix Maeterlinck de la Critique qui r&#233;compensent les meilleurs spectacle de th&#233;&#226;tre, danse et cirque. Cette ann&#233;e, la c&#233;r&#233;monie &#233;tait un peu moins traditionnelle puisqu'il s'agissait d'une retour, disons, &#224; la normale. La derni&#232;re version &#171; live &#187; de l'&#233;v&#233;nement s'est en effet d&#233;roul&#233;e en 2019, l'ann&#233;e suivante devant, Covid oblige, se satisfaire d'une version vid&#233;o tandis que l'&#233;dition 2021 &#233;tait simplement annul&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2022 marque par ailleurs le septanti&#232;me anniversaire des Prix qui ont connu diff&#233;rentes appellations (Eves du Th&#233;&#226;tre, prix Tenue de Ville, prix de la Critique,...) au cours de leur existence. La c&#233;r&#233;monie pr&#233;sent&#233;e par la com&#233;dienne Val&#233;rie Bauchau a notamment &#233;t&#233; marqu&#233;e par l'hommage d'une salle debout &#224; Jacqueline Bir distingu&#233;e par le Prix Bernadette Abrat&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;dition fut &#233;galement l'occasion d'annoncer un changement d'importance puisque le jury a d&#233;cid&#233; de supprimer les cat&#233;gories genr&#233;es. Les anciennes cat&#233;gories com&#233;dienne et com&#233;dien deviennent une seule cat&#233;gorie intitul&#233;e &#171; interpr&#232;te &#187;, tandis que espoirs masculin et f&#233;minin deviennent &#171; espoir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, les Prix Maeterlinck disposent d&#233;sormais d'un nouveau site web (&lt;a href=&#034;http://www.prixmaeterlinck.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.prixmaeterlinck.be&lt;/a&gt;) sur lequel vous pourrez trouver une vid&#233;o de l'int&#233;gralit&#233; de la c&#233;r&#233;monie du 31 octobre 2022 (disponible &#233;galement ci-dessous).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Voici le palmar&#232;s pour les saisons 2020 &#224; 2022 :&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Meilleur spectacle&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;George de Moli&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Ludovic Barth et Mathylde Demarez&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Clinic Orgasm Society)&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Meilleure mise en sc&#232;ne&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Mademoiselle Agn&#232;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mise en sc&#232;ne de Philippe Sireuil&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Meilleur spectacle de danse&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les Autres&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Anton Lachky&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Meilleur spectacle de cirque&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&#192; deux m&#232;tres&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Jesse Huygh et Rocio Garrote&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Meilleure com&#233;die/spectacle d'humour&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Birthday&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mise en sc&#232;ne de Julie-Anne Roth&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Meilleur spectacle jeune public &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Mike&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du Th&#233;&#226;tre de l'E.V.N.I.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Meilleur Seul en sc&#232;ne&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&#192; cheval sur le dos des oiseaux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De C&#233;line Delbecq, avec V&#233;ronique Dumont.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Meilleure d&#233;couverte&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Appellation sauvage contr&#244;l&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De H&#233;l&#232;ne Collin&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Meilleure Interpr&#232;te&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;France Bastoen&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans Mademoiselle Agn&#232;s et Girls and Boys&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Meilleur Espoir&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le&#239;la Chaarani&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans Charlotte, Qui a peur et Ph&#232;dre(s)&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Meilleur Auteur&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Emmanuel&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Dressing Room&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Meilleure sc&#233;nographie&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Marche salope&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De C&#233;line Chariot et Jean-Baptiste Szezot&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Meilleure cr&#233;ation artistique et technique&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Stanley : Small Choice in Rotten Apples&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Simon Thomas (La Horde Furtive)&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Prix Bernadette Abrat&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Jacqueline Bir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Com&#233;dienne&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour voir ou revoir la c&#233;r&#233;monie :&lt;/h2&gt;&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/GJ_5kzlhoFs&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Minuscules mais essentiels</title>
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		<dc:creator> Didier B&#233;clard </dc:creator>



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&lt;p&gt;Danse, image, son et leur interactivit&#233; sont &#224; nouveau r&#233;unis dans la derni&#232;re cr&#233;ation de Mich&#232;le Noiret. Dans &#171; L'&#338;il, l'oreille et le lieu &#187;, la chor&#233;graphe plonge dans le monde souvent m&#233;connu des insectes o&#249; la fascination prend le pas sur l'indiff&#233;rence, voir la r&#233;pulsion. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un homme assis &#224; une table semble tenter de ma&#238;triser sa main gauche qui s'&#233;chappe, s'&#233;loigne, donne l'impression d'essayer d'attraper des insectes volants. Le noir se fait et l'&#233;cran s'allume montrant en miroir, de part et d'autre d'une (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Focus-" rel="directory"&gt;FOCUS &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Danse, image, son et leur interactivit&#233; sont &#224; nouveau r&#233;unis dans la derni&#232;re cr&#233;ation de Mich&#232;le Noiret. Dans &#171; L'&#338;il, l'oreille et le lieu &#187;, la chor&#233;graphe plonge dans le monde souvent m&#233;connu des insectes o&#249; la fascination prend le pas sur l'indiff&#233;rence, voir la r&#233;pulsion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un homme assis &#224; une table semble tenter de ma&#238;triser sa main gauche qui s'&#233;chappe, s'&#233;loigne, donne l'impression d'essayer d'attraper des insectes volants. Le noir se fait et l'&#233;cran s'allume montrant en miroir, de part et d'autre d'une image macroscopique ce qui pourrait &#234;tre la t&#234;te d'un insecte, un couple qui se meut, un couloir. Les corps se d&#233;placent, semblent s'enfoncer dans les murs qui ne leur r&#233;sistent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;cran s'ouvre comme une double porte. Elle appara&#238;t sur le plateau mais est toujours pr&#233;sente &#224; l'image. Le femme est l'homme sont tous deux sur le plateau dans une gestuelle dans&#233;e tout en tension. L'un comme l'autre sont v&#234;tus de combinaisons identiques, ils portent tous deux de longs cheveux sombres qui masquent souvent leur visage. Impossible de les distinguer l'un de l'autre. Un mouvement furtif permet, un moment, de voir que le visage de la danseuse est masqu&#233; &#224; la fa&#231;on de Fantomas. L'instant d'apr&#232;s, plus rien ne cache ses traits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action se situe dans un temps futur. La plupart des insectes que nous connaissons ont &#233;t&#233; d&#233;cim&#233;s par l'irresponsabilit&#233; humaine. Des lieux d&#233;di&#233;s &#224; des exp&#233;riences ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s afin de sensibiliser ceux qui n'ont pas connu ce monde et de peut-&#234;tre le faire rena&#238;tre. C'est dans l'un de ces laboratoires que nous nous trouvons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'homme est revenu &#224; sa table de travail o&#249; il compulse des notes manuscrites et des sch&#233;mas d'insectes que nous pouvons d&#233;couvrir &#224; l'&#233;cran gr&#226;ce aux images qu'il capte &#224; l'aide de son smartphone. D'un tunnel situ&#233; &#224; l'oppos&#233; de la sc&#232;ne, s'&#233;chappent des bruits de frottements, de d&#233;chirures. Le chercheur s'approche et filme sa partenaire, couch&#233;e, envelopp&#233;e dans un drap blanc. Elle gesticule, d&#233;chire l'enveloppe dont elle parvient &#224; s'extirper, &#224; l'image du papillon qui quitte sa chrysalide. Elle teste ses membres, d&#233;couvre son environnement et prend conscience du regard qui est port&#233; sur elle. Par le truchement d'une maquette d&#233;multipliant l'effet visuel, elle colle son &#339;il au bout du tunnel tandis que l'&#233;cran diffuse les images de la mue d'une libellule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;cran et le plateau sont en dialogue permanent, on passe de l'un &#224; l'autre, du documentaire animalier &#224; la gestuelle des interpr&#232;tes inspir&#233;e de celle des insectes aux images de ces derniers qui donnent parfois l'impression de vouloir imiter les danseurs. Pionni&#232;re du &#171; danse-cin&#233;ma &#187; qui m&#234;le chor&#233;graphie et outils technologiques, Mich&#232;le Noiret r&#233;invente les codes, tant de la danse que du cin&#233;ma, dans chacun de ses spectacles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, pas de cameraman sur le plateau, les images sont capt&#233;es par les smartphones des deux interpr&#232;tes. Mais comme &#224; chaque fois, la technologie est au service du sens, de l'&#233;motion et la danse, l'image, le son et leur interactivit&#233;, forment l'architecture de la cr&#233;ation allant jusqu'&#224; influer sur une partie de la dramaturgie. Outre Todor Todoroff, fid&#232;le collaborateur de la chor&#233;graphe, &#224; la cr&#233;ation sonore, on retrouve ici Aliocha Van der Avoort, Romain Lalire et Fr&#233;d&#233;ric Nicaise, aux images vid&#233;o 3D et Yorrick Detroy, aux lumi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui ne change pas, non plus, et qui constitue une sorte de marque de fabrique de la chor&#233;graphe, est son habilit&#233; &#224; semer le trouble dans l'esprit du spectateur. La combinaison d'images film&#233;es en direct, avec des images enregistr&#233;es et les pr&#233;sences sur le plateau, les unes reprenant parfois les autres, est constell&#233;e de hiatus, de d&#233;calages, de &#171; d&#233;synchronisations &#187;, volontaires qui agissent parfois comme des &#233;l&#233;ments subliminaux qui suscitent r&#233;flexion et questionnements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e en r&#233;sidence &#224; Bod&#248;, dans le nord de la Norv&#232;ge, dans le cadre d'un programme europ&#233;en &#224; destination des jeunes publics (la pi&#232;ce fait d'ailleurs l'objet de plusieurs repr&#233;sentations &#171; scolaires &#187; en Belgique), &#171; L'&#338;il, l'oreille et le lieu &#187; a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; &#224; 14 reprises dans 5 villes norv&#233;giennes avant d'arriver en Belgique. A chaque fois, il a fallu op&#233;rer certains am&#233;nagements, un projet de danse-cin&#233;ma &#233;tant toujours tributaire de l'espace dont il dispose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis toujours, Mich&#232;le Noiret est fascin&#233;e par les insectes qui, chez le commun des mortels, n'inspirent que de l'indiff&#233;rence, voire de la r&#233;pulsion. Avec cette pi&#232;ce, elle souhaite partager son &#233;merveillement face au monde de ces dr&#244;les de petites b&#234;tes. Mais &#233;galement exprimer sa tristesse et sa col&#232;re &#224; l'&#233;gard de sa progressive, mais inexorable, disparition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la mani&#232;re d'un film d'anticipation, elle aborde des questionnements &#233;cologiques et soci&#233;taux en conservant le d&#233;sir de captiver le public, le surprendre, l'interroger. &#171; L'&#338;il, l'oreille et le lieu &#187; tire son nom d'un recueil de son p&#232;re, le po&#232;te et peintre Joseph Noiret. Pour la chor&#233;graphe, il s'agit de &#171; regarder, &#233;couter et aller l&#224; o&#249; &#231;a se passe &#187;. En observant on d&#233;couvre des choses qui permettent de d&#233;passer la frayeur qu'ils peuvent inspirer, de comprendre leur beaut&#233;, et leur importance. &#171; Ils n'ont pas besoin de nous, dit-elle, mais nous avons besoin d'eux. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Didier B&#233;clard&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'&#338;il, l'oreille et le lieu &#187; de Mich&#232;le Noiret, avec David Drouard et Sara Tan, le 30 septembre &#224; 13h30 (scolaire) et 20h, aux Ecuries de Charleroi Danse, 071/20.56.40, &lt;a href=&#034;http://www.charleroi-danse.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.charleroi-danse.be&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis les 9 et 10 novembre au Th&#233;&#226;tre de Li&#232;ge dans le cadre du Forum Sans Transition, 04/342.00.00, &lt;a href=&#034;http://www.theatredeliege.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.theatredeliege.be&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photos de Sergine Laloux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Chacun de nous est une histoire</title>
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		<dc:creator> Didier B&#233;clard </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pari r&#233;ussi pour Claudio Bernardo qui a pr&#233;sent&#233; la version la plus aboutie de &#171; Apr&#232;s les Troyennes &#187; au th&#233;&#226;tre grec de Syracuse. Il y convoque la danse, le th&#233;&#226;tre, les chants et le cin&#233;ma pour &#233;voquer la m&#233;moire, la transmission et l'exil au travers de la la pr&#233;paration de la derni&#232;re repr&#233;sentation des &#171; Troyennes &#187; par un groupe qui se s&#233;pare apr&#232;s une longue trajectoire commune. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est 22h30 ce mardi 26 juillet 2022. le public du th&#233;&#226;tre grec de Syracuse est debout et applaudit &#224; tout rompre apr&#232;s la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pari r&#233;ussi pour Claudio Bernardo qui a pr&#233;sent&#233; la version la plus aboutie de &#171; Apr&#232;s les Troyennes &#187; au th&#233;&#226;tre grec de Syracuse. Il y convoque la danse, le th&#233;&#226;tre, les chants et le cin&#233;ma pour &#233;voquer la m&#233;moire, la transmission et l'exil au travers de la la pr&#233;paration de la derni&#232;re repr&#233;sentation des &#171; Troyennes &#187; par un groupe qui se s&#233;pare apr&#232;s une longue trajectoire commune.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est 22h30 ce mardi 26 juillet 2022. le public du th&#233;&#226;tre grec de Syracuse est debout et applaudit &#224; tout rompre apr&#232;s la repr&#233;sentation de &#171; Apr&#232;s les Troyennes &#187; &#224; laquelle il vient d'assister. Le succ&#232;s est manifeste mais la gestation de cette pi&#232;ce n'a pas &#233;t&#233; une promenade de sant&#233; pour le chor&#233;graphe Claudio Bernardo et sa Compagnie As Palavras (les mots).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout a commenc&#233; en 1989 lorsque Claudio Bernardo assiste &#224; la derni&#232;re repr&#233;sentation du spectacle &#171; Les Troyennnes &#187; mis en sc&#232;ne par Thierry Salmon (d&#233;c&#233;d&#233; en1998) et mis en musique par Giovanna Marini. Le spectacle qui pr&#233;sente l'&#339;uvre d'Euripide en grec ancien et avec un ensemble de 34 com&#233;diennes touche le chor&#233;graphe pour sa beaut&#233; d'abord mais aussi parce qu'il le ram&#232;ne &#224; sa condition d'exil&#233; qui a quitt&#233; son Br&#233;sil natal pour se r&#233;aliser artistiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2017, il entame un travail de recherche puis d'&#233;criture avec Alain Cofino Gomez &#224; partir d'interviews individuelles des interpr&#232;tes qui racontent leur m&#233;tier. Ces r&#233;cits sont mis en projection avec les personnages d'Euripide pour &#233;laborer une pi&#232;ce construite comme la derni&#232;re repr&#233;sentation d'une &#339;uvre jou&#233;e depuis longtemps. &#171; On ne sait pas toujours qui parle, explique Claudio Bernardo, laissant le trouble entre personnages et acteurs afin de poursuivre l'&#233;motion &#187;. La trag&#233;die antique rejoint le monde contemporain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Apr&#232;s les Troyennes &#187; s'attache &#224; &#233;voquer, au travers d'une s&#233;rie de tableaux interpr&#233;t&#233;s, chant&#233;s et dans&#233;s, le sort de quatre Troyennes, uniques survivantes du massacre, qui constituent d&#233;sormais le butin des vainqueurs. Les monologues d'H&#233;cube, Andromaque, H&#233;l&#232;ne et Cassandre, inspir&#233;s des textes d'Euripide, racontent leur humiliation et leurs souffrances. Ils se m&#234;lent aux t&#233;moignages des com&#233;diennes et com&#233;diens dont le m&#233;tier les a pouss&#233;s, souvent, au nomadisme, voire &#224; l'exil, pour accomplir leur qu&#234;te artistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;f&#233;rences &#224; la pi&#232;ce de Thierry Salmon sont nombreuses puisque Claudio Bernardo a repris les textes en grec ancien et la musique de Giovanna Marini &#224; laquelle s'ajoutent le blues musical de Dorian Baste et deux chansons de Nina Simone (&#171; Four Woman &#187; et &#171; The Other Woman &#187;). De plus, trois des com&#233;diennes - Carmela Locantore, Mariagrazia Mandrizzata et Cecilia Kankonda &#8211; qui figuraient au g&#233;n&#233;rique de la pi&#232;ce originale sont &#233;galement pr&#233;sentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur sc&#232;ne, cinq danseurs, trois actrices, une chanteuse d'op&#233;ra et un cameraman donnent vie &#224; ces trajectoires de vie et d'exil par le texte, la danse ou leur chants. La cam&#233;ra capte en direct le visage des interpr&#232;tes et les projette en gros plan sur des &#233;crans. Le dispositif est impressionnant et complexe mais g&#233;r&#233; avec une pr&#233;cision sans faille &#224; l'image de ces personnages qui apparaissent dans un th&#233;&#226;tre antique que l'on voit &#224; l'&#233;cran et qui semblent, dans une synchronisation parfaite, en descendre pour appara&#238;tre sur sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La repr&#233;sentation au Teatro Greco de Syracuse est la premi&#232;re de l'&#339;uvre telle que Claudio Bernardo l'avait con&#231;ue. Les al&#233;as se sont en effet accumul&#233;s tout au long du travail de cr&#233;ation. Une r&#233;duction des subsides de la Communaut&#233; fran&#231;aise qui l'a contraint &#224; revoir les moyens dont il disposait, des ennuis de sant&#233; personnels et le confinement ont perturb&#233; la r&#233;alisation de cette &#339;uvre qui a mis plus de deux ann&#233;es avant de voir le jour. &#171; C'est un processus long et p&#233;rilleux, explique le chor&#233;graphe, notamment parce que c'est une production en &#233;tapes et pas d'un coup comme Thierry Salmon &#187;. Dans le pr&#233;ambule de la pi&#232;ce, Neptune, interpr&#233;t&#233; par Claudio Bernardo lui m&#234;me dit une phrase qui semble pr&#233;monitoire : &#171; ce soir est la fin d'une longue travers&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le r&#233;sultat est &#224; la hauteur de ses ambitions. Le spectacle mixe les formes dans&#233;es, chant&#233;es, parl&#233;es, avec brio : danseuse et danseurs deviennent chanteuses, acteurs. Les encha&#238;nements sont millim&#233;tr&#233;s et les prestations de tous les interpr&#232;tes sont remarquables composant un ensemble de tr&#232;s haut niveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Didier B&#233;clard&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Apr&#232;s les Troyennes &#187; de Claudio Bernardo (avec Alain Cofino Gomez) avec Vincent Clavaguera, Elise G&#228;bele, Maxime Jennes,C&#233;cilia Kankonda,Tijen Lawton, Carmela Locantore, Fatou Traor&#233;, Mimbi Lubansu Thi-Mai Nguyen, Claudio Bernardo et Maria Grazia Mandruzzato&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le film : Gabriella Iacono et Johanne Saunier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Nouvelle(s) direction(s) !</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Nouvelle-s-direction-s</link>
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		<dc:date>2022-06-08T14:01:48Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Yuri Didion </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La saison 2022-2023 &#224; Namur est plac&#233;e sous le signe des rencontres. Rencontre et association entre le Th&#233;&#226;tre de Namur et le Centre culturel de Namur (CCN), d'abord, mais aussi rencontres entres des formes diff&#233;rentes, et une plus grande ouverture pour mieux rencontrer les publics. Une chose est s&#251;re, c'est une programmation prometteuse ! A l'origine de celle-ci, Virginie Demilier, directrice du th&#233;&#226;tre depuis juin 2021, qui avait donc h&#233;rit&#233; de la programmation de son pr&#233;decesseur, et Vincent (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La saison 2022-2023 &#224; Namur est plac&#233;e sous le signe des rencontres. Rencontre et association entre le Th&#233;&#226;tre de Namur et le Centre culturel de Namur (CCN), d'abord, mais aussi rencontres entres des formes diff&#233;rentes, et une plus grande ouverture pour mieux rencontrer les publics. Une chose est s&#251;re, c'est une programmation prometteuse ! A l'origine de celle-ci, Virginie Demilier, directrice du th&#233;&#226;tre depuis juin 2021, qui avait donc h&#233;rit&#233; de la programmation de son pr&#233;decesseur, et Vincent Hennebicq. Une nouvelle direction donc, qui n'h&#233;site pas &#224; proposer de nouvelles directions &#224; l'institution namuroise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Rassurons tout de suite les habitu&#233;s : il ne s'agit pas d'abandonner les traditions qui ont fait le succ&#232;s de cette maison. On retrouvera ainsi des spectacles de r&#233;pertoires (modernis&#233;s), tels que &#034;Hedda&#034; (d'apr&#232;s Ibsen), &#034;Edmond&#034; (d'Alexis Michalik - d&#233;j&#224; un classique !), &#034;Marcel&#034; (qui questionne l'oeuvre de Proust) et &#034;Julia&#034; (d'apr&#232;s Strindberg) ; du cirque, avec &#034;Y&#233; ! (L'eau !)&#034; et &#034;Sono Io ?&#034; ; et des cr&#233;ations &#224; grand budget avec par exemple &#034;Alma&#034; (F. Murgia et Peggy Lee Cooper). Cependant, en parall&#232;le, la saison 2022/2023 propose &#233;galement quelques nouveaut&#233;s tr&#232;s int&#233;ressantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Tout d'abord, l'association avec le CCN entra&#238;ne un ancrage dans la cit&#233; et diff&#233;rents partenariats qui favoriseront, je crois, le d&#233;veloppement de la question culturelle au-del&#224; du seul domaine artistique. Ainsi, en parall&#232;le des spectacles, les artistes seront invit&#233;s &#224; aller &#224; la rencontre des citoyens namurois. Cette dynamique remet, au centre de la culture, ces pratiques qui r&#233;unissent, rassemblent, qui permettent de faire &#034;soci&#233;t&#233;&#034;. Mais sans doute deux exemples valent-ils mieux qu'un long discours : le Circus Baobab (qui joue &#034;Y&#233; ! (L'eau !)&#034; ) occupera aussi l'espace public pour des rencontres acro-footballistique avec des &#233;quipes namuroises (performance &#034;Foot de cirque... de rue !&#034;). Alors que la culture et le sport se retrouvent r&#233;guli&#232;rement oppos&#233;s dans le discours public, voici une occasion de rassembler des amateurs de beaux gestes, de grandes ma&#238;trises techniques, et de prises de risques &#224; travers un spectacle participatif. Plus tard dans la saison, c'est Sara Selma Dolor&#232;s (&#224; l'origine de la performance audio-sensorielle &#034;Finis ton assiette !&#034;) qui s'associe au philosophe Laurent de Sutter pour un atelier cocktails chez Botanical by Alphonse, &#233;tablissement HORECA sp&#233;cialis&#233; dans la mixologie, install&#233; dans la tr&#232;s vivante rue des Brasseurs. Une soir&#233;e prometteuse o&#249; les richesses gustatives le disputeront aux enrichissements intellectuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ce ne sont, &#233;videmment, pas les seuls croisement au programme. On le voit, Th&#233;&#226;tre et CCN semblent bien d&#233;cid&#233; &#224; faire de la ville enti&#232;re un v&#233;ritable lieu culturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; D'autre part, il est &#233;galement question de rencontrer d'autres go&#251;ts et sensibilit&#233;s, en accueillant un genre peu repr&#233;sent&#233; en art dramatique : l'Horreur. Le cin&#233;ma n'a donc pas le monopole des cris stridents et des sueurs froides, puisque d&#233;but novembre se tiendra le Festival de l'Horreur : une semaine de frousse, de trouille et de frissons, tant pour les adultes que pour les enfants. L'occasion aussi d'habiter et de faire d&#233;couvrir autrement le b&#226;timent historique qu'occupe le Th&#233;&#226;tre de Namur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Et puis, apr&#232;s la rencontre citoyenne et culturelle, apr&#232;s la rencontre de nouvelles esth&#233;tiques, il sera aussi question de rencontres pluridisciplinaire, en plein dans l'esprit de la r&#233;cente r&#233;forme FWB : faire se croiser des lieux et des pratiques sociales avec les domaines d'expressions artistiques, pour amener l'art en dehors des lieux d'art. Les spectacles engag&#233;s se multiplient et s'enrichissent de v&#233;ritables collaborations avec des praticiens ou des publics touch&#233;s par les probl&#233;matiques qu'ils abordent. Porter ces paroles peut m&#234;me aller jusqu'&#224; les int&#233;grer sans s'y substituer : par exemple, le spectacle &#034;&#201;coute&#034; s'est construit en faisant se rencontrer et collaborer des citoyennes namuroises et des artistes sur sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le th&#233;&#226;tre se fait donc &#233;galement lieu v&#233;ritablement public, ouvert &#224; tous.tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Enfin, cette saison voit &#233;galement une derni&#232;re nouveaut&#233; : une cr&#233;ation jeune public port&#233;e par l'institution. Quand on sait les difficult&#233;s de financements et de production propre au secteur jeune public, proposer une telle cr&#233;ation est donc le signe d'une haute conscience professionnelle, mais c'est &#233;galement viser une diversification des productions puisqu'elle ne suit pas le circuit &#034;typique&#034; des spectacles jeunes publics : &#034;Amamer&#034; aborde ainsi un sujet complexe et peu abord&#233; : l'absence parentale. Un choix audacieux et prometteur, puisque cette cr&#233;ation s'est construite &#233;galement par des rencontres avec le public-cible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En un mot comme en cent, la saison 22/23 remet le Th&#233;&#226;tre au coeur de la Cit&#233;. Et &#231;a, c'est r&#233;jouissant !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yuri Didion&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Festival XS, clap derni&#232;re</title>
		<link>https://www.demandezleprogramme.all2all.org/Festival-XS-clap-derniere</link>
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		<dc:date>2022-03-31T17:07:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Didier B&#233;clard </dc:creator>



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&lt;p&gt;Le Festival XS 2022 marquera la dixi&#232;me &#233;dition de l'&#233;v&#233;nement, mais aussi la derni&#232;re. Raison de plus pour aller y faire le plein de d&#233;couvertes parmi 21 spectacles de th&#233;&#226;tre, danse, cirque et musique. Petit &#233;chantillon de p&#233;pites qui, &#224; elles seules, valent d&#233;j&#224; le d&#233;placement. &lt;br class='autobr' /&gt;
En sommeil depuis 2019 &#8211; l'&#233;dition 2020 qui devait commencer le 12 mars s'est d&#233;roul&#233;e sur Facebook Live, confinement oblige, l'&#233;dition 2021 n'a pas eu lieu, faute de perspective -, le Festival XS revient, enfin, mais pour la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.demandezleprogramme.all2all.org/-Focus-" rel="directory"&gt;FOCUS &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Festival XS 2022 marquera la dixi&#232;me &#233;dition de l'&#233;v&#233;nement, mais aussi la derni&#232;re. Raison de plus pour aller y faire le plein de d&#233;couvertes parmi 21 spectacles de th&#233;&#226;tre, danse, cirque et musique. Petit &#233;chantillon de p&#233;pites qui, &#224; elles seules, valent d&#233;j&#224; le d&#233;placement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En sommeil depuis 2019 &#8211; l'&#233;dition 2020 qui devait commencer le 12 mars s'est d&#233;roul&#233;e sur Facebook Live, confinement oblige, l'&#233;dition 2021 n'a pas eu lieu, faute de perspective -, le Festival XS revient, enfin, mais pour la derni&#232;re fois. Un nouveau directeur a &#233;t&#233; nomm&#233; &#224; la t&#234;te du Th&#233;&#226;tre National et qui dit nouveau directeur dit nouveau projet comprenant deux autres festivals : les Sc&#232;nes nouvelles et les Mots &#192; D&#233;fendre. Il a fallu faire des choix dict&#233;s notamment par des imp&#233;ratifs budg&#233;taires et le Festival XS en fait les frais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lanc&#233; en 2011, le Festival XS proposait aux artistes de s'exprimer dans un travail concis, respectant une dur&#233;e de 5 &#224; 25 minutes maximum. &#338;uvres &#224; part enti&#232;re ou esquisses d'un spectacle en devenir &#8211; certains spectacles aboutissant parfois m&#234;me &#224; deux versions qui cohabitent -, les formes courtes sont aux arts vivants ce que les nouvelles sont &#224; la litt&#233;rature ou les court-m&#233;trages au cin&#233;ma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'occasion, le Th&#233;&#226;tre National ouvre ses espaces, tous ses espaces : les trois salles mais aussi le monte-charge, la caf&#233;t&#233;ria, le studio son, l'atelier couture, les salles de r&#233;union et d&#233;borde m&#234;me sur le Boulevard, &#8230; Il est donc possible, d'encha&#238;ner une dizaine de spectacles sur une soir&#233;e en changeant de salle, et d'univers, &#224; chaque repr&#233;sentation. Tous les soirs ce sont les m&#234;mes spectacles qui se rejouent ce qui permet, le cas &#233;ch&#233;ant, de dresser son planning sur toute la dur&#233;e du festival.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;strong&gt;Goupil et Kosmao&lt;/strong&gt; &#187; d'&#201;tienne Saglio ressemble &#224; un num&#233;ro de music-hall des ann&#233;es trente avec de vrais morceaux de magie dedans. Sur un air de piano, arrive un grand &#233;chalas en queue de pie et haut de forme tenant une malle qui a beaucoup voyag&#233;. Apr&#232;s deux tours de magie, il en sort une peau de renard qu'il fait saluer avant de la remettre au fond du sac. Mais Goupil veut aussi son lot de feux de la rampe et d'applaudissements, il prend vie pour officier comme assistant, cabotin et farceur, du grand magicien Kosmao.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cath&#233;drale, lieu de stockage de mat&#233;riel et de d&#233;cors tout en hauteur, accueille &#171; &lt;strong&gt;Gift Songs&lt;/strong&gt; &#187; de Virginie Benoist et Julie Calbete. Des chaises sont diss&#233;min&#233;es dans la pi&#232;ce o&#249; attendent les deux chanteuses, les yeux band&#233;s. Le public est, implicitement, invit&#233; &#224; faire de m&#234;me par le bandeau dispos&#233; sur les chaises. Les deux voix qui entonnent, a capella, des chansons traditionnelles de la renaissance ou de nos jours nous invitent &#224; un voyage sonore et sensoriel. Elles d&#233;ambulent entre les chaises, multipliant les effets de d&#233;placement du son, se d&#233;placent ensemble ou s'&#233;loignent (semble-t-il) parfois l'une de l'autre, cr&#233;ant encore d'autres effets sonores. Priv&#233; de la vue, on prend la pleine mesure des reliefs du chant et de l'harmonie des deux voix r&#233;unies. Une exp&#233;rience fascinante et envo&#251;tante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tape pr&#233;paratoire au jeu des com&#233;diennes et com&#233;diens sur sc&#232;ne, la lecture n'a pas vocation &#224; &#234;tre montr&#233;e au public. C&#233;line Delbecq et S&#233;bastien Bonnamy &#233;l&#232;vent l'exercice au rang de spectacle &#224; part enti&#232;re dans les deux premiers volets du triptyque &#171; &lt;strong&gt; Les yeux noirs&lt;/strong&gt; &#187; (mise en lecture de Jessica Gazon). &#171; Phare &#187;, monologue d'une femme qui ne sait pas comment &#233;chapper &#224; ces d&#233;ferlantes qui ne viennent pas que de la mer et &#171; Sur la porte du frigo &#187; o&#249; la violence s'immisce, insidieusement, dans un couple dont la femme attend leur premier enfant. Deux &#233;pisodes, deux histoires diff&#233;rentes, deux variations sur un m&#234;me th&#232;me. Accrochez-vous, &#231;a secoue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;strong&gt;Trajectoires&lt;/strong&gt; &#187; pr&#233;side &#224; la rencontre de la danse urbaine contemporaine de Julien Carlier avec la guitare classique de Ga&#235;lle Solal. Sur un plateau parsem&#233; de c&#226;bles reliant le sol au plafond, Ga&#234;lle Solal, tout de rouge v&#234;tue, prend sa guitare et entame la deuxi&#232;me partita de Jean-S&#233;bastien Bach tandis que Julien Carlier s'&#233;tire et g&#233;mit avant de se lancer dans des mouvements, nerveux, tendus, presque bruts. Les deux interpr&#232;tes explorent les moyens naturels et spontan&#233;s de se connecter &#224; distance l'un &#224; l'autre. Par moments, la musique, ou le son, accompagne la gestuelle du danseur, &#224; d'autres elle lui dicte sa loi et son rythme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une soci&#233;t&#233; o&#249; le virtuel est omnipr&#233;sent, Marion Alzieu consid&#232;re que la danse, l'expression par le corps et ses mouvements, est un engagement en soi. Dans &#171; &lt;strong&gt;Ceci n'est pas une femme blanche &lt;/strong&gt; &#187;, elle questionne la place et l'identit&#233; de la femme dans cette soci&#233;t&#233; nouvelle. Face &#224; une identit&#233; plus subie que choisie, elle tente de s'en extirper en revenant &#224; l'essence de ce que nous sommes : de la chair et des muscles. Partant d'une position intimiste, timide dans un halo de lumi&#232;re en bout de sc&#232;ne, elle se meut dans des mouvements contenus, et quelques pointes, avant de prendre possession de tout le plateau dans une gestuelle tr&#232;s physique, &#233;nergique, radicale qui semble, parfois, virer au mime. Un solo de danse &#224; l'&#233;tat pur, magnifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Ariel Doron entre sur le plateau de &#171; &lt;strong&gt;Plastic Heroes &lt;/strong&gt; &#187; au son d'un chant martial, ses premiers gestes sont plut&#244;t trop chouchou mignons : un tigre qui s'&#233;veille et fait des c&#226;lins. Arrive un char d'assaut. Il sera suivi par un peloton de militaires &#224; l'exercice, un soldat allemand qui monte la garde derri&#232;re une palissade, un h&#233;licopt&#232;re qui &#233;vacue des soldats, trois autres soldats qui rampent dont un qui ne voulait pas du tout &#234;tre militaire. Le marionnettiste Ariel Doron a l'air d'un gamin de huit ans qui joue sur la table du salon, avec le m&#234;me bonheur et la m&#234;me conviction. De deux choses l'une, soit il a trop jou&#233; aux petits soldats quand il &#233;tait petit, soit il n'a jamais pu le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &#171; &lt;strong&gt;Boxed&lt;/strong&gt; &#187;, Ariel Doron confirme son talent de com&#233;dien et de... manipulateur. Il arrive mal fagot&#233;, peignoir orange sur un training rouge, des claquettes sur des chaussettes, un carton &#224; chaussures sous le bras. Lorsqu'il ouvre la bo&#238;te, il y d&#233;couvre, surpris, une main. Il la scrute, la touche, la manipule, et fait avec cette main tout ce que l'on peut faire avec une main sauf que (apparemment) ce n'est pas la sienne. Difficile d'en dire plus sans &#233;venter la surprise, sachez juste qu'il va, ici aussi, au bout de son d&#233;lire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sent&#233; en continu dans une caravane gar&#233;e sur le boulevard devant le th&#233;&#226;tre, &#171; &lt;strong&gt;Columbia Circus&lt;/strong&gt; &#187; de C&#233;cile L&#233;na (Cie L&#233;na d'Azy) nous invite &#224; p&#233;n&#233;trer dans l'univers intime de la trap&#233;ziste Columbia. Assis dans sa loge, face au miroir, une voix partage les pens&#233;es de la circassienne avant de remonter sur sc&#232;ne. Imperceptiblement, la piste qui sera le th&#233;&#226;tre du spectacle se d&#233;voile &#224; nos yeux. Dans une autre pi&#232;ce, on d&#233;couvre le chapiteau install&#233; place de la Gare o&#249; Columbia enfile ses grandes ailes blanches avant de prendre son envol. Ces tableaux, dans des d&#233;cors miniatures avec jeu de lumi&#232;re et voix off, sont des fragments, comme des pi&#232;ces de puzzle, &#224; partir desquels le spectateur reconstitue l'histoire de la trap&#233;ziste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Didier B&#233;clard&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Festival XS, du 31 mars au 2 avril au Th&#233;&#226;tre National &#224; Bruxelles, 02/203.53.03, &lt;a href=&#034;http://www.theatrenational.be&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.theatrenational.be&lt;/a&gt;. Pass un jour 15 euros, pass trois jours 25 euros.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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